Publié le 30 Août 2013

Depuis le début de sa carrière, Eli Roth en fait voir de toutes les couleurs au MPAA, le comité de censure américain. Après avoir vu ses films (Cabin Fever, Hostel, Hostel 2) classés de "Violent" à "Sadique", voilà que son nouvel opus ",The Green Inferno", atteint encore un cran au dessus selon le MPAA. Le film sera donc classé "R" (interdit aux moins de 17 ans) à défaut de pouvoir mettre plus !

Les raisons de ce classement "R" serait que le film montre de la violence et des tortures, des images dérangeantes et macabres, de la nudité, du contenu sexuel, de la vulgarité et la consommation de drogue. Tout un programme pour ce film qu'on attend de pied ferme !

A noter que le classement "R" a aussi été récemment "donné" à The Conjuring, le film de James Wan car il est trop effrayant ! La censure, parfois (souvent ?), c'est un peu n'importe quoi...

Source : bloody-disgusting.com

"The Green Inferno" fait trembler la censure.

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Rédigé par Gib

Publié dans #Previews

Publié le 26 Août 2013

THE CONJURING - La critique

James Wan est certainement le cinéaste de genre le plus honnête et le plus exigeant en activité. On pourrait pourtant penser qu'il surfe simplement sur la vague de son créneau à succès depuis plusieurs années (les films d'horreur à petit budget) mais ce serait vraiment ne pas reconnaître la passion et le travail qu'intègre Wan dans chacun de ses films. Pour exemple, même si le synopsis de "The Conjuring" ressemble énormément à celui de son film précédent "Insidious" (une maison hanté, une famille possédé, des enquêteurs paranormaux...), il faut bien avouer que ce nouveau métrage est nettement plus maîtrisé qu' "Insidious". A croire que le réalisateur a tenu compte de ses erreurs et a voulu rendre une copie parfaite avec "The Conjuring". Comme si chacun de ses films devenait finalement le "brouillon" du suivant. Il est clair que "The Conjuring" synthétise les idées réussies de ses précédents films et en améliore les points faibles. "Dead Silence", son deuxième film après "Saw" montrait la capacité de Wan à nous faire frémir (la scène d'introduction avec la marionnette était glaçante) mais souffrait d'un rythme en dent de scie. "Insidious" arrivait à proposer des moments de flippe dignes des plus grands films de maisons hantés mais n'arrivait pas à les maintenir tout du long, la faute à des séquences comiques malvenues et un design du méchant peu crédible.

THE CONJURING - La critique

"The Conjuring" arrive à réparer tous les défauts de ses ainés, ou presque, et garde ce qui a fonctionné. En plus des similitudes scénaristiques d'avec "Insidious", "The Conjuring" récupère une autre des obsessions de James Wan : les poupées. Ainsi, la poupée Annabelle de "The Conjuring", avec son regard vitreux et son air terrifiant, nous rappelle la marionnette de ventriloque de "Dead Silence" et le fameux JigSaw de "Saw". Efficacité garantie. Au niveau du rythme, tout semble millimétré comme sur du papier à musique. Les séquences de tension sont nombreuses et même si les mises en situations paraissent vues et revues (la descente dans la cave, les allumettes, l'armoire...), rarement elles n'ont été si bien mises en valeur et le rendu est vraiment très éprouvant pour nos petits cœurs de spectateurs. Il faut d'ailleurs spécifier que la mise en scène globale du film est de haut niveau. Tout en restant classique et sans esbroufes, la réalisation est pointue avec des bonnes idées visuelles et des mouvements de caméra recherchées et précis.

THE CONJURING - La critique

La réalisation est tellement carrée qu'elle permet au spectateur de bien comprendre l'agencement des pièces de la maison des Perron (la famille possédée) et ainsi de savoir ou se situe une pièce par rapport à l'autre, ce qui augmente le sentiment d'angoisse et la compréhension de l'action. J'encense James Wan et sa réalisation depuis le début mais n'oublions pas le rôle important des acteurs pour ce genre de film ! Il faut donc saluer la qualité de la prestation de chaque comédien que ce soit les Warren (Patrick Wilson et Vera Farmiga), les Perron (Ron Livingston et Lily Taylor) ainsi que les cinq jeunes filles qui rendent crédible cette histoire tirée, soit disant, d'un fait véridique.

THE CONJURING - La critique

"The Conjuring" est donc un des meilleurs films d'épouvante sorti depuis bien longtemps mais n'est pas malheureusement pas parfait à cent pour cent. Deux points négatifs à souligner donc : le personnage du flic, un peu trop léger et humoristique (et donc en décalage avec le reste du film) et, le plus important, une fin quelque peu expédiée et cela malgré une scène d'exorcisme efficace et crédible (c'est quand même autre chose que celle de "Possédée" !!). Malgré tout, "The Conjuring" est d'une efficacité et d'une virtuosité rare. Un film à voir au cinéma ou tard le soir, sans lumière, son à fond pour bien capter l'ambiance. A côté des "Paranormal Activity", cela fait du bien de voir un vrai film sur le paranormal, traité avec respect et talent. N'en déplaise à Télérama qui a osé dire que " "Conjuring" n'est guère plus qu'un "Paranormal ­Activity" amélioré". La personne qui a écrit ça mériterait d'être hanté par un fantôme malfaisant toute sa vie ! Moi, je n'ai que deux mots à dire, pour finir : "Merci James".

