Articles avec #critiques tag

Publié le 21 Août 2015

Salut les marloux,

Je sais bien qu'"Antigang" n'est pas vraiment un film qui devrait avoir sa place sur ce blog par rapport à ses thématiques mais ça me tient vraiment à cœur d'en parler. La raison qui m'a donné envie de faire cet article est qu'"Antigang" est un film de Benjamin Rocher, le co-réalisateur de l'excellent "La Horde" et le réalisateur de la première partie de "Goal of the Dead", un des meilleurs films de 2014. D'ailleurs, dans "Antigang", on retrouve la recette qui faisait déja miracle dans son précédent effort, à savoir un mélange savamment dosé d'humour et d'action, une caractérisation des personnages réussie, des punchlines efficaces, une réalisation dynamique et jouissive et un casting (dont toujours le formidable Alban Le Noir) au top. Car oui, ne tournons pas autour du pot, "Antigang" est une réussite. En passant de l'horreur au polar, en ajoutant une grosse star française au casting (Jean Réno, si vous ne le saviez pas) Benjamin Rocher n'en a pas perdu son style, son identité ni son âme. Ouf !

ANTIGANG, la chronique freestyle.

Il est vrai que vu la promo, l'affiche et le titre, le néophyte qui ne connait pas Benjamin Rocher, peut s'attendre à voir une énième comédie d'action dégueulasse (qui a dit "Taxi 3"? c'est pas bien, le 4 est pire) ou bien, à l'inverse, un polar sérieux et mou du genou (qui a dit "L'affaire SK1" ? ça se fait pas, on se calme sinon je fais évacuer ce blog). Ok, petite parenthèse un instant, je vanne "Taxi" tout ça mais je voudrais quand même préciser que j'avais passé un bon moment devant les deux premiers volets et que je n'ai rien contre Luc Besson. Alors oui, certains de ses films sont plutôt mauvais et ses productions souvent pires mais n'oublions pas tous les bons films qu'il a réalisé ("Léon", "Le grand bleu", "Nikita" et même "Le cinquième élément" à mon sens) et puis, qui en France ose sortir autre chose que des drames en huis-clos ou des comédies avec Christian Clavier et Kad Mérad ? Ok, c'est souvent lourdingue et de moins en moins glorieux mais à part Lucky, qui se bouge dans ce cinéma frileux pour essayer d'envoyer des films qui ont un peu de gueule et de fun ? Et bien, il y a Benjamin Rocher qui en plus d'avoir la maitrise des scènes d'actions sait surtout doser parfaitement différents ingrédients de ce genre de spectacle. Dans les films de Rocher, il y a parfois de l'humour bas du front (la scène des supporters dans "Goal of the dead", la scène d'ouverture d'"Antigang") mais ça reste toujours efficace et ça n'envahit pas tout le film. Dans ses moments de délire, "Antigang" la joue à fond mais quand il s'agit de mettre en scène des gunfights, place aux choses sérieuses et à la montée de tension. Drôle mais aussi parfois très tendu et prenant dans ses moments les plus dramatiques (bon, y'en a pas cinquante) et surtout, nerveux, lisible et jubilatoire dans ses scènes de bastons ou d'action, que ce soit dans les combats à mains nues ou à l'arme à feu, le film est une réussite dans tous les genres qu'il aborde. Seul bémol, alors que la plupart des jeunes comédiens bastonnent secs, il faut bien dire que notre Jeannot national à un peu plus de mal mais bon, je voudrais bien vous y voir vous à 67 ans entrain de courir dans Paris pour flinguer des bandits ! Alors, on fait comme pour Schwarzy dans "Expendables", on admire le charisme du mec et sa prestance et on met de coté le fait qu'il n'ait plus vingt piges ! Merci.

ANTIGANG, la chronique freestyle.

Le scénario, ficelé correctement, n'est pas très complexe ni original et a un gout de déjà vu (cent fois ?) mais permet d'apporter et de distiller à un rythme régulier scènes de comédie, d'action, de tension et de maintenir le spectateur en haleine pendant l'heure et demie que dure le film. Les bons mots et les dialogues badass fusent portés par des acteurs au top de leur forme. Jean Réno, qu'on n'avait pas vu aussi bon depuis longtemps, joue parfaitement son rôle de flic à l'ancienne et Alban Lenoir est juste excellent. D'une drôlerie totale dans son rôle de jeune flic tête brûlée, il confirme tout le bien que l'on pensait de lui depuis "Hero Corp". Une gueule du cinéma français qui va encore monter, à n'en pas douter, en espérant qu'il ne prenne pas la même trajectoire que Romain Duris. Enfin, ce serait bien pour lui et pour son banquier mais moins pour le cinéma de genre... Les autres comédien(ne)s assurent aussi bien leur rôle, de Caterina Murino en flic fatale à Oumar Diaw en nouvel arrivant dragueur en passant par Thierry Neuvic dans le rôle du boss "new generation" ou de Stéfi Celma (la sympathique comédienne du sympathique "Pas très normales activitées") en femme enceinte du héros, tous sont impeccables.

ANTIGANG, la chronique freestyle.

