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Publié le 27 Décembre 2015

Le début des années 90. Souvenez –vous (ou imaginez pour ceux qui n’étaient pas nés !) cette époque où internet n’était pas dans les foyers et qu’il n’y avait que six chaînes à la télévision. Cette époque où, pour voir un porno, il fallait attendre le premier samedi du mois. Pour les malheureux qui n’avait pas la « canal + », il fallait se contenter d’un Zara Whites sur M6, le dimanche soir après Culture Pub. Un téléfilm érotique qui démarrait toujours 45 minutes en retard par rapport à la prévision de télé 7 jours. Vous patientiez donc pendant de longues minutes (bande de petits coquins) devant des publicités pour téléphone rose… Qu’elles étaient longues ces minutes… Ensuite, vous ne regardiez que quelques passages du film car il ne fallait pas aller se coucher trop tard. Bah oui, le lendemain, il y avait école. Ces quelques minutes suffisaient à vous mettre en émoi malgré une simulation de l’acte souvent ridicule et une musique d’ascenseur plombante … Bref, En parlant de M6, il faut bien avouer, qu’à une certaine époque, cette chaîne était celle du bonheur pour les fans de tous les genres un peu « interdits ». Alors que sur les autres canaux, nous avions droit à des séries grands publics, sur M6 nous avons pu découvrir « X-files » (appelé ridiculement dans sa VF : « Aux frontières du réel ») ainsi que d’autres programmes cultes tels que « Au delà du réel » ou encore … « Sexy Zap ». Mais si, rappelez-vous, ce programme qui parodiait les émissions de télévision célèbres en version érotique ! On pouvait y voir « Le cours », une version hot de « La classe », animé par Franck De La Personne (notre rouquin préféré), ou encore « Caroline et les copains », remake beaucoup plus…euh… sympathique de « Hélène et les garçons ». Nous reviendrons (ou pas) sur ces programmes dans un prochain article car, les années 90, c’était surtout l’époque des « Jeudi de l’angoisse ». La veille du jour du poisson, nous avions donc droit à notre dose de films bizarres. Je me rappelle avoir découvert, à cette époque, des films tels que Creepshow, Chromosome 3, Freddy ou encore Maniac Cop. Et qui dit, jeudi de l’angoisse, dit bien sûr : Les contes de la crypte ! Série culte de chez culte pour toute une génération !

FLASHBACK : Les Contes de la Crypte

La première diffusion française de cette série date du 07 juillet 1994. Après une énième redif’ d’un film de Max Pécas (qui était d’ailleurs un substitut de film érotique), nous avions droit, à 22h30, aux 3 premiers épisodes des contes de la crypte. S’en suivront 3 nouveaux épisodes tous les jeudis de l’été 94. Le succès étant au rendez-vous, les étés 95, 96 (dans une moindre mesure) et 97 auront droits à leur dose de Contes de la Crypte. Les cinq premières saisons ainsi que 2 épisodes de la saison 6 seront diffusés en France. Le reste de la saison 6 ainsi que la saison 7 resteront inédits pour nous, pauvres frenchies. En tout, la série comptabilisera 93 épisodes. Mais qu’est ce qui a créé cet engouement autour de cette série, pourtant peu grand public ? Tout d’abord, son côté « libre » a joué un grand rôle dans son succès. Diffusé sur HBO, une chaîne américaine du câble, la série ne connaissait pas la censure. Ainsi, tous les thèmes pouvaient être abordés et surtout, toutes les images pouvaient être montrées. Les monstres, le gore et le cul venaient parsemer chaque épisode pour le plus grand plaisir des spectateurs peu habitués à ce genre de spectacle. Maintenant, avec les True-Blood et autres Spartacus, le show peut paraître soft et désuet niveau violence et sexe mais ce serait oublier le côté malsain et la morale glaçante de chaque épisode. En effet, Les contes de la crypte utilisaient régulièrement les tourments et les vices de l’âme humaine comme leitmotiv. Dans « Mort d’un pigeon voyageur » par exemple, dans lequel un commercial spécialiste du porte à porte se faisait séquestrer par une famille de dégénérés (Immense Tim Curry qui interprète tous les rôles de la famille et avec plus de réussite qu’Eddy Murphy quelques années plus tard dans le même style de prestation) afin de le marier avec leur immonde (et c’est rien de le dire) fille, la cupidité devient le thème central et la cause de la chute de notre démarcheur. Dans « Ulrich et les neuf vies du chat », un magicien oubliera, fatalement, de compter correctement le nombre de vies qu’il lui reste poussé par la gloire que lui octroi ce privilège. Dans « Dédoublement de personnalité », un homme joue sur deux tableaux afin de coucher avec des soeurs jumelles, son envie de luxure le mènera vers une fin macabre. Ou encore, Dans « Le sacre de la tronçonneuse », la jalousie maladive d’un bûcheron lui fera perdre la tête… Et aussi le reste du corps. Bref, les exemples pourraient être cités à l’infini (enfin jusque 93, nombres d’épisodes de la série). Ces twists de fin d’épisode venaient vous hanter des jours et des nuits durant. Des conclusions plus peaufinées dans ces versions « live » que dans les comics « Tales from the crypt » dont la série est tirée. Il serait aisé de dire que des films cultes tels que « Seven » ou « Saw » aient été inspirés des Contes de la Crypte, tant leur violence graphique et morale ainsi que leur retournement final rappelle les fameux contes.

