Publié le 21 Février 2014

INTERVIEW : MAURICE BARTHELEMY

Chers lecteurs, je vous vois venir avec vos grands chevaux à vouloir me dire : "Pourquoi Maurice Barthélemy sur ce blog ? Il ne fait pas de films d'horreur !". Je vous répondrais par les trois raisons suivantes : 1/ Maurice Barthélemy a réalisé "Pas très normales activités" qui bien qu'étant une comédie utilise les codes et l'esthétique des films d'horreur. 2/ Car c'est un fan de films de genre depuis l'enfance comme vous allez pouvoir le découvrir dans cette interview. 3/ Surtout, comme beaucoup, je l'adore donc même s'il n'aimait pas le cinéma horrifique, je l'aurai quand même invité ! Place donc à Maurice Barthélemy et à sa vision passionnante du métier dont il parle en toute simplicité. On y découvre un homme acharné, cinéphile et humble en plus d'être bourré de talent, de nous faire rire et de nous émouvoir depuis pas mal d'années. Enjoy.

1/ Je sais que vous aimez beaucoup les films de d’horreur. Qu'est ce qui vous attire dans ce genre de film ?

Quand j'ai eu 13 ans, mon seul but était d'aller voir un film d'horreur. J'attendais ça avec impatience comme pouvoir conduire une mobylette. Donc, quand j'ai eu 13 ans, le premier film d'horreur que je suis allé voir c'était « Halloween 2 ». J'y suis allé, je crois, le jour de mon anniversaire, et je me suis pris le film en pleine poire. Il représentait tous les trucs qui me faisait le plus flipper au monde et j'ai eu peur comme jamais je n'ai eu peur avant. Par la suite, j'y suis retourné pour retrouver les premières émotions que j'avais ressenti… et que je n'ai pas retrouvé. J'ai revu « Halloween 2 » par la suite, que je ne trouve pas mauvais du tout, il est même meilleur que le premier, je trouve. Après, j'ai vu tous les films qui sortaient à cette époque là, les films de Carpenter, de Cronenberg... C'était la période un peu faste du cinéma d'horreur. Ensuite, j'ai vu « L'exorciste » (qui était déjà sorti avant), les « Amityville », les Damien(s) et autres films de cette époque et puis ça s'est un peu tassé quand j'ai eu autour de 20-25 ans. J'y suis revenu quand le DVD s'est démocratisé, j'ai revu des films que j'avais ratés. Maintenant, en VOD, si je peux m'en chopper un, un peu amusant, je n’hésite pas. Je suis souvent déçu car, aujourd'hui, le problème est qu'avec les effets spéciaux tout est possible et du coup, on en oublie un peu les fondamentaux que sont les bonds dans son siège. Bon, malgré ça, je n’hésite pas à aller voir quand il y en a un sympathique qui se présente au cinéma. Je suis allé voir "The Conjuring : les dossiers Warren" et tout ce qui est sorti à cette époque là. De toutes façons, je les vois tous. Comme j'habite près d'un cinoch, j'y vais généralement à la séance de 13 heures. Je les vois tous mais je les oublis, la plupart du temps, aussi vite. « Insidious 1 », je l'avais vraiment beaucoup aimé. Je garde un bon souvenir de "L'orphelinat" que j'ai trouvé bien foutu. Je trouve que les espagnols ont une bonne approche du film d'horreur. J'aime beaucoup les films d'horreur japonais ou coréens aussi qui ont toujours une manière d'approcher l'horreur que je trouve très simple. Et justement, ce n'est pas asiatique mais ce que j'ai aimé dans le premier « Paranormal Activity » ou dans "Le Projet Blair Witch" c'est qu'ils revenaient à la base, c'est à dire, le hors champs. Pour moi, c'est hyper important dans l'horreur, tout ce qu'il se passe à côté de ce que voit la caméra. Pour le coup, je trouve qu'il y a une belle trouvaille ou une retrouvaille qui a commencé sur "Blair Witch" et qu'on a vu après dans "REC" et autres films de ce genre fait un peu en found footage. J'apprécie parce que c'est simple et que l'air de rien, c'est efficace.

2/ Et c'est justement le fait que ce genre de films style « found footage » vous ait plus ou c'est plus le concept en lui même qui vous a intéressé pour faire "Pas très normales activités" ?

C'était un mélange des deux. De pouvoir utiliser un genre bien précis et de travailler sur la parodie en même temps. De pouvoir aussi filmer d'une façon un peu différente, moins lourde à la fois, avec un montage de "jump cut" et avec une caméra que je pouvais poser, pouvoir tourner en « selfie ». Bref, j'aimais bien ce langage cinématographique là et en même temps, ça me permettait de faire quelques clins d'œil à des classiques du genre. L'idée me plaisait. Ça me faisait plaisir de m'aventurer dans ce domaine là, de façon très modeste. On a cru que "Pas très normales activités" était un peu un "spoof" et en fait ce n'est pas du tout le cas. Même si, effectivement, j'ai un code un peu parodique mais ça s'arrête là. C'est plus un film "clin d'œil".

INTERVIEW : MAURICE BARTHELEMY

3/ Tout à fait, à part l'image finale qui fait directement référence à « Paranormal Activity » mais sinon, le reste n'est pas du tout une parodie du style "Scary Movie".

Oui, c'est ça et puis comme c'est un film qui s'adressait au public de Norman et donc à un public un peu ado, j'ai utilisé les codes d'un film que tout le monde connait pour raconter une histoire d'aujourd'hui avec des jeunes d'aujourd'hui en France.