Rythmé, fun, jubilatoire, drôle, bien interprété et shooté avec talent, "Antigang" est dans la continuité du travail de Benjamin Rocher. Le réalisateur commence à se forger une filmographie de métrages qui donnent la banane dès le générique de début et qu'on garde en sortant de la salle. Comme pour ses autres films, il est toujours sous l'influence de ses références américaines mais il garde malgré tout son identité et continue à réaliser des films personnels. Espérons que le côté plus "mainstream" du polar par rapport au film d'horreur lui apporte le public et le succès qu'il mérite en espérant que cela nous le ramène quand même du côté des films gore. Avec Besson, Kounen et Kasso, Benjamin Rocher fait parti du club assez restreint des réalisateurs français couillus, qui font ce qu'ils ont envie de faire tout en essayant (parfois) de toucher un large public. S'il garde son identité (ce qui sera surement le cas s'il continue à bosser dans sa structure "Capture the flag"), Benjamin Rocher peut réussir à continuer à plaire à son public de base (celui de l'horreur) et attirer un plus large public. On croise les doigts pour que ce soit le cas et pour que les américains ne nous le vole pas trop vite (même si une carrière à la Aja serait pas mal aussi) ! Allez, arrêtez de lire ça et allez au cinéma, bande de buses !

 

Ma note : 8/10

Voir les commentaires

Rédigé par Gib

Publié dans #Critiques

Publié le 6 Octobre 2013

"This is the end", logiquement intitulé "C'est la fin" en France est un film réunissant la crème de la nouvelle vague de la comédie américaine : Seth Rogen, Jay Baruchel, Jonah Hill, James Franco, Danny McBride, Craig Robinson épaulés par des seconds rôles tels qu'Emma Watson, Michael Cera, Rihanna ou encore Channing Tatum. Un bien beau casting qui ne se prend pas aux sérieux puisque chacun incarne son propre rôle dans une version pas vraiment à leur avantage. Pour exemple, Rogen est un glandeur fumeur de joints, Baruchel est un rabat-joie qui n'aime personne, Cera est un crétin cocaïnomane... Des personnages qu'on pourrait détester mais qui sont finalement attachants grâce à leurs défauts mais aussi grâce à leur humour et au plaisir qu'arrive à transmettre au public cette bande de joyeux drilles... Encore faut-il aimer l'humour potache et qui vise en dessous de la ceinture.

THIS IS THE END - La critique
THIS IS THE END - La critique

Si cette comédie a sa place sur ce blog normalement destiné aux films de genre, c'est parce qu'elle repose sur un sujet fantastique. En effet, toute notre bande d'acteurs se retrouve confrontée à ce qui semble être la fin du monde au moment où ils sont ensemble entrain de festoyer. Los Angeles se trouvant dévastée, ils n'ont pour d'autre choix que de s'enfermer dans la maison de James Franco et d'essayer de survivre avec le peu de rations qu'ils ont, à savoir un peu de bouffe, de l'alcool, des drogues, un bouquin de cul et un milky way. Milky way qui deviendra objet de discorde mais surtout de vannes et de rires pour le spectateur. Et oui, la plupart des moments hilarants du film proviennent du décalage entre le contexte apocalyptique et les réactions des personnages. Entre la dispute pour le milky way, la discussion sur le viol potentiel d'Emma Watson, les embrouilles pour savoir qui a déversé son fluide sur le livre porno ou le tournage de la suite de "Délire Express" avec les moyens du bord et un scénario "écrit" sous défonce, les vannes fusent et font mouches grâce au jeu des acteurs, tous excellents.

THIS IS THE END - La critique
THIS IS THE END - La critique

Dans sa deuxième partie, le film part vraiment dans le fantastique à base de gros monstres et de parodies savoureuses de films cultes notamment "L'exorciste" ou encore "Mad Max" avec un gang de cannibales et Channing Tatum en esclave sexuel. Sans perdre son sens du comique, le scénario se permet d'enchaîner quelques scènes gores du plus bel effet. Réjouissant pour ce genre de film surtout que le final, complètement barré (tous tentent d'être le plus gentil possible afin de rejoindre le paradis) est à la hauteur des attentes. Alors, même si le métrage semble parfois réalisé à la "va comme je te pousse", que le sous-texte critique est minimaliste et que le scénario traîne un peu en longueur, il faut bien avouer que le résultat est plus qu'enthousiasmant, sous réserve d'apprécier l'humour débile (que certains qualifieront de lourdingue). Un très bon film de potes à voir avec ses potes !

Ma note :

5/10 si on n'aime pas l'humour potache.

8/10 si on aime l'humour potache.

10/10 si on aime l'humour potache et qu'on a des potes, de la bière et de l'herbe à disposition.

THIS IS THE END - La critique

Voir les commentaires

Rédigé par Gib

Publié dans #Critiques

Publié le 30 Septembre 2013

Reboot or not reboot ?

Une jeune demoiselle en fauteuil roulant, Nica, vit avec sa mère dans une grande demeure. Un matin, un livreur vient leur apporter un colis contenant "Chucky", la fameuse poupée. Quelques jours plus tard, la mère de Nica est retrouvée morte... Afin d'être présents à l'enterrement et pouvoir régler quelques droits de succession, la sœur de Nica, son mari, sa fille, la nounou et un curé (non, ce n'est pas le début d'une blague !), viennent passer quelques jours dans la demeure familiale. Des moments difficiles s'annoncent et c'était sans compter sur la poupée maléfique.

