Publié le 24 Janvier 2013

METALUNA FAIT PEAU NEUVE !

Hier (le 23 janvier donc), avait lieu, au cinéma le Nouveau Latina à Paris, la soirée de lancement du magazine Métaluna, qui sortira en kiosque demain (le 25 janvier donc). Pour accueillir les fans et fêter l'évènement, de nombreuses personnes ayant participé à la réalisation du mag étaient présentes dont le rédacteur en chef : Jean-Pierre Putters et le lead guitar (c'est ce qui est marqué dans le magazine !) : Rurik Sallé. Des noms qui ne sont pas inconnus des fans de cinéma de genre puisque JPP est le fondateur de Mad Movies et Rurik est journaliste dans cette même revue ainsi qu'animateur des émissions Panoramad, Cinémad et qu'il fait plein d'autres trucs grave cools que vous pourrez découvrir si vous lisez l'interview que j'ai faite de lui, il y a quelques temps (voir plus bas dans les posts de ce même blog).

METALUNA FAIT PEAU NEUVE !

En parlant d'interview, je m'étais entretenu avec Jean-Pierre Putters pour la sortie de son livre Mad Movies, Mad...Ma vie, et, à cette époque pas si lointaine, il m'avait parlé de l'envie de sortir un magazine différent de tout ce qui se fait et qu'à ses yeux, lorsqu'il entrait dans une librairie, il y avait un gros manque dans les kiosques. Un trou qu'il voulait combler (je sais que les esprits mal placés sont entrain de rigoler là ! Allez, reprenez vous, y'a encore des trucs à lire) en créant une nouvelle revue. Dans cette même interview, il me parlait de Rurik Sallé et de leurs passions communes. Rien d'étonnant, donc, à ce que les deux hommes soient réunis aujourd'hui pour sortir ce nouveau magazine qu'est Métaluna.

METALUNA FAIT PEAU NEUVE !

Alors, les fins connaisseurs me diront : "Hey, mais Metaluna, y'a déja 8 numéros qui sont sortis !". Certains rajouteront même "batard" à la fin de leur phrase, histoire d'ajouter un brin de violence à leur propos, ce qui donne un style, je vous l'accorde. A ces personnes, je répondrais comme le ferait notre cher Perceval : "C'est pas faux". Mais, pour le passage du fanzine au magazine, Métaluna repart au N°1 et sortira maintenant en kiosque tous les 2 mois ! Et ça, c'est une nouveauté ! Alors, maintenant, je sais que vous avez hâte de savoir ce qu'il y a dans ce fameux Métaluna. Comme je suis un mec sympa, je ne vous laisserai pas attendre demain et je vais vous en dire quelques mots.

Dans Metaluna, vous trouverez donc du pertinent et de l’impertinent, du créatif et du récréatif... du caustique mais peu d’encaustique, ce qui devient rare dans un monde où le consensuel l’emporte, de peur d’offusquer le lecteur, de décourager l’annonceur, de contrarier l’éditeur.

Jean-Pierre Putters (à propos de Métaluna)

METALUNA FAIT PEAU NEUVE !

Venant d'acheter le mag et tout candide quant à son contenu, j'ai demandé à Jean-Pierre Putters : "Quelle est la différence entre Métaluna et Mad Movies ?". Jean-Pierre m'a regardé et m'a répondu : "ça n'a absolument rien à voir, suffit de l'ouvrir pour le voir". Voilà, j'aurai dû ouvrir le mag avant d'ouvrir ma bouche ! Et effectivement, même si le cinéma de genre a une place importante, il n'est pas la seule ligne directrice de Métaluna. La revue donne aussi la part belle à la musique, à la BD, à la littérature, aux expos et même à l'érotisme. Comme l'aime à le dire JPP, Métaluna va à l'encontre de la presse actuelle. Une presse calme, amorphe et qui ne veut surtout pas choquer les lecteurs. Ici, à l'inverse, ne seront abordés que les sujets rock n' roll, preuve en sont les premiers articles et dossiers de ce numéro 1 : Une interview de Rob Zombie, une du groupe Supuration, un dossier sur le festival d'Avoriaz, un autre sur le porno. Des centaines d'autres folies viennent animer la revue : Des bandes dessinées, un roman photo, un débat à trois et même une jaquette de VHS comme à la bonne époque de Télé K7 ! Et encore, tout ceci n'est qu'une infime partie du contenu total !