4/ Vous avez pensé à Norman à quel moment ?

En fait, c'est à partir du moment où j'ai écrit le scénario. Je me suis demandé qui était susceptible de jouer ça donc j'ai pensé à Norman assez vite. J'avais pensé à Baptiste Lecaplain aussi et à Max Boublil, tous ces garçons du net qui font un peu grand ado. Au final, Norman correspondait le plus au personnage.

5/ Norman est très bon. Les personnages sont sympathiques et Thierry Musseau, votre personnage est fantastique !

Je me suis fait plaisir. Généralement, Je n'aime pas trop jouer dans mes films mais là, jouer un bourrin, une tête de nœud c'est ce qu'il y a de plus sympathique à faire.

6/ Il est quand même attachant malgré ces défauts...

Oui mais il est un peu odieux, vicelard et surtout, il est seul. Il a le côté un peu désespéré des gens seuls.

7/ Votre film a été réalisé par rapport à « Paranormal activity » mais avant ça, aviez-vous déjà l’envie de faire un film de genre ?

Oui et j'aimerai bien faire un vrai film d'horreur ! Dans mes boites à idées, j'ai un script, pas du tout développé, mais en tous cas, un synopsis de plusieurs pages sur un film d'horreur qui serait un « survival » mais je n'ai pas encore eu l'opportunité de le faire. On m'a proposé de le développer mais j'ai eu d'autres priorités. Ce que j'aimerai, c'est en faire un vrai, un pur. De toute façon, tous les films de genre me plaisent. C'est pour ça que j'ai une petite filmographie de genre. J'ai commencé avec un « fake documentary » qu'est « Casablanca Driver » après j'ai fait un « road movie », après j'ai fait un film dans un avion et après, j'ai fait un film un peu parodique qui est une sorte de « teen movie ». Donc, généralement, les films de genre me plaisent et j'aimerai être un réalisateur de films de genre mais de genres différents. Sans me comparer, je trouve que des mecs comme Kubrick ou Polanski ont fait des films de genre pendant toute leur carrière. Alors, c'est des grands films mais c'est quand même des films de genre. Polanski a fait "Rosemary's baby", c'est clairement un film de genre. "Le bal des vampires", c'est pareil, c'est un film de genre. Il en a fait d'autres qui étaient plus classiques comme "Le pianiste" mais en tous cas, j'admire ce genre de carrière hyper hétéroclites ou ils ont navigué dans des styles très différents et moi, ça, c'est un truc que j'aimerai faire donc oui, j'adorerai faire un film d'horreur. J'adore le langage très direct, c'est souvent des scripts très simples, une narration très basique mais quand ils sont réussis, c'est souvent de vrais films d'auteur. On a toujours tendance à penser que le film d'horreur est un genre de série B mais il y a quand même de grands auteurs qui émergent à chaque fois, que ce soit Argento, Kubrick... C'est pas du tout un genre que je trouve mineur, au contraire.

INTERVIEW : MAURICE BARTHELEMY

Les films de genre me plaisent et j'aimerai être un réalisateur de films de genre mais de genres différents. Sans me comparer, je trouve que des mecs comme Kubrick ou Polanski ont fait des films de genre pendant toute leur carrière.

Maurice Barthélemy

8/ Justement, ce qui m'a plu aussi dans "Pas très normales activités", c'est que l'ambiance horrifique a été bien retranscrite même si c'est une comédie...

C'était important pour moi de tourner dans un décor naturel, c'est à dire, un endroit qui ne soit pas un décor justement. Cette ferme, elle existe vraiment. On a été frappé quand on est entré dans cette maison qui n'avait pas été modifié depuis l'après-guerre. Ça datait de 1950 et même avant. Dans la maison, il y avait des vieux portraits. Elle était entretenue, il y avait un ménage qui était fait mais l'aménagement n'a pas bougé depuis l'après-guerre et c'était très impressionnant quand on est rentré car elle était "chargée" cette baraque. C'est ça qui m'a plu, c'est de déconner dans un décor un peu flippant. Dans le film, il y a plein de décors comme la salle ou il y a les mannequins qui sont posés. C’était un lieu ou on séchait les fruits. La plupart des décors étaient vraiment tels quels et il n’y avait pas besoin de faire grand chose. C'est comme ça que j'aime travailler, me laisser glisser et imprégner par un lieu et créer le contraste en faisant de la comédie dans un décor un peu inquiétant.

9/ La relation entre Norman et Stefi Celma paraît très crédible que ce soit dans leurs délires ou dans leurs disputes et ils semblent spontanés... Tout était écrit ou y’avait-il de l’improvisation ?

