Publié le 13 Novembre 2012

Pour la sortie du livre "Mad Movies, Mad... ma vie", j'ai pu rencontrer son auteur : Jean-Pierre Putters, fondateur de la revue "Mad Movies", de la boutique "Movies 2000" (49 Rue de la Rochefoucauld, 75009 Paris), de la société de production "Métaluna" et qui est aussi pâtissier !

En plus d'une photo et d'une dédicace, j'ai ainsi pu l'interviewer. Une interview difficile à obtenir tellement la boutique ne désemplissait pas ! Des dizaines de fans ayant fait le déplacement pour faire dédicacer leur exemplaire du livre par JPP. Après un peu d'attente, j'ai ainsi pu m'entretenir avec lui et ce fût un réel plaisir de pouvoir bavarder avec ce personnage haut en couleur qui, dès mon plus jeune âge et par le biais de sa revue, m'a donné la passion du cinéma de genre. Durant l'entretien, on peut sentir ma voix tremblotante face à ce monument du cinéma et de la presse.

INTERVIEW : JEAN-PIERRE PUTTERS
INTERVIEW : JEAN-PIERRE PUTTERS

Une entrevue en plein "Movies 2000" et donc avec un peu de chahut (j'ai pas dû employer ce mot depuis 15 ans, tiens) mais c'est aussi cette ambiance qui fait le charme du lieu. Bref, une interview pleine d'anecdotes sur la jeunesse de JPP et les quartiers parisiens des années 60-70, sur la naissance de Mad Movies, sur la "Supergirl" Helen Slater et sur ses soutien-gorges, sur les amis de JPP : Rurik Sallé, Jimmy Frachon etc...

Tout le reste, vous le trouverez dans le bouquin "Mad Movies, Mad... ma vie" que je vous conseille vivement d'acheter (ou de vous faire offrir à Noël). Une mine d'informations sur le cinéma de genre et une multitudes de souvenirs. 40 ans de passion dans un même livre.

Merci encore Jean-Pierre !

Ci-dessous l'interview vidéo de Jean-Pierre Putters.

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Rédigé par Gib

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Publié le 13 Novembre 2012

SINISTER

Alors, "Sinister", voyons ça… Réalisé par Scott Derrickson. Inconnu au bataillon. Après une enquête d’environ 30 secondes, je vois qu’il s’agit du réalisateur de "L’exorcisme d’Emily Rose" et de "Hellraiser Inferno". Ok, bon, rien de mémorable mais je ne suis pas du genre à me laisser abattre par une filmographie moyenne. Ce qui est plus inquiétant, c’est ce slogan : « Par le producteur de Paranormal Activity » ! Allez, ne soyons pas trop médisant, après tout "Insidious" et "Le dernier exorcisme" avaient aussi cette mention et c’était plutôt bien. Mais bon, le fait que "Paranormal Activity" soit toujours utilisé comme un argument vendeur m'inquiète sur la santé mentale du public. Bref, passons sur ces doutes de pré-projection et voyons ce que vaut « Sinister ».

SINISTER

Ecrivain en mal d’inspiration, Ellison, décide d’emménager dans une maison où une famille s’est donnée la mort (exceptée une fillette disparue) afin de retrouver un second souffle littéraire et surtout sortir un nouveau best-seller. Il décide donc d’y emmener sa petite famille en omettant de leur parler du drame qui s’était passé ici (En même temps, sa femme est un peu relou !). Alors qu’il pose ses cartons, il découvre une série de bandes Super 8 sur lesquelles se trouvent des vidéos « souvenirs » des anciens propriétaires…

SINISTER

Précédé d’une plutôt bonne réputation, « Sinister » est-il à la hauteur des attentes d’un public de plus en plus en mal de frayeurs cinématographiques ? Film à budget réduit, « Sinister » part malgré tout sur de bonnes bases. Un casting convaincant mené par un Ethan Hawke en forme (et qui commence à être habitué aux films d’horreur après "Daybreakers"), une ambiance teinté de Stephen King (Il n’aurait manqué qu’un petit tour dans la ville, à la manière de "The Secret", pour s’y croire complétement) ainsi qu'une jolie photographie aident à s’impliquer dans le film assez rapidement.

Aussi, la pression monte encore d’un cran lors du visionnage des vidéos super 8 trouvées par notre héros. Tournées façon « films de familles », portées par des images chocs amenées lentement afin de faire monter la tension et par une bande sonore du plus bel effet, ces moments sont un des points forts du film. La preuve que le « found footage » n’est jamais aussi efficace que lorsqu’il est intégré dans un film à la structure classique.

SINISTER

Coté scénario, l'interprétation du spectateur a une place importante. Sa vision du film et surtout des personnages peut varier selon sa propre sensibilité et son vécu. Certains trouveront que le personnage d'Ethan Hawke est un voyeur égoiste à la recherche d'argent et de succès alors que d'autres verront en lui un homme aimant, voulant protéger sa famille mais emporté par une trop grande passion. Pareil pour sa femme, qui passera pour certains comme la voix de la raison et pour d'autres pour une "casse-burnes". Intéressant donc.

Mais attention, tout n’est pas parfait non plus dans "Sinister". En effet, malgré tous les points positifs, il est a noté une certaine redondance dans l’action (le héros va se coucher, il entend le bruit du projecteur dans son bureau, il va voir, il a peur. Le lendemain : pareil, le surlendemain : pareil…) ainsi que quelques légères pertes de rythme à certains moments (syndrome classique des films de couloirs).

On pourrait relever aussi l’utilisation de « jump scares » un peu faciles mais malgré tout efficaces et bien amenés, un peu à la manière du « Jusqu’en enfer » de Sam Raimi.

Au final, un film d’horreur de très bon standing à la réalisation plutôt solide, au scénario (mêlant quête de la gloire à tous prix, curiosité morbide, légendes anciennes et drame familiale) bien ficelé et surtout efficace niveau angoisse.

Ma note : 8/10

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Rédigé par Gib

Publié dans #Critiques