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Publié le 9 Décembre 2014

INTERVIEW : JEAN-LUC BAILLET pour Nuit noire

En 2007, Jean-Luc Baillet a réalisé "Contretemps", un court métrage exemplaire qui m'avait marqué. J'avais donc pris contact avec lui pour une interview. A l'époque, ce blog n'existait pas encore. Ce fut donc ma première interview et c'est donc un peu grâce à Jean-Luc Baillet que ce blog a été créé et qu'il a pour thématique principale : les rencontres et les entretiens avec ceux qui font l'horreur, le fantastique, au cinéma. Il était donc logique que pour la sortie de son nouveau film "Nuit noire", il revienne sur ce blog pour un deuxième tour afin de nous parler de ce projet, mélange entre le teen-movie et l'univers de Lovecraft.

1/ Il s’est passé environ 6 ans entre ton précédent film « Contretemps » et celui-ci « Nuit noire ». Que s’est il passé entre les deux ?

En fait il ne s’est passé que 3 ans et demi entre la première de « Contretemps » et le début de la production de « Nuit noire » (ce qui est quand même long). Pendant cette période j’ai travaillé sur la promotion de mon premier court « Contretemps », avec à la clé 3 prix dans 3 pays et 48 sélections en festivals/soirées. J’ai eu quelques articles sympas dans la presse francophone (ex Mad Movies, CinemaFantastique.net). J’ai aussi trouvé un distributeur, qui l’a vendu à plusieurs chaines de télé étrangères.

En parallèle, j’ai continué à travailler sur de nombreux projets de courts métrages de genre qui malheureusement n’ont pas trouvé de financement, un grand classique. Celui qui me tient le plus à cœur est un court assez ambitieux, se déroulant en Bretagne dans un phare en haute mer, « Men Fall ». Le film partait pourtant sous de bons auspices. Il avait été sélectionné dans plusieurs concours de scénarios français prestigieux, ensuite un producteur important l’a pris en charge. Mais tout s’est subitement arrêté quand cette personne m’a lâché du jour au lendemain suite au refus de la commission de financement cinéma de Bretagne… J’espère quand même le réaliser un jour dans la mesure où c’est l’un de mes meilleurs scénarios.

Après plusieurs déconvenues pendant cette période avec différents producteurs, qui à mes yeux ne se "battaient" pas réellement pour faire exister mes films, mais juste à faire tourner leur boite et générer leur « petit » salaire, j’ai créé ma structure de productions, arkham productions avec laquelle j’ai produit « Nuit noire ».

2/ Tu reviens donc avec ce film, « Nuit noire », un film d’horreur très porté sur l’ambiance. Comment le décrirais-tu ?

Je le décrirais simplement comme une association improbable entre le Teen movie contemporain et l’univers de H. P. Lovecraft (avec ses créatures de l’espace et ses nécromanciens). L’ambiance qui permet l’immersion dans ces nouvelles étant primordiale, je voulais la faire ressentir aux spectateurs.

Le début peut faire penser à une comédie pour ado basique qui glisse progressivement vers quelque chose de totalement différent par la suite. J’ai toujours aimé les histoires avec des actions qui peuvent paraitre anodines au premier abord mais qui ont de lourdes conséquences par la suite, comme par exemple acheter deux droïdes à des Jawas sur Tatooine ou bien, faire le pari de prendre une photo d’une vieille tombe la nuit ! rires

INTERVIEW : JEAN-LUC BAILLET pour Nuit noire

3/ Le film est un mélange entre teen movie et horreur. Pourquoi avoir voulu faire ce mix ?

Tout simplement car j’aime ce type de film avec son univers codifié s’adressant à un public « plus jeune » basé essentiellement sur l’ambiance et non pas sur la violence. Il est très représenté dans les pays anglo-saxon, mais n’est pas ou très peu présent en France. Il y a bien eu quelques tentatives de longs métrages mais sans grand succès. Du coup je me suis dis que c’était une piste intéressante à explorer et je me suis lancé dans l’aventure en me disant qu’il y avait moyen de transposer cet univers dans le paysage Français de façon originale et personnelle.