Curieusement, c'était très écrit ce que je leur ai fourni. Par contre, une fois que j'ai ma prise, je laisse l'acteur, sur une ou deux prises, proposer des changements, faire des impros, ce genre de choses. Je fonctionne toujours comme ça pour tous mes films. En général, au montage, je garde moitié de ce que j'ai écrit et moitié des propositions des acteurs. Surtout, je fais en sorte de travailler beaucoup sur le naturel. C'est difficile pour les acteurs de travailler le naturel c'est à dire de faire en sorte qu'on ne voit pas qu'ils jouent. Ce que je fais quasiment sur tous mes films, c'est de mettre l'acteur dans une situation de "non-jeu". Pour cela, je leur demande de savoir leur texte à la virgule près et longtemps à l'avance ce qui fait qu'ils ne sont pas préoccupés par leur texte et il le sorte de façon très naturel. C'est une première chose et puis après, je suis très pointilleux quand tout à coup, un acteur se met un peu à appuyer certaines intonations, à faire trop d'effets sur le texte. Dans ces cas là, j'explique que je veux quelque chose de plus simple, de plus naturel. La dernière chose c'est que je mets l'acteur dans une situation de plaisir pendant le tournage. Je fais vraiment en sorte qu’à chaque jour de tournage, l'acteur ait envie de venir et s'amuse. Du coup, il y a tout le temps sur mes tournages, un climat de détente, d'émulation, de plaisir. Finalement, au bout d'un moment, les acteurs oublient un peu qu'ils sont là pour faire un film et du coup, ils sont très détendus. De fait, j'obtiens souvent un résultat qui est proche de la réalité. Que ce soit dans "Pas très normales activités" ou dans "Low Cost" avec les passagers dans l'avion ou encore dans "Papa", Chabat et le petit gamin sont extrêmement naturels dans leur manière de jouer. Ça, ça me vient du fait que moi-même je suis acteur donc j'arrive à diriger correctement des acteurs devant moi sans passer par de la psychologie un peu gonflante et un peu inutile.

INTERVIEW : MAURICE BARTHELEMY

10/ Vous avez donc l'art pour détendre l'atmosphère. Etes-vous aussi drôle dans la vie que vous l'êtes quand vous jouez ?

Dans la vie, je suis plutôt quelqu'un d'assez calme mais sur un plateau de cinéma, pour moi, c'est toujours un peu particulier. Ça se reproduit tous les deux ans, ça dure un mois, peut être deux et donc, c'est un énorme train électrique dans lequel je vais pouvoir m'éclater pendant quelques semaines. Sur un plateau de cinéma, je suis très heureux. J'ai tendance à être particulièrement détendu, déconnant et en même temps très sérieux. Je m'entoure avec des équipes qui sont très compétentes sur lesquelles je sais que je n'ai pas besoin de créer un climat de tension pour obtenir de bonnes choses. Et puis, je me rends compte de la chance que j'ai de pouvoir tourner un long métrage. On n'est pas tant que ça dans le monde et en France à pouvoir le faire donc pour moi, c'est tellement de plaisir que c'est très rare que je fasse la gueule sur un plateau ou alors c'est que c'est la fin de journée, que je suis fatigué et que tout d'un coup, je bloque sur une séquence que je n'arrive pas à tourner, qu'un acteur bloque et que je n'arrive pas à lui trouver une solution mais bon ça arrive mais c'est extrêmement rare.

11/ Cela fait maintenant 10 ans que vous êtes passé à la réalisation, c'était en 2004 avec « Casablanca Driver ». C'est ce que vous préférez faire ? Vous avez toujours aspiré à être réalisateur même à l'époque des "Robins des bois" ?

Oui, je rêvais quand j'étais gamin d'être réalisateur mais c'était quelque chose que je ne m'autorisai pas parce que je pensais que ce n’était pas possible, que c'était trop compliqué et que ça nécessitait peut être de faire des écoles et d'avoir une grande culture cinématographique. Bref, j'avais plein de complexes et puis quand on a fait « les Robins des bois », avec mes compagnons, on se dirigeait les uns les autres donc déjà j'ai appris comme ça, j'ai appris sur le tas. Après, à l'époque de "Rrrr", on a suivi le tournage de Chabat comme si on était des co-réalisateurs donc, c'est pareil, là, j'ai beaucoup appris. Quand on m'a donné la possibilité de réaliser "Casablanca Driver" qui était un film complexe à faire pour un premier film, j'ai tout appris. Donc, quand je me suis retourné, que j'avais réalisé mon premier film et que j'ai fait le constat : "bon, il a des défauts ce film mais en même temps, il a des qualités", je me suis dit que c'était ça que j'aimais faire. J'adore jouer, j'ai toujours beaucoup de plaisir à jouer mais très clairement mon métier c'est réalisateur. C'est ce qui me plait le plus au monde. Etre réalisateur, c'est suivre un projet de la page blanche jusqu'à la sortie en salle, jusqu’à la sortie DVD et encore après les gens continuent à vous parler des films que vous avez fait. Ça c'est une satisfaction que n'ont pas les acteurs. Les acteurs, ils se pointent sur un tournage, ils jouent et après on les invite à l'avant première puis basta. Alors que le réalisateur assiste à toutes les étapes de l'élaboration d'un film et c'est ultra passionnant parce que toutes les étapes sont géniales, mais vraiment toutes, il n'y en a pas une de chiante. Je participe à tout : l'écriture car souvent c'est moi qui écrit en passant par le casting, les repérages, le tournage évidemment. Le montage, j'y suis en permanence, je ne rate pas un jour de montage. Après, il y a le mixage, les bruitages, l'étalonnage, la fabrication de la bande annonce, la conception de la campagne et de l'affiche et puis après la promotion, la tournée de province pour présenter le film et enfin, il y a la sortie du film donc moi j'assiste à tout, j'essai de tout contrôler même si le problème quand on est réalisateur c'est qu’on ne peut pas tout contrôler.

INTERVIEW : MAURICE BARTHELEMY

J'aime bien inventer, chercher dans des contrées qui n'ont pas encore été explorées, faire des films qu’on ne voit pas forcément en France, ça c'est mon truc.

Maurice Barthélemy

12/ Car vous pouvez avoir une pression du producteur ou du distributeur ?

