Publié le 26 Janvier 2018

Synopsis :

Londres, 1880.

Une série de meurtres secoue le quartier malfamé de Limehouse. Selon la rumeur, ces crimes ne peuvent être perpétrés que par le Golem, une créature des légendes hébraïques d'Europe centrale. Scotland Yard envoie Kildare, l'un de ses meilleurs détectives, pour tenter de résoudre l'affaire. 

La voici donc la version cinématographique du roman « Le golem de Londres » de Peter Ackroyd. Cette histoire de tueur en série à l’époque victorienne, rappelant volontairement Jack l’éventreur, écrit à la première personne avait, depuis sa sortie en 1994, tout pour faire un film intéressant d’un point de vue visuel et thématique. Rapidement, des personnes s’y sont intéressés mais le projet n’avait pas réussi à voir le jour. Pas avant cette année et la sortie en DVD/Bluray de « Golem » en ce début d’année 2018. Il faut dire que la genèse a été un peu compliquée : problèmes de droits, difficultés d’adaptation, réalisateurs sur d’autres projets… Finalement la vie classique d’une production cinématographique qui aurait pu rester une arlésienne jusqu’à ce que la situation se décante comme le raconte Jane Goldman, fan de la première heure du livre et scénariste du film : « Stephen Woolley, producteur britannique, connaissait ma passion pour le livre et m’a téléphoné pour m’annoncer qu’il avait récupéré les droits et qu’il souhaitait que je me mette à l’écriture du scénario. je n’ai pas hésité une seconde : un rêve devenait réalité ! ».

GOLEM

Jane Goldman, en bonne grâce après avoir écrit « Kingsman » et « Kick Ass », se retrouve donc à la tête de l’écriture du scénario. Pas une mince affaire malgré le potentiel du livre. En effet, celui-ci est écrit entièrement à la première personne. « Jane Goldman a trouvé la solution en reprenant la narration à zéro, en mettant l’accent sur l’enquête menée par l’inspecteur Kildare et son bras droit, Flood. Si ces deux personnages étaient présents dans le livre, ils étaient moins importants » déclare Stephen Wooley avant d’ajouter : « Jane a écrit un scénario inventif, subtil. Elle m’a comblé ».

Restait à trouver un réalisateur apte à faire le film. C’est Juan Carlos Medina qui s’y collera ! Avec un grand plaisir qu’il n’hésite pas à partager : “Ma rencontre avec Stephen Wooley a fait des étincelles ! » dit Medina, « Nous avons instantanément partagé la même vision. Plus j’en parlais, plus je voyais bien que nous étions sur la même longueur d’ondes". Encore fallait-il que le réalisateur arrive à se projeter dans l’ambiance anglaise de l’époque : « La plupart de mes réalisateurs préférés sont britanniques. J’ai grandi avec les films de John Boorman, Alfred Hitchcock, Sally Potter, Derek Jarman et Neil Jordan. Le flamboiement baroque de ceux de Michael Powell et Ken Russel a littéralement infusé en moi quand j’étais enfant». Un connaisseur donc.

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A voir maintenant si le côté baroque a bien été retranscrit ! Au vu de la bande-annonce et des photos, cela semble bien parti. Le réalisateur ayant trouvé un lieu de tournage à la mesure de son ambition. « Nous sommes allés tournés à Keighley dans le Yorshire. Là, nous avons trouvé une zone industrielle remontant à l’époque victorienne. Un endroit gigantesque, avec des rues, des murs encore intacts. Une base solide à la construction de décors que nous avons élargie en recourant aussi raisonnable que possible à des extensions en images de synthèse. Des effets spéciaux visuels que j’ai voulu discrets » précise le réalisateur.

 

Le film étant disponible en VOD/DVD/BLURAY depuis le 23 janvier, n’hésitez pas à aller confirmer par vous-même avant la sortie de ma chronique, prévue le 1er février, sur le site horreur.com !

 

Merci à l’agence de presse MIAM et à Blanche Aurore Duault pour tout le support (photos, notes de production…) qui ont permis la réalisation de cet article.  

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Rédigé par Gib

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