4/ Avais-tu des inspirations lorsque tu as écrit le scénario ?

Mes inspirations en dehors du cinéma et de la littérature, sont nombreuses. Par exemple il y a pour commencer les faits divers de paris d’ados qui tournent mal que j’ai pu lire dans la presse et qui mon interpelé pendant l’écriture. Je voulais intégrer cette thématique dans l’histoire, même si je savais que je n’allais pas la traiter de façon classique et terre à terre. Après il y a ma propre expérience de lycéen, avec ses paris débiles pour être accepté dans un groupe et se faire des copains. L’intégration sociale est importante à cet âge pour éviter l’isolement et la marginalisation. Il y a également le passage à l’âge adulte. Même si le scénario reste simple, il n’est pas simpliste. Il aborde de nombreux thèmes que les spectateurs percevront ou non.

5/ Le film porte bien son nom puisque l’élément fondamental est l’obscurité. Cela a dû être compliqué pour tourner dans le noir quasi-total ? Cela a-t-il été un défi technique de devoir rendre le côté complètement « noir » du film tout en gardant le résultat lisible ?

Le titre renvoi à l’histoire plutôt qu’a la photo du film, même si forcément elle est en adéquation avec son sujet. Avant d’être un élément technique, l’obscurité dans ce court, est un élément crucial pour générer de la tension. Il fallait impérativement immerger le personnage dans les ténèbres, pour ressentir son isolement total dans la nuit. Les immenses zones d’ombre renvoient aussi un élément important de l’histoire que je ne peux révéler ici sans spoiler. La partie technique a été très compliquée au tournage. On a sous estimé le temps d’installation de la lumière dans la nuit et le froid de l’hiver (-10°) et qui pouvait prendre plusieurs heures pour les plans larges. Par conséquent, nous avons pris beaucoup de retard sur le plan de travail. Et pour ne rien arranger, on a tourné dans un cimetière sans éclairage de plusieurs hectares, avec des décors très éloignés les uns des autres. Nous avons été obligés de réorganiser drastiquement le tournage en cours de route pour tenir les délais de 5 jours de tournage. Par la suite il y a eu un gros travail en post prod de plusieurs semaines sur l’image et l’étalonnage, pour avoir un noir très dense en étant à la limite de la lisibilité en salle, ce qui est plutôt audacieux et dangereux. J’ai d’ailleurs assisté impuissant à quelques projections catastrophiques, on ne distinguait pratiquement rien à l’image pendant la séquence de nuit. La faute à un mauvais réglage du projecteur ou à une lampe en fin de vie…

INTERVIEW : JEAN-LUC BAILLET pour Nuit noire

6/ Quels ont été les principales difficultés sur ce film ? Le manque de budget ? Le tournage ? La post-production ?

Les trois… Pour faire court, le budget (7500€) n’était pas énorme pour réaliser ce film dans des conditions professionnelles. Pour économiser, nous avons fait la concession des le début de tourner avec un Canon 5D mark II au lieu d’une caméra de cinéma numérique. Mais même en agissant ainsi, nous avions une marge de travail très réduite en cas d’imprévus. Les problèmes de tournage sont arrivés inexorablement, liés principalement au son, inexploitable en totalité dû manifestement au manque d’expérience du « technicien » et de quelques autres problèmes à l’image qui auraient pu être fatales. On résume souvent un film à son auteur/réalisateur, mais c’est avant tout un travail d’équipe. Il faut s’entourer de personnes expérimentées et compétentes pour arriver à ses fins. Le Cinéma est un Art très exigeant. Pour terminer le court métrage dans des conditions professionnelles il a fallu refaire intégralement tous les sons entendus dans ce film, ce qui représente un travail colossal (ex dialogues, bruit de pas, frottement de vêtement, etc.) et retourner quelques plans.