Oui, pour la bande annonce, c'est souvent le distributeur qui décide mais en même temps, j'essai, au maximum, avec mes propres moyens de toujours avoir mon mot à dire. Après, on regrette toujours, il y a toujours des petites erreurs, des choses sur la communication ou la bande annonce dont on est pas satisfait mais j'ai toujours le sentiment d'avoir fait ce que je pouvais.

13/ Votre premier film "Casablanca driver" est devenu culte pour beaucoup...

On m'en parle assez souvent. Je tombe sur des gens très différents qui adorent ce film et ça me touche parce que déjà, c'est mon premier film donc c'est un peu comme le premier gamin. Les sensations que j'ai eu sur ce tournage sont uniques et puis c'est un film qu'on ne pourrait pas refaire aujourd'hui parce que la logique commerciale m'empêcherait de faire ce film. C'était quand même un film très particulier, assez audacieux et assez ambitieux. Je ne pourrais pas le refaire avec les conditions actuelles. C'est un film qui est très libre et j'ai eu la possibilité d'y mettre tout ce que j'avais envie de mettre et toutes les références cinématographiques que j'avais tout en essayant de faire un film drôle et un peu pathétique aussi. J'y ai tout mis et "Casablanca Driver" a des défauts mais comme tous, ça n'existe pas un film parfait. Aujourd'hui, je suis très content quand on vient m'en parler, ça me fait toujours super plaisir et il continue son bonhomme de chemin, il est beaucoup téléchargé. Il est aimé aussi bien par des intellos que par des gens de tous les milieux et c'est tant mieux. C'est pour ça que je fais ce métier.

14/ Pour tous vos films que vous avez réalisé, vous avez créé de nouveaux personnages. N'avez-vous jamais pensé ou voulu utiliser des personnages déjà existants comme Father Tom ou les personnages de "Radio bière foot" ?

Non, en fait, on s'est posé la question à une époque mais j'ai toujours un problème avec la facilité. Je vais toujours chercher la complexité, jamais je n'exploite les concepts un peu évidents. C'est peut-être une erreur et c'est peut-être la raison pour laquelle je ne fais pas des films qui font énormément d'entrées. C'était un peu de la facilité d'aller chercher un personnage existant parmi les Robins et ce n’est pas mon truc. J'aime bien inventer, chercher dans des contrées qui n'ont pas encore été explorées, faire des films qu’on ne voit pas forcément en France, ça c'est mon truc. De plus, ça appartenait aux « Robins des bois » ces personnages. Ce sont des personnages qu'on a créé tous ensemble même si Father Tom ou Houdin le magicien, c'est moi qui les interprétait donc ça aurait été un peu opportuniste de ma part de récupérer ces personnages et d’en faire un truc pour une ambition personnelle.

INTERVIEW : MAURICE BARTHELEMY

Reformer les "Robins des Bois" ? Il ne faut jamais dire jamais mais il faut quand même constater que les groupes de comiques vieillissent moins bien que les groupes de hard.

Maurice Barthélemy

15/ Est-ce qu’un jour on peut espérer un « come back » des « Robin des bois » ?

Il ne faut jamais dire jamais mais il faut quand même constater que les groupes de comiques vieillissent moins bien que les groupes de hard. Il faut donc mieux éviter de se reformer généralement. Après, peut être que l’avenir nous remettra ensemble sur un projet. En tous cas, ce qui est sûr c’est que si on se retrouve, ce ne sera pas pour refaire un truc des Robins. Ce sera pour imaginer quelque chose de différent, on ira chercher quelque chose qu’on n’a pas déjà fait. Je n’aime pas le réchauffé, je pense que c’est très compliqué de refaire une chose qui a été créé à une certaine époque dans un certain contexte avec une fraicheur qui était lié au fait qu’on avait un certain âge. Aujourd’hui, on a tous vieillis, on ne peut pas faire tout à fait la même chose donc si on se retrouve un jour, ce sera pour faire quelque chose de différent qui sera peut être complètement foireux mais je préfère qu’on se plante en inventant quelque chose de nouveau que de se planter en réchauffant une vieille soupe.

16/ Les Inconnus qui se reforment pour « Les trois frères 2 », ça vous intéresse ou non ? (NDLR : L’interview a été réalisé quelques jours avant la sortie du nouveau film des Inconnus)

Pourquoi pas, j’irai le voir, je ne préjuge pas. J’ai été assez client des Inconnus surtout sur « La télé des Inconnus ». J’irai le voir sans apriori et je verrais si ça marche ou pas.

17/ Des quatre films que vous avez réalisé, est-ce qu’il y en a un que vous préférez ?

J’ai discuté de ce sujet avec d’autres réalisateurs et en tant que réalisateur, on a toujours une petite préférence pour le précédent parce que c’est le plus récent et qu’on a le sentiment d’avoir avancé un peu plus en termes de réalisation. Sur « Pas très normales activités », il y a une chose dont je suis particulièrement fier, c’est l’humanité des deux personnages principaux voir même de tous les personnages du film. Il n’y a pas beaucoup de personnages, ils sont cinq mais je suis content du travail que j’ai fait sur l’humanité de ces personnages. Quand on voit le film, on a vraiment le sentiment de voir des gens sympathiques en face de nous et on a envie de les aimer. C’est un travail dont je suis fier. Après, c’est vrai que j’ai une nostalgie sur « Casablanca Driver » car c’était un film qui était tellement rigolo à faire, tellement dingue à gérer puisque je jouais dedans, j’écrivais, je réalisais donc j’en garde forcément un bon souvenir. Je garde un bon souvenir de « Papa » dans le côté très intime et puis l’espèce d’aventure qu’était le tournage vu qu’on est parti sur la route avec une petite équipe. « Low Cost », j’en ai des souvenirs assez incroyables. Il faisait 45°C dans l’avion ou en pouvait plus de fatigue et de chaleur. C’est difficile pour moi de choisir, c’est comme cette éternelle comparaison bidon avec les enfants. Quand on est père de plusieurs enfants, c’est difficile de dire lequel on préfère. Pour les films, c’est un peu le même rapport. J’ai pour tous les films que j’ai fait de la sympathie même si je suis obligé de constater qu’ils ont tous des défauts, qu’il y en a un qui a des grandes oreilles, l’autre qui a un long nez et le troisième qui bégaye mais je m’en fous, je les aimes tous.

