Publié le 21 Octobre 2013

METALUNA, c'est un magazine dont je vous ai déjà parlé sur ce blog mais c'est aussi une boutique et une maison de production cinématographique. Leur prochain projet qui a été tourné cette année par Alexandre Bustillo et Julien Maury (A l'intérieur, Livide) s'intitule "Aux yeux des vivants" et voici donc les premières images (ci-dessous). L'ambiance a l'air très réussi et semble convoquer la nostalgie adolescente d'un "Stand By me" afin de la mixer à de l'horreur pure. Plane au dessus de ce projet, l'ombre des 80's. Hâte de voir la suite !

METALUNEWS
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METALUNA, c'est donc aussi le METALUNA STORE dont voici quelques photos prises lors de ma dernière visite ! La boutique se situe au 7 rue Dante, 75005 à Paris et est tenue, entre autres, par Jean-Pierre Putters, Fabrice Lambot, Bruno Terrier avec de nombreux passages de Rurik Sallé ! Bref, la fine équipe de "Movies 2000" dans un lieu plus spacieux. Vous y trouverez toujours des milliers de DVD dont pas mal de raretés, des affiches, des livres, des t-shirts, des fanzines, des statues grandeur nature de Rurik nu (ah, je crois que le stock est épuisé pour cet article là) ! Bref, Allez-y !

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Pour finir, parlons du dernier numéro de METALUNA, le mag ! Avec en couverture, le grand Eli Roth pour une interview exclusive ! Et même si les compères de METALUNA ne le qualifie pas de génie, perso, je trouve tout de même que c'est un des meilleurs réals de péloches de genre contemporain, qu'il a réalisé un des meilleurs films d'horreur du début des années 2000 (Cabin Fever) et qu'il a réussi avec les deux premiers Hostel a créé des torture-porns à la fois violent et "intelligent". Contrairement à bon nombre de films du même style qui sont arrivés après lui. Bref, dans cette interview, Eli nous parle de son prochain film, The Green Inferno, et des conditions de tournage difficiles dans la forêt amazonienne, au Pérou (Superbe pays, cela dit en passant, ou j'ai passé un mois, l'an dernier. On s'en fout ? Bon,tant pis (pas les orgues)!). Dans ce numéro, vous aurez aussi droit à une interview exhumée de Dario Argento à l'époque ou l'homme était un demi-Dieu (mais il l'est toujours dans nos coeurs) ainsi qu'une bataille rangée à propos du génial "Machete Kills" (oui, Rurik, tu as raison !). Et si vous n'êtes pas encore convaincu de la qualité de ce magazine, sachez qu'il y a plein d'autres trucs cools dont notamment une photo de moi ! Paraît même que je suis ébouriffant !

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Rédigé par Gib

Publié dans #Presse

Publié le 19 Octobre 2013

Entretien exclusif avec Jean-Marc Vincent

Il est 10h30 du mat’, en ce lundi de septembre, lorsque j’arrive au lieu de rendez-vous fixé pour m’entretenir avec Jean-Marc Vincent. L’avoir rencontré lors d’une séance de dédicaces, il y a quelques temps, était déjà un honneur alors que dire de recevoir une invitation de sa part pour un déjeuner afin de parler de son prochain film ? Surtout en ayant la primeur des informations avant les « gros » magazines et les autres médias.

Après quatre heures de discussion, deux heures d'enregistrement audio, de nombreuses digressions sur le cinéma en général, voici, ci-dessous, après tri et reconstitué pour vous, les informations exclusives sur le prochain long-métrage du réalisateur de "Noël et les garçons" et de "Eject".

Un scenario providentiel

Le film en question s’intitule « C’est la vie » et raconte l’histoire de Félix, scénariste, petit auteur jusque là spécialisé dans le documentaire, sur le point de terminer un projet de fiction en lequel son producteur et lui – surtout lui – croient beaucoup. A quarante cinq ans passés, il vit depuis cinq ans dans un petit pavillon de la côte normande où son existence est en fait organisée en fonction de celle de sa mère, Geneviève, qui, handicapée, cohabite avec lui car elle ne peut plus se débrouiller toute seule… Une cohabitation qui se fait au grand dam de l’amie de Félix, Patricia, qui, au bout de trois ans de relations, commence à se lasser de cette situation mère fils un peu trop fusionnelle à son goût… C’est alors que Félix entreprend d’améliorer l’ordinaire de sa mère, déclinante, en lui faisant construire une terrasse… Comme on dit : petite cause, grands effets ! L’équilibre précaire qui régissait jusque là le petit univers de Félix va s’en trouver rompu… et sur tous les plans !… Au point même de finir par faire rejaillir en lui ses vieux démons…

