INTERVIEW : ASTA PAREDES

Publié le 1 Juillet 2013

INTERVIEW : ASTA PAREDES

Suite à la diffusion de "Return to Nuke'em High volume 1" au Tromadance Parisien, je suis allé à la rencontre de la pétillante Asta Paredes, qui tient un des rôles principaux du film, afin de recueillir ses impressions et savoir si elle avait réussi à tenir le choc après avoir passé autant de temps avec Lloyd Kaufman ! A priori, pas de soucis, elle semble aussi motivée, énergique et dingue que lui !

Following the release of "Return to Nuke'Em High Volume 1" on the Parisian Tromadance , I went to meet the sparkling Asta Paredes, who have one of the main roles of the film, to gather impressions and to know if she's kept her mental integrity after spending so much time with Lloyd Kaufman! No worries, it also seems motivated, energetic and crazy as he is!

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1/ Tu tiens un des premiers rôles de "Return To Nuke'em High Volume 1", Comment s’est déroulé ton casting et qu’est ce qui t’a motivé pour faire ce film ?

Asta : Le processus de sélection était intense. C’était « Tromatisant » ! J’ai été rappelé pour environ neuf rendez-vous étalés sur un mois, je pense que c’était pour me préparer à faire un film « Troma ». La sélection se fait beaucoup sur l’endurance et le désir de travailler. Pour commencer, les motivations de Chrissy n’étaient pas très différentes des miennes. Par exemple, j’ai grandi au Texas et je savais déjà ce que c’était d’être persécuté lorsqu’on est différent, j’ai même été victime d’intimidations et je me suis battu à plusieurs reprises. J’ai aussi eu des problèmes avec l’autorité mais jamais avec des « crétins » (NDLR : références aux méchants du film). J’ai regardé beaucoup de séries et de films pour adolescents comme « Pretty Little Liars », « Scream », « The Faculty » et « Heathers » (NDLR : « Fatal Games » en France). Je voulais capturer le sentiment de « tout ou rien » que l’on ressent au lycée ainsi que la passion de rencontrer « l’être unique » et la façon dont cela vous change.

1/ You have one of the most important role in “Return To Nuke’em High Volume 1”, How was your casting ? What were your motivations ?

Asta : The casting process was intense. It was “Tromatic” for sure. I had about nine callbacks stretched out over a month and I think it was to prepare me for what it is to do a Troma film. It’s a lot about endurance and wanting to work. My motivations for Chrissy were not too different from a version of myself to start. For example, I grew up in Texas and knew what it was to be persecuted for being different and I had even been victim to bullying and fights. I also had issues with authority but never “Cretins”. I watched a lot of teen fare like “Pretty Little Liars”, “Scream”, “The Faculty”, and “Heathers”. I wanted to capture the “all or nothing” feeling of high school and the passion of meeting “the one” and how that changes you.

INTERVIEW : ASTA PAREDES

2/ Peux-tu nous parler du film ? Comment le décrirais-tu ?

Je le décrirais comme une “comédie horrifique de science-fiction” à propos de deux filles (Chrissy et Lauren) qui tombent amoureuses l’une de l’autre, au milieu d’une catastrophe radioactive, sans qu’ils en aient conscience tout de suite. Des situations graves peuvent rapprocher plus facilement les gens et leur faire réaliser ce qui est important, plus rapidement. Le film est aussi une satire sur le monde dans lequel nous vivons : notre nourriture, nos droits et les extrêmes.

2/ Can you talk about “Return To Nuke’em High vol. 1”, ? How would you describe it ?

I would describe it as a “Sci-fi Horror comedy” about two people (Chrissy and Lauren) who fall in love in the middle of a radioactive mess that not even they understand right away. Heightened circumstances can bring people closer together and make them realize what’s important faster. It’s also a movie that is a satire on the current world: our food, our rights, and extremes.

3/ Connaissais-tu les films de la TROMA avant de démarrer celui-ci ? Qu’est ce qui te plait dans ces films ?

Oui, je connaissais un peu. Il y a longtemps, j’ai vu le film original (« Class of Nuke’Em High") mais une fois que j’ai été sélectionnée pour faire le film, j’ai été complètement immergée dans l’univers de la « Troma ». Et j’adore ça ! Le film et sa culture marginale sont nécessaires pour répondre au courant classique dominant et au cinéma « mainstream ». Ce sont des films stupides pour des gens intelligents.

3/ Did you know Troma movies before “Return To Nuke’em High”, ? What you like in these movies ?

Yes, I knew a bit. I did see the original (Class of Nuke ‘Em High) a long time ago but once I was cast I fully immersed myself in Troma. I love it! The films and its counter culture are necessary as a response to the mainstream. They are stupid movies for smart people.

Pour le casting, j’ai été rappelée pour environ neuf rendez-vous étalés sur un mois, je pense que c’était pour me préparer à faire un film « Troma ».

Asta Paredes

INTERVIEW : ASTA PAREDES

4/ Comment s’est passé le tournage avec Lloyd ? Est-ce aussi drôle que le film ?