Retour aux sources pour la petite poupée rousse au travers de cette suite aux allures de reboot. En effet, même si cette malédiction se passe à la suite des précédents opus, n'espérez plus voir de fiancée ou de fils de Chucky ! Notre "brave gars" revient seul pour ce nouveau carnage au ton plus sérieux et plus proche de l'original.

CURSE OF CHUCKY - La critique
CURSE OF CHUCKY - La critique

Accueil mitigé.

Si vous avez lu des commentaires sur le net, vous avez pu constater que les avis divergent énormément sur ce nouvel opus et sur la direction prise. Salutaire pour certains, ennuyeux voir catastrophique pour d'autres, le nouveau film de Don Mancini divise clairement. Sachez qu'à la projection à laquelle j'ai assisté, les avis étaient aussi partagés. Un drôle d'accueil donc, pour ce film sympathique et qui n'en demandait pas tant puisqu'il semble n'avoir pour unique prétention que de faire plaisir aux fans de la première heure. En effet, fini l'humour à outrance (ou presque), les aventures et les scènes parodiques, "Curse of Chucky" revient aux fondamentaux de la saga mais aussi à ceux du film d'horreur tout court, en plaçant la quasi-intégralité de son action dans une grande bâtisse gothique. Ainsi, ce nouveau "Chucky" rappelle les long-métrages d'antan, à l'époque où Vincent Price faisait fureur dans les films d'épouvante. Préparez-vous donc à des portes qui grincent et à des nuits d'orage. Une ambiance à l'ancienne réjouissante et bien installée, dès le début du film, lors de la présentation des ces personnages différents, aux relations ambiguës, "obligés" de vivre sous le même toit suite au décès d'un membre de leur famille.

Poupée rousse et roulette russe.

Pour les fans de films de maisons hantés, ce cadre est donc jubilatoire mais Chucky est-il aussi efficace pour foutre la trouille que les fantômes qui habitent généralement ce genre de lieu ? Oui, lorsque la poupée maléfique assaisonne une des assiettes du souper avec de la mort aux rats, nous laissant le plaisir d'essayer de deviner qui aura le malheur de manger le repas empoisonné. Une sorte de roulette russe culinaire savamment mijotée par un Don Mancini inspiré et qui jubile, à travers ses cadrages et ses dialogues, à installer et à prolonger le suspense. Inspiré, le réalisateur l'est un peu moins lors de mises à mort plus conventionnelles dans la deuxième partie du film. Une perte d'imagination qu'il tente de combler par quelques blagues, des effets gores ou des filles en sous-vêtements.

CURSE OF CHUCKY - La critique
CURSE OF CHUCKY - La critique

Le plastique c'est fantastique...

Niveau scénario, Mancini fait du neuf avec du vieux. Il mêle une histoire classique et plaisante à des rebondissements, parfois tirés par les cheveux, obligatoires afin d'intégrer ce nouveau volet à la suite de la série (déjà le 6ème épisode quand même !). Des choix scénaristiques et des facilités qui font partie des déceptions d'une partie du public. Et sinon, il est cool Chucky ? Très bien lorsqu'il est une simple poupée de plastique immobile, il devient un peu moins crédible lorsque son visage s'anime, la faute à des effets numériques qui donnent un côté trop lisse et pas assez "jouet" à Chucky. Cela retire malheureusement une grosse partie du facteur "flippe" du personnage. On a l'impression de se retrouver devant un petit garçon sorti d'un dessin animé "Pixar" plutôt que devant une poupée meurtrière. Un peu dommageable surtout que les scènes dans lesquelles Chucky est immobile, le regard dans le vide, sont nettement plus convaincantes.

Conclusion.

Sans être l'épisode du renouveau que l'on espérait, "Curse of Chucky" est malgré tout un bon divertissement à l'ambiance soignée, à la mise en scène efficace et prouve que la saga des "Chucky" arrive à se maintenir à un certain niveau de qualité au fur et à mesure des épisodes malgré des défauts un peu gênants. Et puis bon, ça fait toujours plaisir de revoir ce bon vieux Chucky !

Ma note : 6.5/10

Voir les commentaires

Rédigé par Gib

Publié dans #Critiques

Publié le 26 Août 2013

THE CONJURING - La critique

James Wan est certainement le cinéaste de genre le plus honnête et le plus exigeant en activité. On pourrait pourtant penser qu'il surfe simplement sur la vague de son créneau à succès depuis plusieurs années (les films d'horreur à petit budget) mais ce serait vraiment ne pas reconnaître la passion et le travail qu'intègre Wan dans chacun de ses films. Pour exemple, même si le synopsis de "The Conjuring" ressemble énormément à celui de son film précédent "Insidious" (une maison hanté, une famille possédé, des enquêteurs paranormaux...), il faut bien avouer que ce nouveau métrage est nettement plus maîtrisé qu' "Insidious". A croire que le réalisateur a tenu compte de ses erreurs et a voulu rendre une copie parfaite avec "The Conjuring". Comme si chacun de ses films devenait finalement le "brouillon" du suivant. Il est clair que "The Conjuring" synthétise les idées réussies de ses précédents films et en améliore les points faibles. "Dead Silence", son deuxième film après "Saw" montrait la capacité de Wan à nous faire frémir (la scène d'introduction avec la marionnette était glaçante) mais souffrait d'un rythme en dent de scie. "Insidious" arrivait à proposer des moments de flippe dignes des plus grands films de maisons hantés mais n'arrivait pas à les maintenir tout du long, la faute à des séquences comiques malvenues et un design du méchant peu crédible.