Ma note : 9/10

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Rédigé par Gib

Publié dans #Critiques

Publié le 14 Août 2013

La claque visuelle était attendu, le résultat fût à la hauteur. Blockbuster estival de haute volée, Pacific Rim est bien le film jubilatoire qu'attendait les fans de Godzilla et d'Evangelion. D'une qualité esthétique époustouflante, Pacific Rim est un déluge (c'est le cas de le dire) pyrotechnique aux scènes d'actions dantesques, à la chorégraphie maîtrisée et à la réalisation virtuose et toujours lisible. Ultra fun et dynamique, le divertissement est garanti. si l'on ajoute à cela des idées artistiques judicieusement choisies (que ce soit au niveau des jaegers, des kaïjus, des armures, des décors...), on peut dire que le pari technique est atteint à 100%.

PACIFIC RIM - La critique
PACIFIC RIM - La critique

Niveau casting, pas vraiment de têtes d'affiches (à l'inverse de la plupart des blockbusters habituels) mais des comédiens impliqués. Charlie Hunnam (Sons of Anarchy) et Rinko Kikuchi forment un couple de héros convaincants et créent l'empathie à travers leurs traumas respectifs. Idris Elba (Luther) incarne un chef des armées au charisme saisissant faisant de lui le personnage le plus intéressant du métrage. Ron Perlman, acteur emblématique de Guillermo Del Toro, en second rôle efficace est la touche humoristique du film bien qu'un peu trop porté sur le cabotinage.

PACIFIC RIM - La critique

Autant dire que le public un tant soit peu fan du genre en aura pour son argent devant un tel spectacle. Cependant, bien que le film soit bien plus intelligent qu'une majeure partie des blockbusters estivaux habituels, il n'arrive pas à se hisser à la hauteur des films fantastiques les plus cultes, la faute à un scénario un peu trop balisé. A l'instar d'Avatar, le pari technologique remporté ne suffit pas complètement à faire un oublier une histoire trop classique bien qu'efficace et rythmée. La plupart des poncifs du genre sont réunis dans le script : le héros qui lâche tout et qui est rappelé pour une dernière mission, l'adversité entre les pilotes, la notion de sacrifice... Rien ne nous est épargné à part une histoire d'amour à l'eau de rose, ce qui est déjà ça de pris !

PACIFIC RIM - La critique

Un classicisme un peu dommageable mais qui n'empêche pas Del Toro de livrer certaines séquences magnifiques à l'image des flashbacks de Mako, d'une maîtrise visuelle et émotionnelle époustouflante. Divertissement jouissif de haut calibre, Pacific Rim ne rejoindra pas Terminator 2 ou Blade Runner au panthéon des films fantastiques mais s'impose comme un des meilleurs films de l'été 2013 et se laissera revoir avec plaisir lors de sa sortie un DVD et Bluray !

Ma note : 8/10

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Rédigé par Gib

Publié dans #Critiques

Publié le 11 Août 2013

Après une première édition réjouissante, le "Sadique Master Virtual Festival" revient cette année pour encore plus d'horreur et de sadisme ! Doté, encore une fois, de raretés et de films cultes, le programme du SMVF 2ème édition attirera l'attention de tous les fans de cinéma horrifique et d'objets d'arts déviants. L'occasion de découvrir, chez soi, des films qui ont rarement leurs places dans les festivals "live" et encore moins au cinéma.

Sadique-Master Virtual Festival 2ème édition

Le festival aura lieu à partir du 16 août et cela jusqu'au 1er septembre ! Pour plus d'infos, voici le lien du programme (en cliquant ICI). On aura donc droit à un très bon Uwe Boll : "Stoïc" (même si mon préféré reste "Postal"), au cultissime "Angst" (alias Schizophrenia en France) au grindhouse " I drink your Blood" et à plein d'autres films improbables mais indispensables (enfin j'espère) tels que "No Reason" (qui a l'air bien dégueulasse), "Murder Set Pieces", "Otto" (du réalisateur Bruce LaBruce, connu pour son nom assez cool et pour ses penchants horrifico-gay) ou encore "Carne" de notre cher Gaspard Noé !

Pour encore plus d'infos, rendez-vous sur la page Facebook (en cliquant ICI).

Profitons-en pour féliciter Tinam, et tous les gens qui l'aident, pour ce genre d'initiatives ! Longue vie (ou longue mort) au Sadique Master Virtual Festival !

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Rédigé par Gib

Publié dans #Festival