Ajouter à tout cela, l'humour et le talent de toute l'équipe (JPP et Rurik en tête mais le magazine compte, bien sûr, d'autres personnes dont Fabrice Lambot et Christophe Lemaire), un passage en revue des sorties actuelles ainsi qu'une personnalité forte et unique et vous obtenez un magazine étonnant, détonnant et immanquable. Sortir un mag' est risqué (voir suicidaire diront certains) à une époque où tout se trouve sur internet. Et bien, bonne nouvelle, tout se trouve sur le net...sauf ça ! Une vent de liberté et de folie arrive sur la presse française, préparez-vous à être secoué !

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Rédigé par Gib

Publié dans #Rencontres

Publié le 20 Janvier 2013

Quand je tombe sur un titre de film à rallonge dans lequel il y a les mots House ou Street, je ne peux m'empêcher d'avoir envie de le regarder. J'y peux rien, ça occasionne un déclic dans mon petit cervelet qui me pousse à regarder le film. Alors, quand j'entends House at the end of the street, obligatoirement je pense à une fusion entre The last house on the left et Nightmare on Elm Street et je ne peux donc que lancer la bande avec un enthousiasme sans bornes et une stupidité au même niveau puisque le film n'a pas grand chose à voir avec les 2 métrages précités, que ce soit au niveau du récit que de la qualité. Voilà, c'est dit, je peux reprendre ma respiration.

HOUSE AT THE END OF THE STREET
HOUSE AT THE END OF THE STREET

Ici, pas question de bougeyman qui s'infiltre dans les rêves ni de bande de psychopathes ultra-violents mais seulement d'une mère et d'une fille qui viennent emménager près d'une maison dans laquelle habîte Ryan, seul survivant d'une famille dont la cadette a décimé tout le monde.

Le rôle de la mère est joué par Elisabeth Shue (l'actrice d'Hollowman et de Piranha 3D qu'on avait presque oublié) et sa fille est interprétée par Jennifer Lawrence (l'actrice de Hunger games qu'on aimerait presque oublier). Pour ceux qui ne savent pas qui est qui, Shue c'est celle avec la coiffure de cocker et Lawrence c'est celle avec la queue de cheval. Ce comparatif animalier étant terminé, retournons à nos moutons.

HOUSE AT THE END OF THE STREET

Ne nous voilons pas la face, House at the end of the street est loin d'être un grand film, Honnêtement, au bout de 45 minutes, j'ai failli arrêter tellement le suspense avait du mal à prendre et que l'ennui commençait à arriver trop violemment. J'ai pourtant resisté et je dois remercier cette torpeur qui m'a permis d'être un peu surpris dans la dernière partie du métrage. Ne croyant plus en rien, je me suis laissé surprendre par des twists qui, à défaut d'être bouleversants, ont eu le mérite de me remettre dans le film au lieu de me laisser sombrer dans le sommeil.

HOUSE AT THE END OF THE STREET

Malgré cela et malgré une réalisation correcte et des comédiens impliqués, difficile de se sentir vraiment captiver par ce thriller d'un trop grand classicisme. Il aurait fallu un peu plus d'ambition et ne pas seulement vouloir satisfaire le public de TF1 pour esperer sortir du lot et rejoindre le panthéon des thrillers horrifiques. Au final, le film se laisse donc regarder et sera oublié aussitôt le générique terminé. On pourra, tout de même, accorder au réalisateur, Mark Tonderai, une capacité à mieux filmer ses actrices que certains grand réalisateurs (hein, Mr Nolan !). C'est léger mais c'est déja ça de pris...

Ma note : 5/10

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Rédigé par Gib

Publié dans #Critiques

Publié le 15 Janvier 2013

C'est marrant de voir que des films tels que Twilight ou Hunger Games sortent en salles en grandes pompes et reçoivent un accueil incroyable alors que d'autres comme Demain, quand la guerre a commencé n'a le droit qu'à une petite sortie vidéo sans quasi-aucune promo. Pourtant, malgré de nombreux défauts, Demain... dépasse largement les films précités. Un scénario et un rythme largement meilleur que Twilight et une réalisation bien au dessus du brouillon Hunger games. Pour un film ciblé ado tiré d'une série de livres, on vise même le haut du panier.