THE CONJURING - La critique

"The Conjuring" arrive à réparer tous les défauts de ses ainés, ou presque, et garde ce qui a fonctionné. En plus des similitudes scénaristiques d'avec "Insidious", "The Conjuring" récupère une autre des obsessions de James Wan : les poupées. Ainsi, la poupée Annabelle de "The Conjuring", avec son regard vitreux et son air terrifiant, nous rappelle la marionnette de ventriloque de "Dead Silence" et le fameux JigSaw de "Saw". Efficacité garantie. Au niveau du rythme, tout semble millimétré comme sur du papier à musique. Les séquences de tension sont nombreuses et même si les mises en situations paraissent vues et revues (la descente dans la cave, les allumettes, l'armoire...), rarement elles n'ont été si bien mises en valeur et le rendu est vraiment très éprouvant pour nos petits cœurs de spectateurs. Il faut d'ailleurs spécifier que la mise en scène globale du film est de haut niveau. Tout en restant classique et sans esbroufes, la réalisation est pointue avec des bonnes idées visuelles et des mouvements de caméra recherchées et précis.

THE CONJURING - La critique

La réalisation est tellement carrée qu'elle permet au spectateur de bien comprendre l'agencement des pièces de la maison des Perron (la famille possédée) et ainsi de savoir ou se situe une pièce par rapport à l'autre, ce qui augmente le sentiment d'angoisse et la compréhension de l'action. J'encense James Wan et sa réalisation depuis le début mais n'oublions pas le rôle important des acteurs pour ce genre de film ! Il faut donc saluer la qualité de la prestation de chaque comédien que ce soit les Warren (Patrick Wilson et Vera Farmiga), les Perron (Ron Livingston et Lily Taylor) ainsi que les cinq jeunes filles qui rendent crédible cette histoire tirée, soit disant, d'un fait véridique.

THE CONJURING - La critique

"The Conjuring" est donc un des meilleurs films d'épouvante sorti depuis bien longtemps mais n'est pas malheureusement pas parfait à cent pour cent. Deux points négatifs à souligner donc : le personnage du flic, un peu trop léger et humoristique (et donc en décalage avec le reste du film) et, le plus important, une fin quelque peu expédiée et cela malgré une scène d'exorcisme efficace et crédible (c'est quand même autre chose que celle de "Possédée" !!). Malgré tout, "The Conjuring" est d'une efficacité et d'une virtuosité rare. Un film à voir au cinéma ou tard le soir, sans lumière, son à fond pour bien capter l'ambiance. A côté des "Paranormal Activity", cela fait du bien de voir un vrai film sur le paranormal, traité avec respect et talent. N'en déplaise à Télérama qui a osé dire que " "Conjuring" n'est guère plus qu'un "Paranormal ­Activity" amélioré". La personne qui a écrit ça mériterait d'être hanté par un fantôme malfaisant toute sa vie ! Moi, je n'ai que deux mots à dire, pour finir : "Merci James".

Ma note : 9/10

Voir les commentaires

Rédigé par Gib

Publié dans #Critiques

Publié le 14 Août 2013

La claque visuelle était attendu, le résultat fût à la hauteur. Blockbuster estival de haute volée, Pacific Rim est bien le film jubilatoire qu'attendait les fans de Godzilla et d'Evangelion. D'une qualité esthétique époustouflante, Pacific Rim est un déluge (c'est le cas de le dire) pyrotechnique aux scènes d'actions dantesques, à la chorégraphie maîtrisée et à la réalisation virtuose et toujours lisible. Ultra fun et dynamique, le divertissement est garanti. si l'on ajoute à cela des idées artistiques judicieusement choisies (que ce soit au niveau des jaegers, des kaïjus, des armures, des décors...), on peut dire que le pari technique est atteint à 100%.

PACIFIC RIM - La critique
PACIFIC RIM - La critique

Niveau casting, pas vraiment de têtes d'affiches (à l'inverse de la plupart des blockbusters habituels) mais des comédiens impliqués. Charlie Hunnam (Sons of Anarchy) et Rinko Kikuchi forment un couple de héros convaincants et créent l'empathie à travers leurs traumas respectifs. Idris Elba (Luther) incarne un chef des armées au charisme saisissant faisant de lui le personnage le plus intéressant du métrage. Ron Perlman, acteur emblématique de Guillermo Del Toro, en second rôle efficace est la touche humoristique du film bien qu'un peu trop porté sur le cabotinage.