C’est génial de travailler avec Lloyd. Les mots ne peuvent pas exprimer tout le bien que je pense de cet homme. Il respecte les choix des acteurs mais il sait aussi vous inciter à essayer de nouvelles choses. C’est un processus de collaboration et en tant qu’artiste, vous avez une intégrité artistique et un contrôle.

4/ How was the shooting with Lloyd Kaufman ? Is it also funny as the movie?

Working with Lloyd is great. I can’t say enough good about the man. He respects actor’s choices but also knows how to get you to try new things. There is nothing but a collaborative process and as a performer—you are blessed with artistic integrity and control.

5/ Lloyd disait récemment que le film demandait beaucoup de préparation (2-3 mois) mais qu’au moment de tourner, on pouvait jeter le scenario car il y avait beaucoup d’improvisation, c’est vrai ?

Oui. Mon processus d’audition était à lui tout seul comme un mois de répétition et à chaque fois, nous étions encouragés à changer le script en fonction de nos choix. Le personnage de Chrissy a beaucoup changé en fonction de ce qui marchait pour moi et aussi par rapport à ce qui pouvait être filmé. S’adapter à ces changements est important donc vous devez connaître parfaitement le script mais il faut être préparé à tout réinterpréter pour s’adapter à ce qui va arriver sur le plateau.

5/ Lloyd said recently that the film required a lot of preparation (2-3 months) but when it’s time for the shooting, it could throw the script because there was a lot of improvisation, is that true?

Yea. My audition process alone was like a month of rehearsals and each time we were encouraged to change the script based on our choices. Chrissy changed a lot because of what worked for me. It was also what could be filmed. Adapting to these changes was important so you had to know the script so well but prepare to reinterpret it to fit whatever happened on set.

INTERVIEW : ASTA PAREDES

6/ Que penses-tu avoir apporté au personnage de Chrissy ? D’après toi, qu’apporte le fait que Chrissy soit lesbienne ?

Je voulais avant toute chose que Chrissy soit un personnage crédible, réel. Elle veut quitter Tromaville et se comprendre elle-même. Malgré tout le coté satirique de la Troma, je voulais être sûre que cet aspect sonne juste surtout lorsqu’elle tombe amoureuse de Lauren. Le fait que Chrissy soit lesbienne apporte un angle important et unique à l’histoire car elle ne fait pas juste de l’expérimentation. Elle est amoureuse et j’espère que le public ne la verra pas comme une lesbienne mais comme une personne qui tombe amoureuse d’une autre personne.

6/ What do you think you brought to the character of Chrissy? what do you think that Chrissy is lesbian brings to the movie ?

I wanted above all things that Chrissy be a grounded and real character. She wanted to leave Tromaville and to figure herself out. Despite all the Troma satire I wanted to make sure that that aspect of her rang true and especially when it came to her love for Lauren. Chrissy being a lesbian brings an important and unique angle to the story because she’s not just experimenting or being objectified. She’s in love and I hope that people don’t see her as a lesbian but as one person falling in love with the one person that gets her.

7/ Quel a été le meilleur et le pire moment du tournage ?

Je dirais que presque chaque jour a été le meilleur. Apprendre à vivre pendant deux mois sur un plateau, avec d’autres artistes passionnés qui vivent et respirent l’art était surréaliste. Donc, mon jour préféré change tout le temps. En ce moment, je dirais que mon jour préféré est celui ou j’ai dû conduire et récupérer Lauren (Catherine Corcoran). Je conduisais sur cette route avec Lloyd Kaufman, son directeur de la photographie sur le siège arrière et, bien sûr, la caméra. Je n’avais pas conduit depuis quatre ans donc j’avais beaucoup de pression mais c’était un grand frisson. Il y a eu tellement de journées magnifiques. Le pire moment, pour moi, a été la dernière nuit de tournage. Je ne crois pas que j’ai déjà autant pleuré dans ma vie. J’étais couverte de boue et de faux sang avec les larmes qui coulaient sur mon visage, dans un parking. C’est un sentiment viscéral où tu te rends compte que cette aventure se termine et Chrissy ne voulait pas quitter Tromaville… Et moi non plus, je ne voulais pas.

7/ What was the best time during the shooting ? And the worst ?

I would say almost everyday was the best. Getting to live for 2 months on set with other passionate artists while living and breathing art was surreal. However, my favorite day changes all the time. At this moment I would have to say my favorite was the day I got to drive and pick up “Lauren” (Catherine Corcoran). I was driving down this road with Lloyd Kaufman and our Director of Photography in the backseat and of course the camera. I hadn’t driven in 4 years and had so much pressure but it was a thrill. There were so many wonderful days though. The worst was the last night of shooting for me. I don’t think I’ve ever cried more in my life. I was covered in mud and fake blood with tears streaming down my face crying in a parking lot. It was this visceral feeling that this world was over and Chrissy did not want to leave Tromaville—and neither did I.

INTERVIEW : ASTA PAREDES

Le pire moment, pour moi, a été la dernière nuit de tournage. Je ne crois pas avoir déjà autant pleuré dans ma vie. J’étais couverte de boue et de faux sang avec les larmes qui coulaient sur mon visage. C’est un sentiment viscéral où tu te rends compte que cette aventure se termine et Chrissy ne voulait pas quitter Tromaville… Et moi non plus, je ne voulais pas.