La post prod a vraiment payé les peaux cassées du tournage. Du coup les personnes responsables du montage son et image se sont renvoyé la patate chaude devant le travail à accomplir. Pendant ce temps les mois passent et les avancées n’étaient pas terribles ou ne correspondaient pas à mes attentes en termes de qualité. Du coup j’ai décidé de reprendre la post prod pratiquement de zéro avec une nouvelle équipe plus motivée et plus en adéquation avec ma vision artistique du film. Finalement après de long mois, nous avons réussi l’exploit de terminer ce court métrage ! En dehors de quelques défauts techniques mineurs, le film est conforme à la vision artistique que j’avais en tête depuis le début. Pendant cette période très pénible, j’ai vraiment eu la sensation pendant des mois de taper avec un marteau pour faire rentrer un cube dans un trou rond. J’y suis arrivé à force de persévérance et de patience. J’espère ne pas revivre ce type d’expérience éprouvante dans l’avenir.

7/ Le fait que l’on voit la tombe recherchée clairement, celle d’Ezra Weeden, est-ce pour donner envie au spectateur de creuser la question ? Et se plonger dans la lecture de Lovecraft ?

Le film s’inspire librement de l’œuvre de H. P. Lovecraft et par conséquent, il ne fait pas référence à une histoire particulière de son répertoire. La tombe d’Ezra Weeden est plus un clin d’œil à « L'Affaire Charles Dexter Ward ». Pour la petite histoire je recherchais le nom d’un nécromancien pour le nom de la tombe et c’est celui là qui m’est venu immédiatement à l’esprit lors de l’écriture du scénario.

Après, je suis conscient qu’il n’y aura que les fans qui verront ces éléments présents en filagramme et qui enrichissent l’histoire (je ne pense pas que le néophyte les repairent). Mais dans l’absolu ce n’est pas très important.

En même temps si cela peut inciter quelques spectateurs curieux à se plonger dans les récits de Lovecraft cela me ferait énormément plaisir, dans la mesure où il n’est pas reconnu à la mesure de son talent. Il a quand même créé l’une des plus grandes mythologies de la littérature fantastique du 20ème siècle.

INTERVIEW : JEAN-LUC BAILLET pour Nuit noire

8/ La fin est plutôt ouverte à l’interprétation. Qu’aimes-tu dans ce genre de fin ? Le fait que le spectateur continu à y penser après la fin du générique ?

Il faut savoir que « Nuit noire » était à la base le premier court d’une trilogie, mais le destin en a décidé autrement en cours de tournage… La fin ouverte du film a toujours été une évidence et fait sens pour moi. Elle est également dans une moindre mesure le fruit d’une réaction aux trop nombreux courts métrages à chute que j’ai vu en festivals ou à la télé et qui une fois sur deux étaient prévisibles ou ne reposaient que sur cet élément narratif. Après personnellement je préfère en tant que spectateur les films qui ne répondent pas à toutes les questions, qui interrogent et par conséquence gardent une part de mystère après le générique de fin. Etrangement, une fin ouverte dans les longs métrages dérange moins.

9/ Le film a été projeté dans différents festivals dans le monde. Dans combien exactement ? Quel accueil a-t-il reçu ?

Le film a été sélectionné à ce jour dans 35 festivals dans 17 pays aux quatre coins du monde. Il a fait parti de la sélection officielle de certains des plus grands festivals fantastiques de la planète comme : le « A Night of Horror International Film Festival » en Australie, le « Macabro »au Mexique et bien entendu le « H.P. Lovecraft Film Festival » aux Etats-Unis. Les quelques retours que j’ai eus par mails sont très bons, le sujet du film a une vraie universalité et touche les gens. Cela me fait énormément plaisir !

INTERVIEW : JEAN-LUC BAILLET pour Nuit noire

10/ Quelle est la suite pour le film ? Vas-tu encore continuer à promouvoir celui-ci ou passer à un autre projet ?

Je vais encore promouvoir « Nuit noire » quelques mois dans la mesure où il marche bien. Je possède depuis peu d’une version sous-titré en Espagnol ce qui va me permettre de le diffuser plus largement en Amérique latine et en Espagne. En parallèle bien sur je vais bosser sur d’autres projets de films.

