Publié le 2 Mars 2010

THE FACULTY

Sorti il y a plus de 10 ans maintenant, The Faculty n’en reste pas moins une valeur sûre aujourd’hui. Le film sort en 1999 après la déferlante de teen movies d’horreur engendrée par Scream. Au premier abord, on peut s’attendre à un film classique du genre (surtout pendant la scène d’introduction du film) avec son tueur qui vient massacrer les étudiants mais en fait, ce n’est pas du tout le cas.

THE FACULTY

The Faculty lorgne ouvertement du côté des films fantastiques et de science-fiction du milieu de 20ème siècle et aborde donc les sujets de la paranoïa et des extra-terrestres dans un environnement “teenager” et scolaire. Car dans le film, les extra-terrestres prennent forme humaine dans le corps des professeurs de cette fameuse faculté. Le film prône alors la désobéissance puisque chaque jeune convoqué chez le directeur et qui s’y rendra sera à son tour “contaminé” par cette entité extraterrestre venu pour dominer la terre. Ainsi la majeure partie des élèves subira ce triste sort, ces derniers n’osant pas aller à l’encontre de l’autorité (de l’établissement ou parentale). Seule une minorité s’enfuiera pour résister à l’invasion. Parmis eux : le cancre beau-gosse, la nouvelle arrivée, la rebelle, le joueur de foot américain, la cheerleader hautaine et l’intello souffre-douleur. Malgré ce monticule de stéréotypes, cela fonctionne à merveille notamment grâce à une excellente interprétation des acteurs (Josh Hartnett et Elijah Wood en tête). Les seconds rôles ne sont pas en reste non plus avec notamment : Robert Patrick, Salma Hayek et Famke Janssen en professeurs malfaisants.

THE FACULTY

En plus de cet excellent casting, il ne faut pas oublier la réalisation alerte de Robert Rodriguez qui, après Desperado et Une nuit en enfer; montre qu’il peut facilement transcender un genre. En effet, malgré une histoire finalement assez banale, Rodriguez réalise un excellent film dôté d’un suspense constant, de plusieurs morceaux de bravoures et de dialogues percutants.

Le film est ponctuée de moments tous plus jubilatoires les uns que les autres : l’analyse de l’organisme par le prof et ses élèves, le face à face Josh Hartnett / Famke Janssen, l’attaque du professeur Furlong dans la salle de classe, la prise de drogue afin de dépister la contamination, la scène sur le parking avec le bus et la voiture de Zeke, la scène de la piscine, celle des vestiaires…Bref, le film est une accumulation de moments intenses et prenants.

Pour conclure, on pourrait résumer le film par une phrase d’un des personnages principaux : “Défonce garantie, cocktail qui bastonne” !

Note : 9/10

Voir les commentaires

Rédigé par Gib

Publié dans #Critiques

Publié le 2 Mars 2010

MANHUNT

Après l’article sur “Cold Prey”, encore un film norvégien ! C’est pas spécialement fait exprès mais ça montre la vivacité du cinéma d’horreur qui vient du froid !

“Manhunt” donc, je vais vous en faire une petite critique ! Toutefois, avant de démarrer, il me faut vous expliquer le contexte dans lequel j’ai vu ce film…

Tout a commencé, un samedi soir ou il faisait froid, très froid (c’était samedi dernier en fait), j’avais invité mon pote Grégo (le même que dans l’article précédent) ainsi que mon autre pote Fat, à venir passer la soirée à la maison. Grégo arriva avec à la main le fameux DVD de “Manhunt”. Toutefois, avant de lancer le film, il se passa quelques heures durant lesquelles nous avons bu quelques bières et mangé quelques pizzas en nous esclaffant des nombreuses boutades que nous lancions.

Autant vous dire qu’au moment de lancer le DVD, nous étions plus dans une optique à regarder “la 7eme compagnie” ou “le gendarme de St Tropez” plutôt qu’un film d’horreur.

J’ai préféré préciser ce contexte car cet état d’esprit peut avoir, peut être, une influence sur mon avis à propos de “Manhunt”.

MANHUNT

Le film démarre et tout de suite, on pense à “Massacre à la tronçonneuse”. Une petite introduction qui montre que ça va mal se passer puis une bande de jeunes en route pour une randonnée qu’ils ne feront jamais.

Du côté de mon salon, c’est l’hilarité. Grégo se moque du type bizarre qui dessine des trucs sur les vitres avec la buée et Fat…Bah, il est déja reparti se chercher une bière.

Jusque là, il n’y a pas encore eu de dialogues. Juste une musique qui accompagne notre bande de jeunes gens. Quand les dialogues apparaissent, on remarque que le doublage français n’est pas super concluant pour tous les acteurs… On ne sent pas tous les doubleurs super inspirés ni les dialogues d’ailleurs qui ne sont pas spécialement ridicules mais pas non plus très convaincants.

MANHUNT

Voilà nos héros (au nombre de 4, 2 filles et 2 garçons) arrétés à une station essence pour faire le plein de la voiture, vider les vessies et se nourrir.

Là, les problèmes commencent. Aux toilettes, une des filles se fait griffer par un poivrot bizarre et dans le restaurant, un des mecs du groupe s’embrouille avec la moitié du rade. La scène est interessante mais bizarrement, il manque quelque chose. Quelque chose qui créerait une angoisse du spectateur comme on a pu la resentir dans des films comme “Massacre à la tronçonneuse” (avec la femme de la boutique qui dit d’aller au vieux moulin Crawford aux héros du film) ou “Cabin fever” (et les marchands “racistes”). Ici, on sait que ça va partir en vrille et pourtant, on ne s’inquiète pas.

Pareil pour la suite quand nos héros prennent dans leur voiture une jeune fille paniquée. Autant dans “Massacre à la tronçonneuse”, l’arrivée de l’auto-stoppeuse installe un malaise, autant dans “Manhunt”, ça ne nous fait ni chaud ni froid.

Le premier tiers du film se termine et on va enfin entrer dans le feu de l’action avec l’arrivée de nos tueurs.

A partir de ce moment et jusqu’à la fin du film s’en suivra la fameuse chasse à l’homme promise dans le titre. Alors, que vaut-elle cette chasse à l’homme ? Et bien, elle donne en effets gore ce qu’elle enlève en suspense car le défaut principal de film, à savoir son manque d’ambiance et de tension, durera jusqu’à la fin du long métrage.

Que peut-on en conclure ? Personnellement, malgré mon peu d’implication dans le film (à cause du contexte expliqué au début et surtout car il manque vraiment l’ambiance pesante que réclame ce genre de film) et un scénario classique, pas spécialement passionant, j’ai trouvé ce film sympathique et il m’a contenté dans ma recherche d’amusement pour la soirée grâce à ces bons effets sanglants, notamment une cheville cassée et quelques coups de fusils bien sentis.

Sentiment pas tout à fait partagé par mes compagnons de soirée. Grégo, pourtant grand fan de films de genre, a été déçu et Fat a trouvé ça “nase” surtout au niveau des dialogues. Par contre il a apprécié les filles du film tant qu’elles ne parlaient pas.

Voilà, le film se termine (au bout d’1h15 seulement) et le DVD est retiré pour être remplacé par le Blu-ray de FIFA ! Alors, je termine cet article avec une dédicace pour Grégory Thil qui a marqué les 2 buts de ma victoire contre Grégo et ses nantais ! Fat lui, n’a pas vu le jour avec les monegasques . Hihihi.

Ma note pour le film : 6/10

Voir les commentaires

Rédigé par Gib

Publié dans #Critiques