INTERVIEW : MAURICE BARTHELEMY

Quand on est père de plusieurs enfants, c’est difficile de dire lequel on préfère. Pour les films, c’est un peu le même rapport. J’ai pour tous les films que j’ai fait de la sympathie même si je suis obligé de constater qu’ils ont tous des défauts, qu’il y en a un qui a des grandes oreilles, l’autre qui a un long nez et le troisième qui bégaye mais je m’en fous, je les aimes tous.

Maurice Barthélemy

18/ Avez-vous un projet en cours actuellement ?

Oui, je viens de terminer l’écriture de mon prochain film qui sera plus dans l’esprit de «Papa ». C’est un film plus personnel qui liera la comédie et le drame en même temps. C’est ce que j’avais commencé sur « Papa » et c’est ce que j’ai envie de continuer. Faire un film ou on peut rire et être ému d’une seconde à l’autre. Je ne sais pas si je le tournerai en 2014, j’aimerai bien. Par ailleurs, j’ai d’autres projets de films, plus de genre et c’est en cours mais ça prend du temps.

19/ C’est vous qui écrivez les scenarii de tous vos films, vous n’êtes pas intéressé par des scénarii déjà écrits ?

Je demande à lire de temps en temps. Pour l’instant, je n’ai pas eu l’évidence ou les films sur lesquels j’ai eu une évidence, les personnes qui les avaient écrits voulaient les réaliser. Ca ne s’est pas encore fait mais ça se fera peut être un jour, je ne suis pas contre du tout.

20/ Votre énergie lorsque vous jouez, celle que vous avez depuis vos débuts avec les « Robins des Bois », d’où la tirez-vous ?

C’est ma nature. Enfant, j’étais un sale môme, j’étais un peu agité mais en même temps, c’est parce que ce n’est pas moi. Au quotidien, les gens qui me connaissent savent que je suis quelqu’un d’assez calme, d’assez posé parfois même un peu austère. C’est un peu la nature des gens qui font les cons, ils utilisent la scène ou l’écran pour extérioriser des choses qu’ils gardent pour eux habituellement. Ce n’est pas pour rien que, sans vouloir me comparer, des mecs comme Woody Allen ou Louis De Funès sont ou étaient des mecs super sombres au quotidien, c’est pas des rigolos parce que je pense que ce sont des personnes qui expriment ou exprimaient leurs angoisses par la comédie et ça les rend particulièrement uniques. Je crois que je fais partie de cette école là, je ne dis pas que je suis unique mais en tous cas, je suis quelqu’un de plutôt angoissé dans la vie et j’utilise l’écran pour me débarrasser de mes angoisses.

INTERVIEW : MAURICE BARTHELEMY

21/ Si vous deviez citer une personne qui vous a donné envie d’être réalisateur ou acteur, ce serait qui ?

Une personne qui m’a donné envie d’être acteur, c’est Peter Sellers. Que ce soit dans « La Panthère rose » ou sa folie dans « Docteur Folamour ». Pour moi, c’est l’acteur référence absolu mais en fait, il y en a beaucoup qui sont des références absolus pour moi. Ce sont souvent des acteurs américains ou anglais. Là, je pourrais citer Robert Redford, Paul Newman, Dustin Hoffman, Sam Shepard, bref, il y en a pas mal et chez les anglais : Alan Rickman. Au niveau film, références absolus : Les Monty Python mais aussi les Marx Brothers, Max Linder, Harold Lloyd, Charlie Chaplin, Buster Keaton, tous les premiers burlesques m’ont inspiré quand j’étais petit. Après on remonte à Pierre Dax, Francis Blanche, Les Nuls… ça c’est pour la comédie et pour les films plus sombres : Kubrick, Renoir, Kurosawa, Terrence Malick, Melville, Wiiliam Friedkin, Peter Bogdanovich, Clint Eastwood, bref, c’est des gens qui me nourrissent quand je vois leurs films.

22/ Pour finir, qu’est ce qui vous fait le plus rire : Un sketch de Coluche ou rencontrer une personne qui s’appellerait Jean-Paul Poulpe ?

(Rires). J’aime beaucoup Coluche mais je réponds Jean-Paul Poulpe, évidemment. Si je peux le rencontrer, rien que pour savoir comme il vit ça. Lui poser des questions et lui demander pourquoi il n’a pas fusionné son nom et qu’il ne s’est pas appelé : Jean-Pauploupe ? Bref, ce genre de conneries… Je trouve que c’est encore plus drôle de rencontrer de vraies personnes.

On arrive au bout de l’interview, merci beaucoup Maurice.

De rien, c’était un plaisir.