PACIFIC RIM - La critique

Autant dire que le public un tant soit peu fan du genre en aura pour son argent devant un tel spectacle. Cependant, bien que le film soit bien plus intelligent qu'une majeure partie des blockbusters estivaux habituels, il n'arrive pas à se hisser à la hauteur des films fantastiques les plus cultes, la faute à un scénario un peu trop balisé. A l'instar d'Avatar, le pari technologique remporté ne suffit pas complètement à faire un oublier une histoire trop classique bien qu'efficace et rythmée. La plupart des poncifs du genre sont réunis dans le script : le héros qui lâche tout et qui est rappelé pour une dernière mission, l'adversité entre les pilotes, la notion de sacrifice... Rien ne nous est épargné à part une histoire d'amour à l'eau de rose, ce qui est déjà ça de pris !

PACIFIC RIM - La critique

Un classicisme un peu dommageable mais qui n'empêche pas Del Toro de livrer certaines séquences magnifiques à l'image des flashbacks de Mako, d'une maîtrise visuelle et émotionnelle époustouflante. Divertissement jouissif de haut calibre, Pacific Rim ne rejoindra pas Terminator 2 ou Blade Runner au panthéon des films fantastiques mais s'impose comme un des meilleurs films de l'été 2013 et se laissera revoir avec plaisir lors de sa sortie un DVD et Bluray !

Ma note : 8/10

Voir les commentaires

Rédigé par Gib

Publié dans #Critiques

Publié le 24 Juin 2013

Samedi 22 juin 2013 avait lieu, au cinéma Latina à Paris, la première européenne de "Return To Nuke'em High Volume 1". A évènement exceptionnel, invité exceptionnel puisque Lloyd Kaufman, le mythique boss de la non-moins mythique firme Troma, avait fait le déplacement depuis New York pour présenter son nouveau bébé. Comme son nom l’indique "Return To Nuke'em High Volume 1" (qu'on va appelé RTNHV1 pour gagner du temps) est donc le premier volet d’un diptyque dont le second film sortira certainement en 2014 (le tournage est entrain de se terminer à l'heure qu'il est). Selon la légende propagé par ce très cher Lloyd, l’idée lui aurait été suggéré par « le gentil et talentueux » Quentin Tarantino afin d’obtenir un format similaire à celui de Kill Bill. En plus de cette particularité, il est à noter que "Return To Nuke'em High" est une suite/reboot du cultissime "Class Of Nuke'em High" sorti au milieu des années 80. Maintenant que vous êtes dans le bain, décortiquons un peu ce nouveau Troma !

RETURN TO NUKE'EM HIGH Volume 1 - La critique
RETURN TO NUKE'EM HIGH Volume 1 - La critique

Le lycée de Tromaville est un lycée américain presque comme les autres, peuplé de jeunes bimbos, de footballeurs, d'élèves débiles en pleine crise d'adolescence, d'obsédés sexuels et d'une chorale de boutonneux... La vie suit donc son cours jusqu'au jour où l'usine de tacos du coin décide d'apporter une livraison de nourriture toxique à la cantine scolaire. Malbouffe qui aura pour effet de tuer le futur inventeur du vaccin contre toutes les formes de cancer et surtout de transformer la chorale du lycée en bad boys mutants appelés les "crétins". Ces crétins vont s'attaquer à la jeune Lauren (Catherine Corcoran) en la violant buccalement avec un canard. Oui, oui, un vrai, avec des plumes, qui fait "coin-coin"... Décidée à se venger, Lauren, aidée de sa petite amie Chrissy (Asta Paredes) vont s'attaquer à ce gang qui brutalise les élèves et empêcher que continue la mutation des élèves en crétins. Voilà pour le synopsis cocasse qui en surprendra certains mais qui n'étonnera pas les habitués aux productions de la firme Troma.

Return To Nuk'em High fourmille de trouvailles et expose mille idées à la seconde

RETURN TO NUKE'EM HIGH Volume 1 - La critique

Dans beaucoup de ses films depuis 40 ans, la Troma utilise l'humour potache et le gore pour dénoncer certaines pratiques de notre société (et particulièrement de la société américaine) dont le port d'arme à feu, les problèmes écologiques, la malbouffe etc... RTNHV1 n'échappe donc pas à cette règle mais le fait de fort belle manière à l'instar du cultissime "Poultrygeist - Night of the Chicken Dead". Comédie trash, le film multiplie les gags graveleux : jets de vomis, running gag de flatulences, personnages crados. C'est sûr, faut aimer le genre, ça vise en dessous de la ceinture mais ça touche sa cible et c'est souvent tordant. De plus, les effets spéciaux, malgré un budget qu'on imagine réduit, sont de bonnes qualité et vraiment ragoûtants (Bravo à Drew Bolduc et son équipe). Dégurgitations grasses aux couleurs flashy, mutations outrancières... le film n'y va pas de main morte pour nous montrer les méfaits de ces tacos répugnants. Niveau caractérisation des personnages, même si l'on reste souvent dans les stéréotypes, les différents persos sont tous très bons. Que ce soient les rôles principaux (Chrissy, Lauren...) ou encore les hilarants seconds rôles comme celui du proviseur du lycée ou celui du président américain sans oublier le "crétin" en fauteuil roulant qui a inspiré de nombreux gags très drôles et plus subtils.

