Publié le 24 Février 2010

CABIN FEVER 2 : SPRING FEVER

S’il y a bien un film d’horreur que j’adore dans la génération de films du XXIeme siècle, c’est bien “CABIN FEVER”, l’original, le film d’Eli Roth. Rempli d’humour noir, de scènes trashy et doté d’un scénario diaboliquement fun, “CABIN FEVER” est un petit bijou du cinéma de genre… Alors quand une suite, non réalisée par Eli Roth, fut annoncée, un mélange d’angoisse et d’excitation a envahit mon petit corps tout frêle… J’ai pris mon mal en patience et attendu, attendu de nouvelles infos.

CABIN FEVER 2 : SPRING FEVER

Bon, le film est réalisé par Ti West… Euh, ouais, pourquoi pas ?? On sait le bonhomme fan du genre même si pour le moment, il n’a pas vraiment fait ses preuves. Bon, selon Mad Movies, Ti West ne reconnait plus la paternité du film… Tout de suite, ça craint un peu… Allez, malgré tout, j’ai pas peur, je lance le film, de toutes façons je ne m’attends pas à grand chose ! Advienne que pourra ! Que l’esprit d’Eli Roth soit en lui !

CABIN FEVER 2 : SPRING FEVER

Bon, ça commence pas mal, le film reprend juste là ou se finissait le premier. On retrouve donc, avec plaisir, le personnage interprété par Rider Strong pour un court mais sympathique moment et aussi le sheriff Winston, personnage culte du premier film qui maintient la même folie que dans le film original. Jusqu’ici, on est content. Malheureusement, le reste du casting est beaucoup moins attachant que le sont ces 2 personnages et que ne l’étaient les personnages du premier. La psychologie des protagonistes est beaucoup moins bien travaillé que dans le premier film et manquent aussi beaucoup de charisme. Heureusement que les nombreuses apparitions de Giussepe Andrew (le sheriff Winston) et ses répliques décalés viennent redorer ce casting un peu terne.

CABIN FEVER 2 : SPRING FEVER

Niveau scénario, comme dit précédemment, le film reprend là ou s’arrétait le premier et le virus commence à s’étendre à toute une ville située dans les environs du bois ou se déroulait l’action du premier film. De ce côté là, le film assure juste ce qu’il faut pour permettre de nombreuses scènes trash. Rien de grandiose dans cette histoire d’ados qui se rendent au bal de fin d’année, sauf, bien sûr la propagation du virus qui ne se fait pas sans scènes bien crados ! Comme dans le premier film, “CABIN FEVER 2″ est ponctuée de scène ou dégoulinent diverses semences corporels et ou apparaissent nombreuses pustules et autres purulences ! Le film assure la dose d’effets répulsifs majoritairement concentrés en dessous de la ceinture !

On peut donc relever, sans tout citer, de la morve “ejectée” sur un stylo et ensuite léchée par son propriétaire, une strip teaseuse aux seins plein de boutons, un type qui urine (et pas que ça…) dans la boisson prévue pour le bal, un lycéen dont le pénis a été “contaminé” et qui rejette divers liquides..euh..suspects !

Le film propose aussi quelques scènes de gore plus conventionnelles, comme un découpage de poignet à la scie circulaire ou bien un ongle arraché recollé à la glue et la diffusion de la quasi intégralité de la chanson “Born to be alive” (quoi ? c’était pas une torture du film ça ? Pourtant, c’est l’une des pires !).

Bref, malgré quelques discussions longuettes entre les protagonistes principaux, le film assure le spectacle sans jamais atteindre le niveau du premier film. Niveau réalisation, même constat, c’est correct mais cela fait quand même un peu trop téléfilm. Bon, en même temps, c’était prévisible pour un DTV.