FLASHBACK : Les Contes de la Crypte

Si le succès était au rendez-vous, c’est aussi grâce à la présence de stars confirmés ou en devenir qu’à vu défiler la série. De mémoire de télévore, jamais un programme n’avait vu intervenir, que ce soit devant ou derrière la caméra, autant de célébrités. Faire la liste complète de ces stars serait bien trop long mais citons tout de même : Arnold Schwarzenegger (à la réalisation de l’épisode 2 de la saison 2 « L’échange »), Demi Moore, Lance Henriksen, Brad Pitt, Joe Pesci, Michael J. Fox, Tom Hanks, Martin Sheen, Michael Ironside, Tia Carrere (Mégateuf Wayne !) sans oublier des producteurs / réalisateurs de renoms comme Robert Zemeckis, Joel Silver, Walter Hill et Richard Donner. Une combinaison de talent qui ne pouvait que donner un résultat monstrueux (dans tous les sens du terme). Mais, malgré tous ces noms prestigieux, la série ne serait pas ce qu’elle est sans la présence de la star du show : Le Cryptkeeper ! Marionnette qui présentait et concluait chaque épisode, ce personnage hors du commun était doté d’un physique grotesque et d’un humour acide qui restera gravé dans la mémoire collective. Si on ajoute à cela, un générique mémorable (un plan séquence à base de maquettes) de toute beauté, une musique composée par le génial Danny Elfman et vous obtenez un objet de culte. Si vous décidez de vous (re)lancer dans le visionnage de cette série, sachez qu’en France, il n’est sortie en DVD que 13 volumes soit 39 épisodes sur les 93 existants ! De plus, la sélection n’est pas toujours bien faite… Un épisode mythique comme « Nuit de noël pour femme adultère » n’est, par exemple, pas présent. Un comble ! Pour avoir l’intégralité des épisodes, il faudra vous tourner vers les DVD américains qui ont eu la bonne idée d’être éditées dans un coffret pour chaque saison (comme toutes les autres séries, en fait). Oui, on est parfois un peu con en France… Parfois…

Et sinon, vous, quel est l'épisode des "Contes de la Crypte" qui vous a le plus marqué ?

FLASHBACK : Les Contes de la Crypte

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Rédigé par Gib

Publié dans #Séries

Publié le 15 Avril 2013

THE FUNNY DEAD

Partant d'un postulat classique (une invasion de zombies), la Web-série "The Funny Dead" est en fait une étude sociologique sur la vie des hommes en cas de perte de contraintes et surtout... de femmes ! Bref, c'est, bien sûr, traité de manière humoristique ! Les trois héros de la série étant une belle bande de bras cassés, qui après avoir trouvé une planque pleine d'alcool, décide de profiter de la vie maintenant qu'ils sont libres de ne plus travailler, de ne plus payer les factures et de ne plus obéir à leur patron ou à leur femme ! Malgré tout, de femmes il en est question dans la série, puisque nos héros, dans un élan d'humanisme, se décident à repeupler la terre !