RETURN TO NUKE'EM HIGH Volume 1 - La critique

Autre point important, le film fourmille de trouvailles et expose mille idées à la seconde. Ok, certaines sont du recyclage de films Troma déja existants (comme l'excellente scène d'introduction qui rappelle celle de "Poultrygeist") mais d'autres sont tout simplement exceptionnelle comme cette scène ou une des héroïnes, Lauren, se retrouve pendant de longues minutes un canard coincé au fond de la gorge à demander de l'aide à travers la ville ou encore la scène de combat entre les deux héroïnes devenues mutantes dans la base des "crétins" qui bat des records d'inventivité graphique et rappelle la folie visuelle du cinéma indépendant japonais. Le film va à cent à l'heure et ne laisse pas une minute de répit au spectateur qui alterne moments de rire et moments de dégouts. On a beau connaître ce bon vieux Lloyd Kaufman et son équipe depuis longtemps, on a toujours le réflexe de se dire pendant le film : "Non, il vont pas oser !"... Et puis si, ils osent.

On a beau connaître ce bon vieux Lloyd Kaufman et son équipe depuis longtemps, on a toujours le réflexe de se dire pendant le film : "Non, il vont pas oser !"... Et puis si, ils osent.

RETURN TO NUKE'EM HIGH Volume 1 - La critique

Mixant allégrement tous les éléments qui font le succès de TROMA depuis maintenant presque 40 ans, Lloyd Kaufman a su remettre au goût du jour son classique des années 80 en l'adaptant aux thèmes d'actualités de notre époque comme l'obésité, la malbouffe et l’homosexualité puisque le couple de héros mixte du film original laisse sa place à un couple de lesbiennes. Cela n'empêche, bien sûr, pas, le réalisateur de se permettre de filmer explicitement les ébats des demoiselles en y ajoutant quelques semences visqueuses et ragoutantes causées par la contamination mutante afin de toujours garder le côté trash et jusqu'au-boutiste qui caractérise le film.

Bref, vous l'aurez compris, si vous aimez les films complètement dingues, extrêmes, drôles et qui n'hésitent pas à dépasser les limites, vous trouverez votre bonheur avec ce nouveau film de la Troma. Si, à l'inverse, cette débauche de folie et de "n'importe quoi" n'est pas votre tasse de thé, vous savez ce qu'il vous reste à faire ! Ici, on a aimé, tout comme la foule en délire du Panic Cinéma qui avait fait le déplacement pour cette première exclusive ! Vivement le volume 2 !

Ma note : 8/10

Voir les commentaires

Rédigé par Gib

Publié dans #Critiques

Publié le 23 Juin 2013

Bien qu'il n'y ait rien d'étonnant à voir Barry Levinson changer de registre (Il a quand même tourné des films très différents les uns des autres : "Rain man", "Good morning Vietnam", "Sleepers", "Sphere", "Des hommes d'honneur"...), le fait de le voir débouler avec un found footage à petit budget (2 millions de $) peut tout de même attirer la curiosité du plus blasé des spectateurs. Si c'est le cas, sachez que vous avez eu raison de vous laisser guider par votre instinct de cinéphile avide de découverte car "The Bay" est une plutôt bonne surprise.

THE BAY - La critique
THE BAY - La critique

Non pas que le fait de voir débouler un nouveau film fouteur de migraine (sous-entendu caméra au poing qui bouge dans tous les sens) soit plus emballant que ça mais force est d'avouer que le traitement est plutôt bien appliqué au sujet ! "The Bay" part d'un constat écologique intéressant : la contamination de l'eau d'une baie par des isopodes mangeurs d'hommes... Bon, ok, dis comme ça, ça peut paraître un peu "surréaliste" mais je vous assure que dans les faits, c'est bien amené et assez crédible tout en ajoutant un côté craspec sympathique. Levinson utilise donc tous les types de moyens de communication à sa disposition (camescope, caméras de TV, webcams, caméras de surveillance, SMS,...) pour décrire cette situation de crise. Tous ces éléments mixées permettent d'obtenir une foule d'information sur les évènements et au réalisateur de batir une intrigue solide qui tient en haleine tout du long.

THE BAY - La critique

Un bon scénario pour un film d'horreur, c'est bien ! Mais bon, des isopodes mangeurs d'hommes, ça doit bien faire des dégats, alors, ça charcle "The Bay" ou pas ? Et bien oui car le parasite attaque l'être humain de l'intérieur et provoque diverses réactions bien dégueulasses : éruptions cutanées, furoncles, purulences et autres joyeusetés répugnantes. Alors, c'est sûr, c'est pas "Piranha 3D", y'a pas des hectolitres de sang déversés dans la baie mais malgré tout, le film a de quoi faire plaisir aux fans de gore ! Pour faire simple, sans bouleverser le petit monde du film d'horreur et malgré quelques longueurs, "The Bay" est une bonne surprise sachant méler problème écologique contemporain et film d'horreur mainstream. Pour info, le prochain article sera une critique sur le nouveau film de Lloyd Kaufman : "Return to Nukem' High volume 1" qui mixe lui aussi, et ça depuis presque 40 ans, problèmes écologiques et gore.