Au final, sans jamais arriver à la cheville de son illustre ainé, “CABIN FEVER 2″ remplit son contrat et permet de passer un bon moment, le film respectant l’univers créé par Eli Roth. Bon, par contre, autant j’ai plaisir à regarder le premier régulièrement, autant je ne sais pas si je resortirais celui là de sitôt…

A voir pour les fans du premier film qui ne s’attendent pas à un chef d’oeuvre, pour les fans de films style “Gutterballs” ainsi que pour ceux qui adoooorent Patrick Hernandez !!

Note : 6,5/10

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Rédigé par Gib

Publié dans #Critiques

Publié le 2 Février 2010

COLD PREY

Comme dirait un bon ami : “Cold Prey, c’est pas mal car on dirait pas un film américain vu que c’est un film norvégien”… Grégo, si tu me lis, big up à toi…

Passé cette intro personnel, rentrons dans le vif du sujet tel la pioche du tueur dans le crane d’une de ses victimes : Cold Prey, c’est vrai que c’est pas mal ! C’est pas non plus phénoménal mais c’est quand même vachement bien. D’ailleurs, derrière la jaquette du DVD (ou du Blu-ray pour ceux qui se la raconte), on peut lire : “On n’a encore jamais vu un slasher aussi parfait !”… Bon, je pense qu’il manque la fin de la phrase qui devait sûrement être “aussi parfait en Norvège”. Parceque non, “Cold Prey” n’est pas parfait et n’est pas non plus le slasher le plus parfait du monde !

COLD PREY

Faisons le tour d’horizon de ses qualités et de ses défauts : Au rang des qualités, on peut noter que techniquement c’est impeccable ! Que ce soit la réal’, les cadrages, le montage, le rythme et tout, c’est assez classe et ça n’a d’ailleurs rien à envier à un film américain (hein Grégo !).

Ensuite, on peut aussi dire que l’interprétation est nickel et permet une bonne immersion dans le film dès les premières minutes. Au niveau du scénario, rien de neuf sous le soleil (ou plutôt sous la neige), ça reste du classique mais de l’efficace. La psychologie et les réactions des personnages sont bien travaillés et les comportements sont beaucoup moins absurdes que dans beaucoup d’autres slasher. Nous n’éviterons tout de même pas les poncifs obligatoires du genre, à savoir le groupe qui se divise sans avoir toujours une bonne raison (surtout dans la deuxième moitié du film). Bon, on ne peut pas trop leur en vouloir non plus, faut bien qu’ils se séparent sinon ce serait pas super flippant et puis, comment il ferait notre pauvre tueur si tout le monde reste ensemble ???

COLD PREY

Le tueur, justement parlons-en ! Bah, il est pas au top ! Enfin, il est efficace (comme le film), c’est vrai ! Il est bourrin comme on aime, c’est vrai ! Mais il manque tout de même de présence, de carrure et de style !! On est quand même loin de la classe d’un Michael Myers ou d’un Jason (pour ne citer qu’eux). Mais bon, il fait bien son boulot, car pour charcler, il charcle !

En parlant de charclage, ce que vous avez tous envie de savoir c’est : “Alors, ça saigne ou quoi ???” ! Et bien oui…Et non ! Oui, car dès le début du film, on a le droit à un tibia bien pété recollé à la superglu et à une jeune fille qui se fait bien matraquer sa race et qui perd une majeure partie de son sang ! Jusque là, on est content ! Puis, on l’est moins… ça se calme, on ne sait pas pourquoi mais les coups de pioches deviennent plus rare et surtout beaucoup moins “démonstratif”, on a même droit à un brisage de nuque pas spécialement convaincant sur le plan visuel. Je pense que le réalisateur a voulu accentuer le suspens mais bon, on est quand même venu pour voir de la viande et du boyaux et ça en manque un peu…

Par contre, comme je le disais plus haut, le scenario et le bon rythme aidant, on ne s’ennuit pas et on s’inquiète tout de même du devenir de nos héros (même si on connait déja la fin si on a eu le malheur de lire le résumé sur la pochette du coffret regroupant les 2 films de la saga).