Voilà pour ce scénario quelque peu éloigné des précédents travaux de Jean-Marc Vincent mais qui se rapproche de sa personnalité et surtout de son vécu. Pourtant, aussi personnel soit-il, le scénario n’est pas sorti de l’esprit de Jean-Marc Vincent. «Je n’ai pas écrit le scénario, pas une ligne. En fait, mon directeur de production démarchait un certain nombre de producteurs et je lui avais dit que j’étais disponible. Il me connaît suffisamment pour savoir quels projets pouvaient m’intéresser et que je n’ai pas envie de faire « Camille redouble ». Le réalisateur laisse un temps d’arrêt puis poursuit sa digression « Bon, j’aurai pu le faire mais j’aurai cité « Peggy Sue s’est mariée » ! Je vais encore me faire des amis (rires). Faut être respectueux du matériau d’origine, en plus c’est Coppola, ce n’est pas honteux ! Si je réalisais un film sur un cyborg qui vient du futur pour modifier le court du temps, je citerais Cameron ! ». Voilà qui est dit.

"Faux Départ" de Jean-Marc Vincent

"Faux Départ" de Jean-Marc Vincent

Pour en revenir à la proximité du vécu du réalisateur avec celui de Félix, le héros de « C’est la vie », rappelons que Jean-Marc Vincent a connu des moments difficiles dans sa carrière et tout comme Félix, le réalisateur a décidé de « s’accrocher ». La passion du cinéma, oui, mais encore faut-il pouvoir en vivre et comme le lui a indiqué récemment Jean-Hughes Anglade : « Tu as une patte : maintenant faut que tu trouves les moyens de tes ambitions ».

Ce qui est en cours d’être fait avec « C’est la vie », film budgété autour de 3 millions d’Euros. Une somme honnête afin de pouvoir intégrer tout ce que le réalisateur a envie d’injecter dans le film. « La pire douleur est de prendre le scénario et de me dire que je ne pourrais pas mettre tous les éléments dans le film ». Bien sûr, pour mettre l’argent sur la table, il faut que les producteurs croient au projet. « Tu ne peux pas vendre ton projet s’il n’y a pas de réflexion en amont sur le retour sur investissement ». Il faut dire que le scénario de Régis Duprez en a sous le coude pour convaincre les producteurs. Une histoire « simple » mais efficace, universelle qui se situe dans une époque contemporaine, ce qui évite de gonfler le budget nécessaire. Une histoire qui rappelle donc des souvenirs, pas toujours agréables à Jean-Marc Vincent, mais comme il le dit si bien : « La vie n’est pas un film mais il faut avoir vécu pour faire des films » !

Entretien exclusif avec Jean-Marc Vincent

La vision du réalisateur

Bien que l’histoire de « C’est la vie » est un drame à consonance sociale, ce qui a attiré Jean-Marc Vincent, c’est tout autre chose. « C’est la vie », c’est une sorte de western ! » clame-t-il avec entrain. « Le film va être surprenant. C’est un film d’une noirceur épouvantable et je me fous si le public n’est pas d’accord même si je pense qu’il va suivre le personnage de Félix jusqu’au bout et qu’il ne l’oubliera pas. Félix est un héros qui va lutter tout le temps et qui va franchir des étapes pour arriver au bout de sa quête. C’est un héros universel. Il a des alliés, des adversaires, il ressent des sentiments très forts, il a été confronté à la mort, il en revient et il a payé le prix. Comme dans un western, il y a la scène de baston dans le saloon avec le club-house, il y a le duel avec la scène du parking… Il y a un côté crépusculaire que j’aime bien. »

Cette vision du film a bien plu au producteur qui voulait « un réalisateur qui n’ait pas de problème avec la violence car c’est le cœur du sujet. Je lui ai expliqué que le thème du film est très américain, un cinéma dans lequel tout part du conflit… Du western au polar en passant par le fantastique, tout s’est construit autour du conflit. J’avais l’impression d’avoir un sujet qui n’était pas du tout français et qu’on pouvait en faire un film stylisé, anglo-saxon. » Une aubaine pour Jean-Marc Vincent qui officie dans le cinéma de genre depuis quelques années et qui a grandit avec les films fantastiques. « Le film part à un moment vers l’onirique, vers un univers que je connais bien. J’ai grandi en regardant Mad Max… Vu le côté drame du film, pour ne pas que ça ressemble à un téléfilm, je me suis dit qu’il fallait styliser la réalisation pour le transformer en un bon film noir ». Vouloir traiter un film dramatique sous le prisme du film de genre, alors que ce scénario pourrait être réalisé beaucoup plus classiquement (ce que n’aurait pas manqué de faire la plupart des réalisateurs français), sort clairement le projet de l’ordinaire. Réaliser des scènes qu’on pourrait presque qualifier de la vie quotidienne sous l’angle du western ou inspiré par des films « post-apo » a de quoi attirer la curiosité de n’importe quel fan de film de genre. Ici, pas d’aliens, pas de robots géants, pas de paranormal. Uniquement des êtres humains avec leurs qualités, leurs défauts, leur passif et leur lâcheté que Jean-Marc Vincent veut mettre en valeur grâce à une réalisation inspiré des plus grands films de genre et des films noirs.