Ma note : 7/10

THE BAY - La critique

Voir les commentaires

Rédigé par Gib

Publié dans #Critiques

Publié le 26 Mai 2013

Only God Forgives - La critique

J'avais envie de l'aimer ce film. Peut-être même un peu trop. Tellement, d'ailleurs, que je m'en veux un peu de ne pas l'aimer. Malheureusement, et malgré toute l'affection que je porte à Nicolas Winding Refn et à Ryan Gosling, difficile pour moi de défendre cette œuvre qui m'a laissé complètement sur le bord de la route tout du long. A force de styliser sa mise en scène, NWR oublie complètement de raconter quelque chose. Le réalisateur passe son temps à filmer ses comédiens en train de marcher dans de jolis décors thaïlandais sous de belles lumières sur fond de musique. Film quasi-muet qui fait qu'on a l'impression d'assister à un clip d'électro. Mais un clip d'une heure et demie, c'est long, je vous jure. Effectivement, la mise en scène hypnotique (qui fonctionnait bien dans Valhalla Rising et Drive) fait son effet durant une petite demi-heure mais l'attention du pauvre spectateur que je suis est vite retombée lorsque je me suis aperçu que le film n'allait jamais décoller. NWR, trop conscient de ses qualités et de ses compétences de réalisateur, a peut-être cru que son talent derrière la caméra suffirait à combler un manque flagrant de scénario.

Pourtant, je suis plutôt du genre à voir le positif des choses et à vouloir en tirer des choses intéressantes. A l'instar de "Cosmopolis" de David Cronenberg qui avait ce même côté un peu embarrassant (mais de façon inverse puisque c'était le trop plein de dialogues qui freinait la narration de Cosmopolis contrairement à Only God Forgives) mais qui avait le mérite d'avoir une profondeur que je n'ai pas réussi à retrouver dans le film de NWR. Et franchement, ce n'est pas les quelques effets gores, la scène de combat entre Julian (Ryan Gosling) et Chang (Vithaya Pansringarm) pas spécialement palpitante et une scène de torture à l'effet choc inexistant qui m'ont fait m'arrêter de bailler. Si l'on ajoute que les rues de Thaïlande ont déjà été mieux mises en valeur (même si moins stylisées) dans d'autres films ou clips et vous comprendrez ma déception.

Only God Forgives - La critique

En point positif, on peut tout de même retenir la mise en scène toujours aussi belle de NWR (même si les zooms lents sur les personnages sont un peu trop présents) ainsi que la prestation impeccable de Kristin Scott Thomas. Ryan Gosling, toujours bon, interprète malheureusement un personnage complètement effacé et se retrouve donc relayé au second plan. Choix audacieux et compréhensible, certes, mais peu payant. C'est donc la gorge nouée que je termine cette critique d'un film dont j'attendais beaucoup. La déception n'en est que plus grande.

Ma note : 3/10

Voir les commentaires

Rédigé par Gib

Publié dans #Critiques

Publié le 9 Mai 2013

Après un film culte et malsain réalisé en 74 par Tobe Hooper, une séquelle moins "sérieuse" du même réalisateur et deux suites mercantiles dont le quatrième avec les jeunes Matthew McConaughey et Renée Zellweger, Leatherface était revenu au début des années 2000 avec deux films très sympathiques : un remake du film de Hooper et un métrage sur les origines du mythe. C'était déjà un peu le bordel chronologiquement et ce n'est pas "Massacre à la tronçonneuse 3D" qui va arranger les choses puisque cet opus démarre après l'original de 1974 et ne prend pas en compte les suites ni les deux films sortis en 2003 et 2006... Dans le principe, pourquoi pas, mais malheureusement les éléments scénaristiques modifiés ne jouent pas en faveur de cette nouvelle relecture !

Massacre à la tronçonneuse 3D - La critique
Massacre à la tronçonneuse 3D - La critique

Soyons direct, ce nouveau "Massacre" est un enchaînement de stupidités. Le scénario sombre dans une facilité déconcertante qui décrédibilise le film, les éléments sensés être dramatiques font rapidement rire (jaune). Un petit exemple (qui permettra aussi de vous raconter un peu l'histoire) : La jeune Heather se rend au Texas afin d'hériter d'une maison suite au décès de sa tante Verna qu'elle ne connaissait pas. A son arrivée, les clés et les documents de la maison lui sont remis par son avocat. - Attention SPOILER - Cet avocat donne une lettre de Verna à Heather et lui dit de la lire impérativement. Ce que ne fait, bien sûr, pas la jeune fille trop occupée à vouloir faire la fête dans sa nouvelle baraque ! Après tout, la lettre ne fait que stipuler le fait que Leatherface vit dans la cave de la maison (ce qui est tout de même risqué lorsqu'on connaît les faits du film original), et donc l'avocat est au courant depuis le début mais ne dit rien... Verna a pris le temps d'écrire une lettre alors pourquoi l'annoncer de vive voix ? - Fin du SPOILER - Si on ajoute des incohérences au niveau de l'échelle temporelle (Heather est bien jeune alors qu'elle devait normalement avoir 38 ans (2012-1974=38 selon les lois mathématiques), des facilités scénaristiques (Heather tombe toutes les trois secondes lorsqu'elle est poursuivit par Leatherface), une ambiance malsaine complètement anéantie et un climax ridicule (Leatherface est plutôt sympa, en fait), vous vous rendez compte qu'il est difficile de ne pas être déçu...