Une Web-série que "Le Dernier Blog Sur La Gauche" aide à produire et donc que l'on vous conseille ! Le premier épisode est déja en ligne et visible en bas de cette page !

Si la série vous plaît et que vous voulez aussi participer à la production, rendez-vous sur le lien ci-dessous ! Il y a plein de contreparties coolos à récupérer.

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Rédigé par Gib

Publié dans #Séries

Publié le 5 Avril 2013

Entre "American Horror Story" et "The Walking dead", cela fait quelques temps que l'horreur a trouvé sa place à la télévision et afin de surfer sur la vague de ces séries, la chaine câblée A&E a décidé de rescussiter une licence culte du genre : "Psychose" ! "Bates Motel" raconte donc la jeunesse de Norman Bates, le fameux tueur du film d'Hitchcock. Que vaut cette nouvelle série ? Est-elle à la hauteur du mythe ? C'est encore un peu rapide pour le savoir mais les trois premiers épisodes déja diffusés nous donnent quelques éléments de réponse !

BATES MOTEL
BATES MOTEL

Niveau réalisation, l'ambiance générale est bien retranscrite et même si les scénaristes ont eu la curieuse (mais pratique) idée de placer cette genèse de Bates à une époque contemporaine (avec Iphone et tout le toutim), il faut bien avouer que la sauce prend tout de même. Déja car le motel semble avoir été "reconstruit" à l'identique des films des années 60 (enfin, de mémoire, je n'ai pas revu les films récemment) et aussi car le fait de placer l'hôtel dans une bourgade forestière donne un côté quelque peu intemporel. Cette petite ville et sa population est d'ailleurs une autre qualité du film puisque cela apporte un cachet "Stephen King" à la série avec ce lieu ou tout le monde se connait et ou chacun à ses secrets. En parlant de secrets, ceux qui en ont un (voir plusieurs) gros sont Norma et Norman Bates, les deux personnages principaux de la série, très bien interprétés par Vera Farmiga et Freddie "Minimoy" Highmore. Le reste du casting est aussi à la hauteur avec les très bons Max Thieriot (vu dans le nettement moins bon "The house at the end of the street"), Nestor Carbonell ou encore Olivia Cooke.

BATES MOTEL

Et là, vous vous dites : "Bon, et sinon, il se passe quoi dans "Bates Motel" ?" Parceque vous savez comment ça va finir (y'en a-t-il qui n'ont pas vu "Psychose" ?) mais vous avez envie d'avoir un peu plus d'infos quand même ! Pour vous raconter rapidement les trois premiers épisodes (mais sans spoiler de trop), voici un résumé rapide : Norma et Norman Bates sont donc mère et fils et viennent d'emmenager dans un Motel afin de refaire leur vie. Norma, mère autoritaire et possessive va le devenir encore plus après le meurtre, accidentel, de l'ancien proprio. L'emprise de sa mère sur Norman ainsi que la découverte du passé étrange du motel vont commencer à travailler le cervelet de l'adolescent et à lui donner des idées un peu malsaines. Idées malsaines qui ne seront pas arrangés par des relations complexes avec les filles de son lycée, un frère marginal et des policiers excessifs.

BATES MOTEL

Pour le moment, la série n'en est donc qu'à ses débuts mais est déja prometteuse grâce à un rythme soutenue, des séquences de suspense efficaces, un casting aux petits oignons ainsi qu'une réalisation et des décors bien trouvés. La seule inquiétude est de savoir si la série va pouvoir se tenir sur le long terme, l'évolution psychotique de Norman Bates étant déja assez significative au bout de seulement trois épisodes ! On espère aussi que les traits psychologiques (l'autorité de la mère, la "psychose" de Norman) ne vont pas devenir trop clichés et trop "lourds". Pour le moment, en tous cas, la série est plaisante à regarder et la découverte de la jeunesse du mythique tueur immortalisé par Anthony Perkins offre un intérêt certain.

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Rédigé par Gib

Publié dans #Séries