Demain, quand la guerre a commencé
Demain, quand la guerre a commencé

Après un petit weekend dans une campagne perdue, sept camarades de classes retournent à la civilisation et se rendent comptent que...bah...il n'y a plus de civilisations... Quelques pérégrinations plus tard, ils comprennent qu'une guerre a éclaté et que le pays entier a été fait prisonnier. Notre "club des 7" va donc devoir essayer de bouter l'envahisseur hors de l'Australie. Car oui, Demain est un film australien. Réalisé par Stuart Beattie à qui l'on ne doit rien niveau réalisations mais beaucoup de choses niveau scénarii, notamment 30 jours de nuit et G.I. Joe...Bref, si vous voulez le détail de sa filmo, allez sur allociné ! (ouais, je suis sympa, je fais de la publicité aux petits sites). En tous cas, caméra en main (ou derrière le combo), Beattie se débrouille bien, troussant quelques scènes d'actions et de suspenses efficaces et bien foutues.

Demain, quand la guerre a commencé

La scène de l'hélico à la recherche de nos héros, les fusillades et autres courses-poursuites réalisés de bien belle manière sauront faire plaisir aux fans d'action et la violence physique et psychologique plaira à un public plus mature tandis que le côté teen ravira la cible de base de ce genre de film. Le compromis est-il donc parfait ?

Malheureusement non. Les débuts de romance ont tendance à réduire l'impact émotionnel du film mais surtout à créer des incohérences un peu génantes. Par exemple, l'héroïne pète un cable et menace de tuer un des autres protagonistes car il a eu le malheur de s'endormir pendant son tour de garde alors que, quelques minutes plus tard, elle excuse sans problème une amie à elle qui a coupé son talkie walkie (pendant une mission ultra-importante) pour lui parler d'une histoire de coeur... Etrange et un peu malheureux pour la crédibilité du scénario.

Demain, quand la guerre a commencé

Malgré cela, Demain est donc plus que recommandable mais est surtout une excellente introduction d'une série de films que l'on ne verra jamais, faute de succès de ce premier volet. Et ça, forcément, c'est très dommage quand on voit certaines bouses s'étaler sur nos écrans pendant de longues années...

Ma note : 6.5/10

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Rédigé par Gib

Publié dans #Critiques

Publié le 7 Janvier 2013

MANIAC

La claque ! Où plutôt : Le scalp ! S'attaquer au remake de Maniac, déja fallait oser (En même temps, après Psychose et Massacre à la tronçonneuse, tout est possible), mettre Elijah Wood à la place de Joe Spinnell, c'était aussi un pari assez risqué mais tourner tout le film en vue subjective, ça c'est gonflé ! Quand je dis "vue subjective", ne pensez pas que je parle d'une vue façon found footage comme Blair Witch ou Cloverfield ! Non, je parle de film durant lequel on voit à travers les yeux du héros tout du long. Comme si on était lui. On avait le FPS, First Person Shooter, dans le jeu vidéo, voilà que maintenant on a le FPK, First Person Killer, au cinéma et autant vous dire que le résultat est saisissant.

MANIAC

Au départ, on peut être un peu géné par le procédé puis on s'habitue. On y prend goût même. On entre dans la tête de ce psychopathe de Frank, magistralement interprété par Elijah Wood, et on se sent complice de ses meurtres. Lors des agressions, on est tiraillé entre le plaisir coupable de deviner comment "on" va attaquer la victime et le stress de savoir que ces pauvres filles, qui n'ont pourtant rien fait de mal, vont mourir dans d'atroces souffrances. Tout comme Frank, on jongle entre plaisir et culpabilité.

On avait le FPS, First Person Shooter, dans le jeu vidéo, voilà que maintenant on a le FPK, First Person Killer, au cinéma.