Massacre à la tronçonneuse 3D - La critique

Face à tout cela, que peut-on sauver du film ? Des effets gores assez sympas ! Les attaques de Leatherface font toujours aussi mal et le réalisateur, John Luessenhop, n'y va pas avec le dos de la tronçonneuse (ouais, je sais, ça veut pas dire grand chose). Les jeunes amis d'Heather se font charcuter durant quelques séquences de suspenses bien troussées et on prend un certain plaisir à les voir se faire massacrer surtout que c'est une sacrée bande de buses ! L'un est voleur, le petit ami d'Heather la trompe avec sa meilleure amie... Bref, finalement, Leatherface rend plutôt service à sa cousine Heather. Autre point positif, le casting est plutôt bon. Même si la plupart des acteurs ne sont que de la chair à canon, il faut bien avouer qu'ils le font bien ! Aussi, le montage du film est bien rythmé et malgré la déception du scénario, je ne me suis pas ennuyé durant toute la durée du film et j'ai été plutôt diverti. Au final, "Massacre à la tronçonneuse 3D" est un opus inutile à la saga, idiot comme un "slasher basique", incohérent dans son déroulement mais regardable et divertissant. Allez, rien que pour ça, je mets la moyenne !

Ma note : 5/10

Massacre à la tronçonneuse 3D - La critique

Voir les commentaires

Rédigé par Gib

Publié dans #Critiques

Publié le 31 Mars 2013

CITADEL - LA CRITIQUE

Alors qu'il rejoint sa fiancée, enceinte jusqu'au cou, Tommy assiste impuissant (car bloqué dans un ascenseur !) à l'agression de cette dernière qui y laissera sa peau non sans avoir, au préalable, accouchée du marmot. Devenu agoraphobe suite à cet évènement, le jeune veuf et père de famille va devoir affronter, de nouveau, les agresseurs de sa femme, à l'intérieur de son appartement mais surtout dans la citadelle ! Voilà pour le pitch de "Citadel", petit film d'horreur irlando-britannique qui se paye une bonne réputation suite à ses multiples passages dans les divers festivals de films d'horreur / fantastique. Réputation pas usurpée puisque "Citadel", sans être un chef d'oeuvre, est un film marquant qui arrive à angoisser et à atteindre psychologiquement le spectacteur. Une belle réussite !

CITADEL - LA CRITIQUE

La première chose qui rend ce film si angoissant est son scenario (ou tout du moins sa base) ancrée dans la réalité. Quoi de plus normal puisque le réalisateur, Ciaran Foy, a puisé cette histoire dans son propre vécu. En tous cas, la flippe de se retrouver seule dans une ruelle glauque isolée en pleine nuit est très bien retranscrite et le climat oppressant du film ainsi que ses paysages urbains lugubres (voitures brûlées, immeubles délabrés) font leur petit effet. Deuxième point, la frontière entre la folie du personnage et ce qu'il se passe vraiment est toujours floue, on s'approche parfois de ce que l'on ressent à la vision de "Bug" de William Friedkin. Un suspense maintenu pendant un long moment et laissant longtemps plusieurs questions en suspens : L'agoraphobie de Tommy engendre-t-elle un état paranoïaque ? Qui sont ces "délinquants" ? Pourquoi reviennent-ils "hanter" Tommy ? Des interrogations qui trouvent leurs réponses dans la dernière partie du film. Réponses plutôt bien trouvées (malgré des dialogues parfois un peu lourdingues) mais qui plaieront à certains spectacteurs et pas à d'autres comme le sont quasi-toujours les twists et autres révélations de films d'horreurs.

CITADEL - LA CRITIQUE

Le film arrive donc à maintenir une tension palpable pendant quasiment 84 minutes et cela, aussi, grâce à une mise en scène jouant avec les ombres et la suggestion de manière efficace et réussissant à rendre le malaise du personnage principal visible à l'écran. Personnage magistralement interprété par Aneurin Barnard, qui porte le film sur ses épaules voûtées par la peur. Comme quoi, sans grand moyen, on peut réussir à distiller un climat oppressant et qu'il n'y a pas besoin d'avoir de grands monstres en CGI pour impressionner : les "racailles" capuchées, se déplaçant un peu à la manière des infirmières du jeu "Silent Hill", arrivent à vous glaçer le sang à chacune de leur apparition sans pour autant être démonstratifs. Comme vous pouvez vous en rendre compte, "Citadel" est un film que je vous conseille vivement de voir (une nuit, lumières éteintes de préférence) et qui saura vous faire flipper même si on pourrait lui reprocher quelques longueurs, des dialogues pas toujours très fins et un finish beaucoup moins flippant que le reste du film.

Ma note : 7.5/10

Voir les commentaires

Rédigé par Gib

Publié dans #Critiques