"Noël et les garçons" de Jean-Marc Vincent

"Noël et les garçons" de Jean-Marc Vincent

Car ce qui intéresse vraiment Jean-Marc Vincent, c’est la touche humaine du film. Un scénario qui s’attache aux personnages tout comme le réalisateur s’est attaché à eux. Un film humain donc, stylisé mais qui ne va pas dans l’esbroufe technique juste pour attirer le chaland fan de blockbuster. « J’avais envie de faire un film qui me parlait. Avant celui là, j’ai reçu des scénarii de films de science-fiction qui étaient hyper techniques. Il ne s’agissait pas de raconter une histoire mais de faire une prouesse technologique ! Ça ne m’intéressait pas… Même si je pense que « Pacific Rim » est un chef d’œuvre, par exemple ! Parce que Guillermo Del Toro est une bonne personne, il tient à ses personnages et il procède dans l’ordre, il n’a pas débuté par « Pacific Rim ». Tu sais que c’est un homme qui respecte l’espèce humaine et qui l’aime. A partir de là, il peut mettre ses personnages dans des carcasses de métal, jamais il n’oublie l’humain."

Plutôt que la science-fiction, les influences de Jean-Marc Vincent pour « C’est la vie » sont plutôt Sam Peckinpah, John Schlesinger, James Gray ou Michael Mann. « Michael Mann, c’est le grand maitre du cinéma contemporain. Avec « Révélations », il a fait un film passionnant de 3 heures sur un sujet qui tient sur un article. C’est ce que j’ai appris de Michael Mann, quand tu traites un genre, il faut détourner un autre genre pour le traiter. « Révélations », c’est un film noir. « Heat », c’est un western. Procéder comme cela permet d’avoir plus de liberté. » Vu les influences du bonhomme, ça risque de nous changer d’huis-clos en champs/contrechamps que le cinéma français a tendance à trop nous proposer !

A projet ambitieux, pression importante ! Mais cela motive encore plus le réalisateur. « Je sais que je dois faire un certain nombre d’entrées ! Bien sûr, J’ai des angoisses liées à savoir si je vais avoir les moyens de faire ce que je veux et est-ce que je vais être compris ? Mais ça ne me fait pas peur de prendre ces risques ». Pour le moment, le mystère plane toujours sur le casting du film. Même si Jean-Marc Vincent a des pistes sérieuses, rien d’officiel pour le moment tant que la production ne sera pas plus avancée et surtout « afin de ne pas coincer les comédiens en dévoilant des noms trop tôt et aussi car, pour certains rôles, cela risque de changer ».

Sur le tournage d'Eject

Sur le tournage d'Eject

L'avenir

Même si « C’est la vie » n’en est qu’en phase de pré-production, Jean-Marc Vincent ne se repose jamais sur ses lauriers ! Beaucoup de projets en tête et sur le papier. Parfois, vers des directions qui peuvent surprendre, Jean-Marc Vincent s’éloignant de plus en plus du cinéma de genre « Avec mon complice d’écriture depuis plus de 20 ans, Hubert Chardot, on en a eu marre d’écrire des choses que tout le monde trouvait très bien mais dont on nous disait que ça allait être très compliqué de les monter car ce sont des films qui sont nécessairement chers du fait que ce soient des films historiques ou qui traitent de sujets trop lourds ou trop fantastiques… On est donc parti, pour notre futur projet, sur une comédie… On n’a jamais galéré autant pour écrire un scénario, car c’est super compliqué comme exercice. On s’était dit : pas de flingues, pas de tronçonneuse, pas de sang, pas de gonzesses à poils. On veut faire une comédie familiale». Aussi bonne cette idée soit-elle, il est dommage de constater que certains producteurs français sont trop frileux pour financer des films de genre, qu’ils trouvent pourtant bons, et préférer produire des films pour les prime-time de TF1 ! Enfin, la roue peut tourner selon les époques, n’oublions pas que beaucoup de scénarii, tels que « Tueurs Nés », avaient été refusés dans un premier temps avant d’être ressortis du placard et de connaître le succès. Malgré ce changement de direction, on ne doute pas que Jean-Marc Vincent gardera tout de même un pied dans son genre de prédilection et qu’il saura mettre son talent au service de tous types de cinéma.