11/ quels sont-ils, ces projets ? Continuer dans les films d’horreur ?

Je ne peux pas trop en parler, mais je travaille actuellement sur un court métrage dramatique. Je n’ai pas l’intention de refaire un film fantastique dans l’immédiat (même si j’ai pas mal d’idées). Il ne faut pas oublier que se sont des projets très difficiles à monter financièrement dans notre pays et j’ai envie de toucher un public plus large à l’avenir.

En France même s’il y a de « timides » avancées, le cinéma de genre est quand même méprisé par les organismes de financements. Il est considéré comme du sous-cinéma ce qui n’est pas le cas à l’étranger où il est respecté et reconnu au même titre qu’une autre catégorie de film.

12/ Question spectateur : Quels sont les films qui t’ont marqué ces derniers temps ?

Les deux derniers longs métrages que j’ai vus en salle et qui m’ont marqué dernièrement sont « Alleluia » de Fabrice Du Welz pour l’univers singulier de cet auteur et pour l’interprétation de ses acteurs possédés par leurs rôles ; et « La fois prochaine je viserai le cœur » de Cédric Anger pour sa mise en scène impeccable et la tension quelle génère pendant toute la durée du film.

Merci Jean-Luc.

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Rédigé par Gib

Publié dans #Interview

Publié le 15 Octobre 2014

INTERVIEW : BILL MOSELEY

Acteur culte du cinéma horrifique, Bill Moseley a marqué de son empreinte de nombreux classiques du genre. Pour nous, il revient, entre autres, sur son arrivée sur "Massacre à la tronçonneuse 2" de Tobe Hooper ou encore sur sa transformation en Otis pour le diptyque de Rob Zombie : "La maison des 1000 morts" et "The Devils Rejects". Rencontre avec une légende.

Cult horror film actor, Bill Moseley left his mark on many classics. For us, he talked about his arrival on "The Texas Chainsaw Massacre 2" of Tobe Hooper, or its transformation into Otis for the Rob Zombie's diptych: "The house of 1000 corpses" and "The Devils Rejects". Meeting with a legend.

1/ Avant de tourner “Texas Chainsaw Massacre 2”, aimiez-vous le premier film ?

Le premier « Massacre à la tronçonneuse » a changé ma vie et m’a renversé. J’ai toujours aimé les films d’horreur mais il y a quelque chose de si cru, si réel, si brutal, si inattendu dans « Massacre à la tronçonneuse » qu’il a fait ressortir la peur hors de moi ! Je veux dire, j’étais un diplômé d’université, j’avais vu des centaines de films d’horreur mais le chef d’œuvre de l’horreur de Tobe Hooper a totalement détruit, à la fois, la paix de mon esprit et mes sentiments confortables à propos de l’Amérique rural. Je viens du Midwest, de l’Illinois et il y a beaucoup de petites stations-services le long de ces petites routes de campagne ou ils vendent du gaz, des hot dogs et des vers de terre pour la pêche. Avant « Massacre à la tronçonneuse », j’ai toujours pensé qu’ils étaient pittoresques et amusants, après avoir vu « Massacre.. », j’ai commencé à me demander qu’est ce qu’ils ou plutôt qui ils cuisinaient ici !

1) Before shooting TCM2, did you like the first movie?

The original Texas Chainsaw Massacre turned my life upside down. I had always loved horror movies, but there was something so raw, so real, so brutal, so unexpected about TCM that it scared the living hell out of me! I mean, I was a college graduate; I'd seen hundreds of horror movies; but Tobe Hooper's horror masterpiece totally destroyed both my peace of mind and my comfortable feelings about rural America. I come from the Midwest, from Illinois, and there are plenty of little gas stations along those country roads where they sell gas and hot dogs and bait worms for fishing. Before TCM, I had always thought that they were quaint and fun; after seeing TCM, I started wondering what- or who- they were cooking in there!