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Rédigé par Gib

Publié dans #Interview

Publié le 9 Février 2014

INTERVIEW : TOBIN BELL

Que l'on soit fan ou pas, il faut bien admettre que s'il fallait nommer une saga horrifique qui a marqué les esprits dans les années 2000, on citerait bien volontiers "Saw". Avec sept films, tous sortis au cinéma, son "bad guy", John Kramer alias Jigsaw, est devenu une icône de l'horreur comme l'ont été Jason, Freddy, Michael Myers en leur temps. Quoi de mieux pour parler de ce tueur en série que de pouvoir en discuter avec son interprète, le talentueux Tobin Bell. En effet, même avec le talent de James Wan et les pièges incroyablement sadiques des scénaristes, la saga aurait-elle eu le même succès sans la présence inquiétante et charismatique de Tobin Bell ? Probablement pas.

Whether you are a fan or not, we must admit that if I had to name an horror saga that marked spirits in the 2000s, everyone says "Saw". With seven films, all shown on cinema, his "bad guy", John Kramer aka Jigsaw, has become an horror icon as were Jason, Freddy, Michael Myers in their time. What better way to talk about this serial killer than to discuss it with his interpreter, the talented Tobin Bell. Even with the talent of James Wan and incredibly sadistic traps of the writers, the saga would she have had the same success without the disturbing presence and charismatic acting of Tobin Bell? Probably not.

1/ Bonjour Monsieur Bell, Je suis Sylvain du blog français : “Le dernier blog sur la gauche”.

Bonjour… Ah oui, vous êtes français ! J’ai travaillé avec un réalisateur français récemment : Fabien Martorell dans un film nommé “Unbelief”. C’est un court-métrage d’environ 15 minutes. Nous avons tourné à Los Angeles. C’était une bonne experience. Aussi, je serais dans 3 fims bientôt : "Dark House", "Manson Family Vacation" et "Phantom Halo". Tu peux trouver les informations sur IMDB.

1/ Hello M. Bell, I’m Sylvain for the french blog : « The last blog on the left ».

Hello, oh yes, you are French! I worked with a French director recently: Fabien Martorell in a movie called “Unbelief”. It’s short movie, approximately 15 minutes. We have shoot in Los Angeles. It was a good experience. Also, I will be in three movies soon, "Dark House", "Manson Family Vacation" et "Phantom Halo". You can find informations on IMDB!

2/ D’accord. Quand avez-vous decidé de lancer votre carrière d’acteur ?

Lors de ma dernière année de lycée, j’ai décidé de devenir acteur. J’ai assisté à une conférence de Hume Cronyn et Jessica Tandy, deux célèbres acteurs américains des années 60-70. Je les ai écouté parler et cela m’a inspiré. J’avais prévu de devenir journaliste mais j’ai changé d’avis. J’ai quitté l’école et je suis allé à New York pour étudier la comédie. Ensuite, Alan Parker, un réalisateur anglais, m’a engagé pour « Mississipi Burning ». Mon premier rôle dans un film de Major. Un film très très important avec des personnes de qualité qui jouaient dedans : Gene Hackman, Willem Dafoe…

2/ Ok.! When did you decide to launch your career’s actor?

The last year on my college, I decided to be an actor. I attended a conference of Hume Cronyn & Jessica Tandy, two famous Americans actors in the 60’s, 70’s. I’m listened to them speaking and I was inspired. I was planning to be a journalist and I changed my mind. I went out of school and I went to New York City and I studied comedy. Then, Alan Parker, a british director, hire me in “Mississipi Burning”.My first role in a major movie. A very very important movie with high quality people in it: Gene Hackman, Willem Dafoe…

INTERVIEW : TOBIN BELL

3/ Parlons de “Saw”, comment avez-vous obtenu le rôle de John Kramer ?

La directrice de casting de « Saw 1 » connaissait mon travail et m’a appelé pour rencontrer James Wan. Il m’a engagé pour jouer l’homme au sol, dans le sang. Personne, à ce moment là, ne savait qu’il y aurait sept de ces films. Personne ne savait ça. Une de mes motivations était de travailler avec Danny Glover. Je n’avais jamais tourné avec Danny Glover. Et aussi la fin était vraiment surprenante et bien faite. James Wan a très bien réalisé ce moment, il voulait vraiment que ce soit un moment spécial du film. Toutefois, c’était long. Il a fallut que je reste trois semaines comme cela, au sol, pour enfin arriver à ce moment !

3/ Talking about “Saw”, how did you get the role of John Kramer?

The Casting director for “Saw 1” knew my work and she called me to see James Wan. He hired me to play the man on the floor in the blood. None of us knew that there would be seven of these movies. Nobody knew that. One of my motivation was I wanted to work with Danny Glover. I had never worked with Danny Glover. And also the ending was very surprising and well done. James Wan shot that moment very well. And he would be a special moment. However long, I needed to live there which was all about 3 weeks in order to get to that moment.

4/ “Saw” a obtenu un énorme succès. Quelle a été votre réaction ?

Pour être honnête, je n’avais jamais pensé à tout cela. Une fois que j’ai eu fini le travail sur « Saw », je suis passé à un autre projet. J’étais en République tchèque quand le film a été diffusé. Je travaillais sur une série Télé pour NBC et je ne pensais plus du tout à « Saw ». Mais, oui, bien sûr, j’étais content. Le film a été bien reçu et quand j’ai entendu cela, je me suis dit que c’était bon mais je ne pensais pas à en faire d’autres.