Asta Paredes

8/ Il y a quelques scènes de sexe dans le film, comment les as-tu appréhendées ? Etait-ce difficile ? Plus Difficile que les scènes gores ?

Je pense que cela aurait pu être très difficile mais j’ai eu de la chance avec mes deux partenaires de scènes de sexe. Une de mes partenaires, Catherine Corcoran (Lauren) et moi étions devenues des amies proches depuis plus d’un mois avant de tourner cette scène alors nous nous comprenions tellement que nous n’avons presque pas eu besoin d’utiliser de mots pour communiquer. C’était génial car nous pouvions toujours anticiper ce que l’autre allait faire. Mon autre partenaire, Clay Von Carlowitz (Eugene) avait une telle liberté dans sa performance et un tel respect pour moi qu’il n’a jamais rendu la situation inconfortable. Donc, avoir une telle alchimie avec mes deux partenaires m’a permis de me concentrer sur ma performance et sur le personnage plutôt que sur mes propres inhibitions.

8/ There are some sex scenes in the film, is that difficult? More difficult than gory scenes?

I think it could have been difficult but I was blessed with both my sex scene partners. One of my partners, Lauren, (Catherine Corcoran) and I had gotten to be close friends for over a month plus before we shot it and had such an understanding that we mostly didn’t use words to communicate. It was great because we could always anticipate what the other would do. The other partner, , Eugene, (Clay von Carlowitz) had such a freedom to his performance and respect of me that I never felt uncomfortable. So having the right chemistry with both partners allowed me to focus on the performance and character rather than my own inhibitions.

9/ Le volume 2 est entrain d’être terminé. Peux-tu nous en dire un mot ?

En un mot : EPIQUE. Il y aura énormement d’action : C’est choquant !

9/ Part 2 is almost finished. Can you tell me a word about this second part ?

In one word: EPIC. This will have so much action: it is shocking!

INTERVIEW : ASTA PAREDES

10/ Avec la TROMA, Vous étiez récemment à Cannes pour le festival. Vous avez tourné « Occupy Cannes », peux-tu nous en dire plus sur ce projet et quel a été ton rôle ?

« Occupy Cannes » est un film à propos de l’art indépendant au festival de Cannes et du regard du monde à cet égard. Plus précisément, cela parle de comment nous avons apporté notre film « Return To Nuke’Em High Volume 1 » sur les écrans du festival de Cannes. Nous avons effectué du marketing « sauvage » comme des défilés, des improvisations et bien sûr : Chrissy et Lauren se sont mariées ! C’est un documentaire idéaliste dans lequel nous faisons prendre conscience du monde injuste de la distribution de films. Le fait est que la plupart des « œuvres artistiques » ne sont pas faites pour l’amour de l’art et que les artistes indépendants et les autres ne jouent pas à jeu égal. Nous avons essayé de mettre cela en lumière. Je pense que nous avons réussi. Mon rôle était le même que pour toutes les personnes présentes ici : Faire parti du mouvement et faire la promotion du film.

10/ You were recently in Cannes for the festival. You shooted "Occupy Cannes", can you tell us more about this project and what was your role?

Occupy Cannes is about Independent art at the Cannes Film Festival and the world for that matter. Specifically about what it was to bring our film “Return to Nuke ‘Em High Volume 1” to screen at the Cannes Film Festival. We used guerrilla marketing like parades, meltdowns, and even Chrissy and Lauren getting married! It was an idealistic documentation where we brought awareness to the unfair world of cinema distribution. The fact is that most art is not for art’s sake anymore and it is also not an even playing ground and we tried to shed a light on that. I think we succeeded. My role was like everyone else’s there: being part of this movement and promoting the film.

INTERVIEW : ASTA PAREDES

11/ Quels sont tes prochains projets ?

Seul l’avenir me le dira. Quand je serais autorisée officiellement à parler de mes prochains travaux, je le ferai. En dehors de ça, j’attends avec impatience d’avoir du travail encore plus provocateur et j’espère travailler encore plus dans l’horreur et la science-fiction.

11/ what are your next projects ?

Only the future will tell. When I’m allowed to officially speak on the work I will be doing I will. Other than that I look forward to more provocative work and hope to do more in the horror/ sci-fi world as well.

12/ Qu’aurais-tu as dire à tes fans français et à ceux du film ?

J’espère que vous apprécierez le film et que vous aurez du plaisir avec. Il est le fruit d’un gros travail mais surtout d’une énorme passion pour l’histoire qu’il raconte. Merci pour votre temps et je suis impatiente de revenir en France !

12/ What would you say to french fans of you and of the movie ?

I hope you enjoy the film and have fun with it. It was the product of a lot of work but more importantly passion for the story. Thank you for your time and i look forward to going back to France!

Merci beaucoup Asta !

Thank you very much Asta !

INTERVIEW : ASTA PAREDES

Rédigé par Gib

Publié dans #Interview

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Obsom 02/07/2013 06:50

Merci pour ce super interview !
Je souhaite une belle carrière à Asta et longue vie à la Troma.