2/ Comment avez-vous obtenu le role de Choptop dans “Massacre à la tronçonneuse 2” ? Et quels souvenirs gardez-vous du tournage ?

En 1984, j’ai fait un court-métrage appelé "The Texas Chainsaw Manicure” tourné dans un salon de beauté. Une femme se fait coiffer puis veut une manucure. Tout à coup, Leatherface apparaît de l’arrière salle, la tronçonneuse flamboyante, et lui donne une manucure qu’elle n’oubliera jamais. Elle hurle, elle tombe dans les pommes, et quand elle reprend connaissance, elle a la plus belle manucure qu’elle n’ait jamais eu. Elle sort de la boutique, heureuse et fière, et montre ses ongles à son mari qui l’attend dans son pickup avec un morceau de fromage de tête. J’ai joué le mari, habillé et maquillé comme Edwin Neal, qui joue l’autostoppeur dans le film original. Ma partie est un caméo de 20 secondes mais j’ai du faire quelque chose de bien car quand Tobe Hooper a vu le court-métrage, il m’a engagé pour jouer Choptop, le frère jumeau de l’auto-stoppeur dans "Massacre à la tronçonneuse 2" ! Nous avons tourné "Massacre..2" au Texas, à Austin. Je me rappelle travailler de longues heures dans des conditions difficiles et j’ai aimé chaque minute. Une fois que Tom Savini et sa joyeuse bande de maquilleurs m’ont rasé le crane et transformé en Choptop, le Bill Moseley que nous connaissions est parti pour les 8 semaines suivantes, et Choptop régnait en maitre. Chaque jour apportait son lot d’histoire, je me sentais comme un enfant qui s’était enfui pour rejoindre le cirque et que le cirque me permettait de rester ! Tobe aimait mon personnage et il m’encourageait à improviser. Nous avons un peu fait le film au fur et à mesure que nous avancions et l’improvisation était importante. C’était tellement fun de rejoindre la famille « tronçonneuse ». Une fois que je suis devenu une partie de cette famille dysfonctionnel, les cannibales, toutes les peurs que j’ai ressenti en voyant le premier film ont disparu et j’étais lancé pour devenir un acteur de films d’horreur.

2/ How did you obtain the role of Topchop in “Texas chainsaw massacre 2” and what memories do you keep of this shooting?

In 1984, I made a short film called "The Texas Chainsaw Manicure," set in a beauty parlor. A woman gets her hair done, then she wants a manicure. All of a sudden Leatherface bursts from a back room, saw blazing, and gives her a manicure she'll never forget. She screams, she passes out, and when she awakens, she's got the best manicure she's ever had! She comes out of the shop, happy & proud, and shows off her nails to her husband, who's waiting for her in his pickup truck with a celebratory hunk of headcheese. I played the husband, dressed and made up like Edwin Neal, who played the Hitchhiker in the original TCM. My part was a 20-second cameo, but I must have done something right because when Tobe Hooper saw the short, he hired me to play Choptop, the Hitchhiker's twin brother, in TCM 2! We shot TCM 2 in 1986 in Austin,Texas. I remember working long hours under tough conditions and loving every minute of it. Once Tom Savini and his merry band of special effects makeup artists shaved my head and turned me into Choptop, Bill Moseley as we knew him was gone for the next 8 weeks, and Choptop ruled the roost. Every day was a story- I felt like a kid who had run off to join the circus, and the circus let me stay! Tobe loved my character, and he encouraged my improvising. We kind of made up the movie as we went along, so improvisation was important. It was so much fun to join the Saw family, and once I became a part of the dysfunctional, cannibal Sawyers, all of the fears that I felt from the original TCM melted away, and I was off and running as a horror actor!

INTERVIEW : BILL MOSELEY

3/ Maintenant, vous avez plus de 30 ans de carrière, quelles conclusions faites vous sur votre carrière ?

Les trente dernières années sont passées très rapidement. J’ai eu du fun, fait un travail satisfaisant, nourri ma famille et économisé de l’argent. Je suis impatient de voir les trente prochaines années !