4/ “Saw” obtain a surprising success. What was your reaction?

To be honest with you, I wasn’t even thinking about it. Once I finished the job, I was in other project. I was in Czech Republic when the film was realized. I worked on a TV Series for NBC and I didn’t think about Saw. But, yes of course, I was happy. The film got a good reception. When I heard that, I say “Oh, that’s good” but I didn’t think about doing anymore.

5/ Dans le premier film, vous avez un petit mais important rôle. Etiez-vous heureux de développer votre personnage dans « Saw 2 » ?

Hum oui, cela ma donné une opportunité de développer certains aspects de ce qui était dans l’esprit du personnage, toutes ces choses qui le motivent à faire ce qu’il fait. C’était intéressant de développer cette philosophie de son comportement.

5/ In the first movie, you have a small but important role. Were you happy to develop your character in “Saw 2” ?

Hum yeah, it gives me an opportunity to develop some of what is on the mind of the character, what some of the things which motivated him to do what he did. It was interesting to develop the philosophy behind his behavior.

INTERVIEW : TOBIN BELL

6/ A chaque film, vous en découvriez un petit plus…

Bien sûr, lorsque vous passez du temps avec le personnage, vous apprenez plus à propos de lui et c’est le partie la plus intéressante du travail. Vous savez, travailler avec d’autres acteurs comme Donnie Wahlberg et Shawnee Smith aide à en apprendre plus sur John Kramer.

6/ On each movie, you discovered a little more…

Of course, whenever you spend time with the character, you learn more about him and that’s the most interesting part. You know, working with others actors like Donnie Walhberg and Shawnee Smith help to learn more about John Kramer.

7/ Etiez-vous impatient de découvrir les nouveaux rebondissements ?

Cela m’intéressait mais je n’étais pas impatient. Si vous êtes impatient, vous êtes dans la précipitation. Je ne suis jamais dans la précipitation. Je suis un mec lent (rires). J’aime prendre le temps dans le processus, pas dans le résultat.

7/ Were you impatient to discover the new twists?

I was interested but I was not impatient. If you are impatient, you are in a hurry. I’m never in a hurry. I’m a slow guy (laugh). I like to spend time in the process, not in the results.

8/ Vous sentiez vous proche du personage de John Kramer ?

Oui, c’est mon travail. Je dois comprendre ses motivations. Si vous voulez me demander si je ferais ce qu’il fait : Non pas nécessairement mais c’est mon travail de rentrer à l’intérieur de sa peau, de me mettre de son côté et de comprendre d’où il vient et où il veut en venir. Alors, je travaille très dur pour faire cela.

8/ Did you feel close to the character of John Kramer?

Yes, it’s my job. I need to understand his motivations. If you asking me would I do what he does: No, not necessarily. But it's my job to get inside his skin and to beyond his side and understand where is coming from. So I worked very hard to do that.

INTERVIEW : TOBIN BELL

9/ Quel est votre piège préféré de John Kramer ?

Mon piège favori…

9/ What is your favorite trap of John Kramer?

My favorite trap…

10/ Oui… Vous souvenez-vous de tous les pièges ?

Hum, je ne sais pas si je me rappelle de tous les pièges mais je me souviens de la plupart d’entre eux. Le piège qui m’a intéressé le plus n’est pas un des plus célèbres. C’est un piège que l’on voit dans « Saw III ». Il y a un juge dans une cuve, un grand container et ils font tomber des cochons dans le container dans lequel se trouve le juge. J’ai trouvé que celui là était ridiculement dégoutant. Tous ces cochons dans le container autour du juge… J’aime aussi le piège de « la femme de glace » dans « Saw III ». La glace monte graduellement, lentement. C’était très créatif. Je suppose que j’aime quand c’est difficile à accomplir et la personne qui a fait cette effet special s’appelle François Degenais.

10/ Yes… Did you remember all of traps?

Hum, I don’t know if I remember all of the traps but I remember most of them. The trap which interesting me the most is not one of the most famous, it’s a trap in “Saw III”. There was a judge in a vat, a big container and they drop pigs into this container where the judge was. I found that one was ridiculously disgusting. All this pigs into the vat around the judge… I like too the Ice woman trap in Saw 3. Ice comes gradually, slowly. That was very creative. I guess I liked it when it’s difficult to accomplish and the special effect guy is François Degenais.

11/Comment était le tournage avec James Wan ?

James Wan a fait le premier film et c’était très bien de travailler avec lui, c’est toujours bien de travailler avec les créateurs, de travailler sur le matériau de base car James Wan et Leigh Whannel ont le cœur et l’esprit connectés sur les facteurs importants. Leigh jouait très bien et il était un des scénaristes. James et lui sont très proches lorsqu’ils travaillent ensemble. Le résultat de ce genre de collaboration est très bon. Par ailleurs, le moment final du film, dans « Saw 1 », quand je me lève du sol, ce moment est aussi efficace car Leigh Whannel est dans l’action. Sa réaction est fondamentale. James Wan et Leigh ont travaillé ensemble tous ces moments.

11/ How was the shoot with James Wan ?

James Wan done the first movie and it was very good to work with him, it’s always good to work with the creators, to work on the original material because Wan & Leigh Whannel have hearth and mind connected on important factors. Leigh was acting very well in the film and he was one of the writers and himself and James were very close to work together. Result of that kind of collaboration is very good. By the way, the final moment of the film, in “Saw 1”, when I get up on the floor, that moment is only as effective because Leigh Whannel is in action. His reaction is fundamental. James Wan and Leigh worked together on all of those moments.