Dans un premier temps, on a donc hâte de découvrir à l’écran toutes les « promesses » et ambitions qu’a Jean-Marc Vincent pour « C’est la vie » ! Une aventure qui semble bien engagée et qui donne déjà envie d’aller au cinéma ! On peut compter sur Jean-Marc pour nous donner tout cela et pour mettre le budget et ses tripes afin d’obtenir un résultat de qualité surtout que « si le spectateur paye dix euros pour entrer dans une salle, faut pas se foutre de sa gueule ! ». Une bonne manière de tout résumé et qui en dit long sur l’authenticité et sur les intentions du réalisateur.

 

Tournage de "C'est la vie" prévu courant premier semestre 2014.

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Rédigé par Gib

Publié dans #Interview

Publié le 6 Octobre 2013

"This is the end", logiquement intitulé "C'est la fin" en France est un film réunissant la crème de la nouvelle vague de la comédie américaine : Seth Rogen, Jay Baruchel, Jonah Hill, James Franco, Danny McBride, Craig Robinson épaulés par des seconds rôles tels qu'Emma Watson, Michael Cera, Rihanna ou encore Channing Tatum. Un bien beau casting qui ne se prend pas aux sérieux puisque chacun incarne son propre rôle dans une version pas vraiment à leur avantage. Pour exemple, Rogen est un glandeur fumeur de joints, Baruchel est un rabat-joie qui n'aime personne, Cera est un crétin cocaïnomane... Des personnages qu'on pourrait détester mais qui sont finalement attachants grâce à leurs défauts mais aussi grâce à leur humour et au plaisir qu'arrive à transmettre au public cette bande de joyeux drilles... Encore faut-il aimer l'humour potache et qui vise en dessous de la ceinture.

THIS IS THE END - La critique
THIS IS THE END - La critique

Si cette comédie a sa place sur ce blog normalement destiné aux films de genre, c'est parce qu'elle repose sur un sujet fantastique. En effet, toute notre bande d'acteurs se retrouve confrontée à ce qui semble être la fin du monde au moment où ils sont ensemble entrain de festoyer. Los Angeles se trouvant dévastée, ils n'ont pour d'autre choix que de s'enfermer dans la maison de James Franco et d'essayer de survivre avec le peu de rations qu'ils ont, à savoir un peu de bouffe, de l'alcool, des drogues, un bouquin de cul et un milky way. Milky way qui deviendra objet de discorde mais surtout de vannes et de rires pour le spectateur. Et oui, la plupart des moments hilarants du film proviennent du décalage entre le contexte apocalyptique et les réactions des personnages. Entre la dispute pour le milky way, la discussion sur le viol potentiel d'Emma Watson, les embrouilles pour savoir qui a déversé son fluide sur le livre porno ou le tournage de la suite de "Délire Express" avec les moyens du bord et un scénario "écrit" sous défonce, les vannes fusent et font mouches grâce au jeu des acteurs, tous excellents.

THIS IS THE END - La critique
THIS IS THE END - La critique

Dans sa deuxième partie, le film part vraiment dans le fantastique à base de gros monstres et de parodies savoureuses de films cultes notamment "L'exorciste" ou encore "Mad Max" avec un gang de cannibales et Channing Tatum en esclave sexuel. Sans perdre son sens du comique, le scénario se permet d'enchaîner quelques scènes gores du plus bel effet. Réjouissant pour ce genre de film surtout que le final, complètement barré (tous tentent d'être le plus gentil possible afin de rejoindre le paradis) est à la hauteur des attentes. Alors, même si le métrage semble parfois réalisé à la "va comme je te pousse", que le sous-texte critique est minimaliste et que le scénario traîne un peu en longueur, il faut bien avouer que le résultat est plus qu'enthousiasmant, sous réserve d'apprécier l'humour débile (que certains qualifieront de lourdingue). Un très bon film de potes à voir avec ses potes !

Ma note :

5/10 si on n'aime pas l'humour potache.

8/10 si on aime l'humour potache.

10/10 si on aime l'humour potache et qu'on a des potes, de la bière et de l'herbe à disposition.

THIS IS THE END - La critique

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Rédigé par Gib

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