3) Now, you have more than 30 years of career, what conclusions would you do about your career ?

Thirty years has passed by pretty quickly. I've had fun, done some satisfying work, fed my family and saved some money. I'm looking forward to the next 30 years!

4/ A votre avis, est ce que l’industrie des films d’horreur a changé depuis tout ce temps ?

Certes, au cours des années, la révolution numérique dans l’infographie, les caméras et le montage a permis à de plus en plus de réalisateur de faire leurs films sans un budget d’un million de dollar. La distribution de films a aussi évolué, maintenant vous avez Netflix, iTunes, etc… En plus des cinémas traditionnels. Mais les films vivent et meurent avec l’histoire, l’histoire, l’histoire. Sans une bonne histoire, toutes les technologies que vous utiliserez ne pourront sauver le film. On ne met pas de rouge à lèvre sur un cochon !

4/ Is Horror movies industry changed, in your opinion, since all this time ?

Certainly over the years the technological revolution in computer graphics, cameras and editing has allowed more and more filmmakers to make their movies without a million-dollar budget. The distribution of films has also evolved- now you have Netflix, iTunes, etc, in addition to the traditional theatrical outlets. But movies still live and die with story, story, story. Without a good story, all the technology can't save a movie. You can't put lipstick on a pig!

5/ Vous avez joué dans plusieurs films d’horreur mais dans d’autres genres de films aussi. Préférez-vous jouer dans des films d’horreur ou est-ce le même plaisir pour vous, peu importe le genre du film ?

J’aime le genre horrifique, pas seulement car j’aime effrayer les gens mais parcequ’il me fournit tellement d’opportunités de jouer différement. Je peux jouer la comédie, des drames, des scènes sexy ; Je peux être un psychopathe, un robot, une victime, un flic, un general. Quel autre genre offre autant de liberté ?!

5/ You have played in many horror movies but in other kind of movie too. Do you prefer play in horror movie or it’s the same pleasure for you, regardless of the type of movie ?

I love the horror genre, not just because I like to scare people, but because it provides me wit so many different acting opportunities! I can do comedy, drama, sexy scenes; I can be a psycho, a robot, a victim, a cop, a general. What other genre offers that much freedom?!

INTERVIEW : BILL MOSELEY

6/ Quel est votre meilleur souvenir sur un tournage ?

Je travaillais sur “Massacre à la tronçonneuse 2”, habillé et maquillé en Choptop quand une femme joliment habillée est venu sur le tournage avec son petit garçon. Quand il m’a vu, il s’est caché derrière sa mère. Elle a souri, a dit au petit garcon de ne pas avoir peur, que j’étais juste un acteur avec du maquillage. Je me suis baissé à hauteur du garçon et je lui ai murmuré à l’oreille : « Ne crois pas ça ! ».

6/ What is your best memory on a set ?

I was working on “Texas Chainsaw Massacre 2”, dressed and made up as Choptop, when a nicely dressed woman showed up on the set with her little boy. When he saw me, he hid behind his mother. She smiled, said to him not to be afraid, that I was just an actor in makeup. I leaned down to the boy, whispered in his ear, "Don't believe it!"

7/ Vous avez obtenu un role culte dans “La maison des 1000 morts” et “The Devil's Rejects” avec le personage d’Otis. Comment avez-vous obtenu le role ?

J’ai obtenu le rôle d’Otis dans les deux films de la même façon que j’obtiens chacun de mes rôles. Je lis le scénario au moins quatre ou cinq fois. De cette façon, non seulement le personnage est devenu réel pour moi mais je sais ce qu’il fait dans l’histoire, ce qu’il veut, ses relations avec les autres personnages… Avec Otis, je pensais que Rob Zombie voulait une version différente de Choptop. Je suis reconnaissant que Rob ne soit pas resté sur Choptop et m’a laissé devenir le plus sexy, plus « hardass » Otis Driftwood.