MANIAC

Si les meurtres sont aussi jouissifs et répugnants, c'est bien sûr grâce à des effets gores génialement réalisés. Les studios KNB ont fait de l'excellent boulot. Entre coups de couteau et scalp, il faut avoir le coeur bien accroché. Surtout en vue à la première personne et en simili-plans séquence. Elijah Wood et Nora Arnezeder assurent dans leur rôle et l'ambiance du film est parfaitement restranscrite... une atmosphère poisseuse palpable mais tout de même moins glauque que dans le film original. Le tout est magnifié par la musique de Rob, en cohérence avec l'esthétique du film. Niveau scénario, d'un côté des traques et des meutres sauvages, de l'autre, une histoire "d'amour" entre Franck et Anna plutôt intéressante et bien foutue sans être bouleversante.

MANIAC

On pourra reprocher au film quelques longueurs et une fin un peu expédiée (la façon dont Anna découvre le pot aux roses est rapide et pas spécialement bien amenée) et certains pourront reprocher le fait que quelques éléments sont un peu tirés par les cheveux (ouahah, le jeu de mots !) notamment le souffle de boeuf du tueur, situé à un mètre derrière ses victimes, sans qu'elles ne se rendent compte de sa présence! Mis à part cela, on peut féliciter Franck Khalfoun (réalisateur du mésestimé et pourtant pas si mauvais que ça 2ème sous-sol), Alexandre Aja et même Thomas Langmann d'avoir su revisiter avec autant de réussite un mythe comme Maniac. Et franchement, c'était pas gagné d'avance !

Ma note : 8/10

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Rédigé par Gib

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Publié le 7 Janvier 2013

POSSEDEE

Bon, la maison de prod' de Sam Raimi ("Ghost House pictures"), je n'en attends jamais grand chose (même si j'ai pu être satisfait de films tels que Jusqu'en enfer ou 30 jours de nuit) mais là, avec Possédée, ça bat quand même pas mal de records de médiocrité.

On accepterait facilement une histoire de possession classique (une petite fille achète une boite étrange et se fait posséder par le démon qui l'habite) si tout le scénario n'était pas cousu de fil blanc. Chaque seconde est prévisible, du coup, le film ne fait ressentir aucune angoisse au spectateur. Même l'acteur principal, Jeffrey Dean Morgan, ne semble pas trop s'inquiéter de ce qu'il se passe. Sa fille lui plante une fourchette dans la main, il l'envoie dans sa chambre. Elle crache des papillons, Oh, ça lui passera... Il faut attendre une heure de film que la gamine se soit auto-frappée, ait agressé la moitié de son école et ressemble à un zombie pour qu'il se décide enfin à agir !

POSSEDEE

Bon, faut avouer qu'il n'a pas trop de raison de s'inquiéter notre héros vu que c'est un mec qu'a vachement de chance (si on met de côté le fait que sa fille cadette est possédée par un démon, que sa fille ainée est possédée par Hannah Montana, qu'il est en plein divorce et que son ex-femme s'est remise en couple avec un ancien de Melrose Place) puisqu'il ne rencontre finalement pas de grands problèmes pour trouver comment se débarrasser du démon. Une petite visite à un ancien prof de fac et il a toutes les infos sur le démon. Une petite visite au rabbin du coin et il a la méthode pour faire retourner la bestiole dans sa boite. Elle est pas belle la vie ?

Alors qu'on pense que le film ne peut pas aller plus loin dans la connerie, voilà que le fou rire nous reprend lorsque le rabbin/exorciste découvre le nom du démon : "Abizou" !

POSSEDEE

Vous pensez qu'on a touché le fond niveau ridicule ? Et bien non, alors qu'on pense que le film ne peut pas aller plus loin dans la connerie, voilà que le fou rire nous reprend lorsque le rabbin/exorciste découvre le nom du démon : "Abizou" ! Et de prononcer des dizaines de fois "Abizou" à la suite durant l'exorcisme le moins crédible jamais vu au cinéma. Le ponpon est décroché alors que, entre deux "Abizou", le rabbin lâche un "put your hands up" du plus bel effet. A ce moment là, l'exorcisme ressemble à un mix entre Carlos et Dr Dre. Pendant ce temps, le père tient sa fille tranquillement, toujours pas plus stressé que ça. Le film se termine sur un retournement final qu'on voit venir aussi.

Après le visionnage de ce film, on se demande clairement comment des scripts comme cela peuvent encore trouver preneurs à notre époque... Clichés sur clichés, intrigue vue mille fois... Dommage, on aurait pu esperer mieux de Ole Bornedal, l'homme à qui l'on doit le(s) pas dégueulasse(s) film(s) : Le veilleur de nuit. Et pourvu que l'ami Sam Raimi se resaississe !