Pour finir, les banalités d’usage : ça raconte quoi “Cold Prey” ??? Bah, l’histoire d’une bande de jeunes qui viennent faire du snowboard et qui après un accident (la fameuse cheville pétée) trouve refuge dans un ancien hôtel qui malheureusement est habité par notre ami en anorak et armé d’une pioche !

Le film a été réalisé par : Roar Huthaug (son prénom me rappelle “Bloody Roar, un jeu de combat vachement cool sur playstation 1!) et c’est avec : Ingrid Bolso Berdal, Rolf Kristian Larsen, Thomas Alf Larsen, Endre Martin Midstigen (ouh, ils adorent les longs noms ces norvégiens !!) et Viktoria Winge.

Ma note pour ce film : 7/10

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Rédigé par Gib

Publié dans #Critiques

Publié le 2 Février 2010

Dans les années 90, le slasher n’est plus qu’un vague souvenir des eighties, un genre moribond qui n’attire plus que quelques adeptes de séries B, un genre dont personne ne pense plus pouvoir en tirer quoique ce soit de qualité… Personne sauf Kevin Williamson qui avec l’aide du créateur de Freddy, Wes Craven, va réussir à ressusciter le slasher alors que tout semblait perdu.

SCREAM

Williamson et Craven vont réussir un coup de maître avec Scream : Scénario machiavélique faisant références aux films d’horreur, interprétation de qualité, ambiance impéccable, meurtres violents, une bonne touche d’humour, un twist final inattendu.

Scream sera le précurseur d’une longue série de slashers (Souviens-toi l’été dernier, Urban legend etc…) et aussi de plusieurs parodies (Scary movie). Ajoutons aussi qu’après Scream, beaucoup de films vont reprendre les idées de ce dernier ainsi que son second degré, ce qui provoquera une “overdose” auprès du public et des critiques. Quelques années et plusieurs dizaines de slasher movies plus tard, beaucoup de monde reprochera alors à Scream d’avoir lui même parodié le genre et d’avoir engendré cette série de films médiocres. Cette critique est bien évidemment fondée mais pourquoi lui reprocher tant d’années après?

SCREAM

Il est aussi courant d’entendre que Scream est un film comique et pas un film “qui fait peur”. Il est d’ailleurs étonnant de voir que cette critique sort souvent de la bouche de personnes qui ont vu Scream seulement quelques années après sa sortie. Il est certain que si l’on a vu plusieurs slashers sorties entre 1996 et 2008 avant d’avoir vu Scream, les effets de surprise de celui-ci paraissent nettement moins efficaces, tout comme son twist final moults fois copiés. Il est aussi certain que si l’on a vu Scary movie avant Scream, cela décrédibilise énormément le film de Wes Craven.

Peut-être fallait-il donc alors voir Scream à sa sortie pour vraiment l’apprécier à sa juste valeur ? Je ne sais pas, en tous cas, même si Scream n’a rien inventé (tous les codes du slasher éxistaient déja depuis bien longtemps), il est clair qu’il a su montrer au public que le film d’horreur n’était pas un genre fini et reservé seulement à quelques adeptes. C’est aussi peut être cela qui lui a fait du tort : Ouvrir le genre horrifique à un large public.

SCREAM

En tous cas, même vivement critiqué par une partie des fanatiques d’horreur qui ne voient en lui qu’un film commercial, même s’il a été décrédibilisé par toute une série de mauvais films s’inspirant de lui ainsi que de parodies et même si le public le trouve maintenant peut être trop “soft” par rapport à ce qui sort actuellement, Scream restera une valeur sûre, un grand film et le film, qui à l’époque, a ressuscité le genre du slasher et du film d’horreur en général alors qu’il ne se cantonait presque plus qu’à des productions sans idées et sans budget.

Note : 9,5/10

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Rédigé par Gib

Publié dans #Critiques