INTERVIEW : TOBIN BELL

12/ Avec les autres réalisateurs, c’était aussi de bonnes expériences ?

Oui, j’ai travaillé avec Darren Lynn Bousman sur Saw 2,3 et 4. Sur ces trois films, Darren a été génial. Il a réalisé de très très bons films. Il était ouvert aux suggestions et j’ai vraiment aimé ce que nous avons fait. Toutes ces idées, tout ce que nous avons partagé, tout cela. Et pour les autres films réalisés par David Hackl et Kevin Greutert, ces gars connaissaient « Saw ». David était le concepteur de production pour tous les films de la saga et Kevin était l’éditeur pour tous les films. Tout a été très réussi. La fierté pour les producteurs, pour les réalisateurs, pour Lionsgate est que les films sont populaires tout autour du monde. De toutes évidences, les créateurs du film, Leigh et James, l’équipe de production, Lionsgate savent qu’ils ont quelque chose dont le public veut toujours plus. Et pas qu’aux Etats-Unis. Les films sont populaires au Japan, en Europe, etc… Et c’est une très bonne chose.

12/ With the others directors, it was also good experiences?

Yes, I worked with Darren Lynn Bousman in Saw 2, 3 et 4. On these 3 films, Darren was great. He realized the films very very well. He was open to suggestions and I really loved the results. All the ideas, all that we shared, all of that. And for the last public films done by David Hackl and Kevin Greutert, those guys know “SAW”. David was a production designer for all of the Saw films and Kevin was the editor of all of the Saw films. It was all very successful. The pride for the producers, for the directors, for Lionsgate is that the films are popular all around the world. Obviously, The creators of the film, Leigh and James, the production team, Lionsgate knows that they had something that people always want to. It’s not just in US. It’s popular in Japan, in Europe etc… and that’s a very good thing.

13/ Si je vous dis que vous êtes le Jason ou le Freddy des années 2000, êtes-vous d’accord avec cela ?

Je ne sais pas parce que je ne suis pas très connaisseur avec l’histoire des films d’horreur mais vous savez, je veux faire mon travail du mieux possible. Je suis heureux d’être là et tous les acteurs veulent jouer ce genre de personnage. John Kramer a été un personnage merveilleux pour moi. Je serais vraiment très heureux d’être considéré au même niveau que des personnages aussi connus et réussis que Freddy et Jason.

13/ If I tell to you that you are the Jason or Freddy of the 2000’s years, are you agree with that ?

I don’t know because I am not very educated with history of horror films but you know I want do my work at the best. I’m happy to be there and all actors want to play these kinds of characters. John Kramer has been a marvelous character for me. I would be very happy to be considered at the same level as very successful characters like Freddy and Jason.

14/ Y’aura-t-il un nouveau film “Saw” ?

Je ne connais pas la réponse à cette question. Je n’ai pas parlé récemment avec aucune des personnes qui sont impliqués dans la saga « Saw ». Je n’ai pas d’informations à propos de films supplémentaires. Je ne sais pas mais si je trouve quelque chose de spécifique, j’en parlerai sur Twitter et Facebook. J’espère avoir plus d’informations, vous savez, tous les fans en voudraient un peu plus mais je pense que c’est très important que les films suivants soient de bonne qualité.

14/ Will there be a new “Saw” movie ?

I don’t know the answer of that question. I didn't speak with any people who was involved recently. I don’t have any information about anymore Saw films.I don’t know but if I find out something specific, I will speak about on twitter and facebook. I wish I have more information, you know all the fans would like a little bit more but I think it’s very important that they just want keep the following films first-rate.

INTERVIEW : TOBIN BELL

15/ Vous avez joué dans un autre film d’horreur : « Buried Alive », quel souvenir gardez-vous de ce film ?

J’aime la caravane, mon personnage vit dans une caravane et j’ai aimé cela. Ils me l’ont donné pour vivre dedans. Les personnages avec qui j’ai travaillé étaient très bon. Nous avons tourné le film au Nouveau Mexique et nous étions dans les montagnes, il faisait très froid. J’aime mon personnage, c’était un mec fou et il effraie les jeunes gens. C’était un bon groupe de personnes.

15/ You played in another horror movie : “Buried Alive”. Which memory keeped you of this movie?

I like the trailer, my character lived in a trailer and I like that. They give me to live in. the people who I working with was very great and we shot this film in New Mexico and we were on the mountains and it was very cold, I like my character, he is a crazy guy and it scares young people. It was a good group of people.

16/ Quel est votre meilleur souvenir sur un tournage ?

Je dirais que les meilleurs moments pour moi, dans un film, sont quand j’ai travaillé avec Donnie Wahlberg dans « Saw II ». Avec Donnie et puis avec Shawnee Smith. Donnie jouait le détective et Shawnee jouait Amanda. J’aime tous les films, mais mes films avec Donnie et Shawnee, dans « Saw II » et « Saw III » ont été les meilleurs moments.

16/ What is your best moment in a movie, during a shoot ?

I would say the best moment for me, in a motion, is when I worked with Donnie Wahlberg in Saw II. with Donnie and with Shawnee Smith. Donnie plays detective and Shawnee plays Amanda. I love all of the films but the moments with Donnie and Amanda, in Saw 2 and Saw 3, were the best moments.

Merci beaucoup M. Bell.

Thank You very much M. Bell.

INTERVIEW : TOBIN BELL

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Rédigé par Gib

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