Ma note : 3/10

PS : Merci à Alex Brutal Legend qui m'a aidé à écrire cet article grâce à notre débriefing de ce midi.

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Rédigé par Gib

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Publié le 4 Janvier 2013

D'aucuns diront qu'il faut mieux oublier la première adaptation du célèbre Juge au cinéma avant de se lancer dans cette nouvelle version afin de ne pas avoir d'a priori négatif sur le film. Personnellement, j'ai vu le Judge Dredd avec Stallone à sa sortie en 1995 et je n'avais pas trouvé ça si mal. Il faut dire qu'à l'époque, j'avais 13 ans et comme dirait mon père : " à cet âge là, un chien et un chapeau, ça l'amusait". Pas faux, je regardais Beethoven aussi. Bref, pour être honnête, je n'ai plus grand souvenir du film de Danny Canon donc c'est avec une certaine liberté d'esprit que je me lance dans le visionnage de Dredd made in Pete Travis.

DREDD - La Critique
DREDD - La Critique

Dans un futur proche et désolé, Dredd et sa nouvelle partenaire vont se retrouver piégés dans une cité remplie de malfrats. A la tête de ces gangs, une certaine Ma-ma, ex-pute devenue plus grande fabricante de "slo-mo", une nouvelle drogue qui permet d'avoir l'impression que le temps est ralenti 100 fois. Voilà pour l'histoire.

Bien sûr, l'idée de la drogue "slo-mo" va permettre à Pete Travis de nous claquer quelques "slow motion" et autres sortes de "bullet time" pendant le film. D'ailleurs, au début, j'ai eu peur que toutes les scènes d'actions soient tournées comme cela et puis après 20 minutes de film, on rentre dans des gunfights plus virils. Tiens, d'ailleurs, "viril" est un mot qui va bien à Dredd. La loi c'est lui et il n'hésite pas à l'appliquer. Tel un Bronson ou un Inspecteur Harry des temps modernes, Dredd désoude, sans pitié, tous ceux qui enfreignent la loi. Certains (vous savez, ceux qui s'offusquent facilement genre "Familles de France") lui reprocheront une approche un peu fascisante, d'autres jubileront devant ce spectacle de violence et d'humour à froid.

DREDD - La Critique

Bon, soyons clair, Dredd n'est qu'un gros "shoot them up" : un super héros, un boss final, des sbires à massacrer, des étages à monter... Le film a tout d'un jeu vidéo. En dehors de cet aspect simpliste, on peut tout de même apprécier la fidélité au matériau d'origine avec son ultra-violence, ses décors bien crasseux et un Karl Urban, dans le rôle de Dredd, au diapason avec l'esprit de la BD. Car oui, si le film marche aussi bien, c'est grâce à son interprète principal. Karl Urban, toujours casqué, en impose. Des phrases chocs, une gestuelle et une démarche impressionante ainsi qu'une voix (en V.O) grave à faire trembler le bandit le plus endurci, Karl Urban a capté l'essence du célèbre juge. Le reste du casting n'est pas mauvais non plus, si on retire la majorité des personnages qui crèvent en moins de 30 secondes, il reste donc Olivia Thirlby (dans le rôle de la rookie Anderson), Lena Headey (Ma-ma) et Wood Harris ("otage" de Dredd) qui assurent leur rôle sans soucis.

DREDD - La Critique

Dredd est donc une bonne surprise. Après un premier métrage, basé sur le même matériau, très critiqué et une post-production difficile, le film sort enfin et ne déçoit pas. Au contraire, il vient se placer dans les meilleures adaptation de comic book aux côtés de Spiderman et des X-men.

Un film qui plaira donc aux fans de la BD ainsi qu'à tous ceux qui ont envie de voir un bon gros film d'action bien bourrin. Bref, ça devrait déja contenter une bonne partie de la population ! Dommage que Dredd ne soit pas diffusé sur les écrans de cinéma français (bon, c'est pas grave, on a Boule et Bill) et qu'il n'a le droit qu'à une sortie vidéo le 11 février.

Ma note : 7/10

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Rédigé par Gib

Publié dans #Critiques