7/ You obtained an cult role in “House of 1000 corpses” and “The Devil's Rejects” with Otis character. How did you approach the role ?

I approached the role of Otis in both movies the same way I approach any role: I read the script at least four or five times. That way, not only does the character become real to me, so does the story, what he wants, his relationships with the other characters, etc. With Otis, I thought Rob Zombie wanted a different version of Choptop. I'm grateful that Rob pried my fingers off Choptop and led me to the sexier, more hardass Otis Driftwood.

8/ Combien de temps fallait-il pour le maquillage d’Otis ?

Le maquillage d’Otis était relativement rapide. Ma plus grande surprise pour Otis dans « The Devil’s Rejects » était que je pouvais laisser pousser la barbe. Dans « La maison des 1000 morts », quand Otis était un albino, je portais des lentilles de contact et un maquillage blanc. Pour les deux films, ils m’ont rasé le crane et collé les longs cheveux d’Otis. Ces cheveux, ma barbe. Longue vie Otis !

8/ How long did it take for the make up of Otis?

The Otis makeup was relatively quick. My biggest surprise for Otis in The Devil's Rejects was that I could grow a beard! In House of 1000 Corpses, when Otis was an albino, I wore contact lenses and a white makeup. For both movies, they shaved my head and glued on Otis' long hair. Their hair, my beard. Long live Otis!

INTERVIEW : BILL MOSELEY

9/ Vous avez joué dans plusieurs saga horrifiques, y’a t’il une autre saga d’horreur dans laquelle vous aimeriez jouer ?

J’adorerais jouer Edmund dans une version du Roi Lear de Shakespeare. J’adorerais travailler avec Quentin Tarantino et Guillermo Del Toro. Et j’aimerais jouer et réaliser l’un des scénarii que j’ai écrit.

9/ You played in many horror saga, Is there an another horror saga in which you would like to play ?

I'd love to play Edmund in a version of Shakespeare's "King Lear"; I'd love to work with Quentin Tarantino & Guillermo del Toro. And I'd love to act in and direct one of the screenplays I've written.

10/ Vous avez de nombreux fans en France, aimeriez-vous tourner un film en France ?

J’aimerais faire un film en France. J’aime Paris, j’ai visité les catacombes et le cimetierre du Père Lachaise quand j’étais la bas avec Sid Haig. J’aime le cinéma français, la littérature française donc si vous voulez m’engager pour votre film, je serais ravi !

10/ You have a big fan base in France, would you like to turn in a movie, in France ?

I would love to do a movie in France. I love Paris, visited the catacombs and Pere LeChese cemetery when I was there with Sid Haig. I love French cinema, French literature, so if you want to hire me for your movie, I would be delighted!

11/ Quels sont vos prochains projets ?

J’ai plusieurs films sur le point de sortir. J’ai fait deux films avec Kane Hodder. « Old 37 », à propos de deux frères qui conduisent une vieille ambulance et arrivent sur les lieux d’accidents avant la vraie ambulance et « Charlie’s Farm », que nous avons tourné en Australie, à propos d’un garçon déformé, Charlie, qui a grandit dans une géante machine à tuer. Je joue son père ! Comme autres films que j’ai fait récemment, il y a « The Possession Experiment », « Almost Mercy », « The Church », « Sisters » et un épisode de la nouvelle serie SyFy « Z Nation » avec le « Z » pour, comme vous pouvez le deviner, Zombies !

11/ What are your next projects ?

I have several movies about to come out. I did two films with Kane Hodder: "Old 37," about two brothers who drive around in an old ambulance and arrive at the accident sites before the real ambulance; and "Charlie's Farm," which we shot in Australia, about a deformed boy, Charlie, who grows into a giant killing machine. I play his father! Other films I've done recently include "The Possession Experiment," "Almost Mercy," "The Church," "Sisters," and an episode of the new SyFy series "Z Nation," with the "Z" standing for, you guessed it, zombies!

 

Merci beaucoup M. Moseley.

Thank you very much M. Moseley.

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Rédigé par Gib

Publié dans #Interview

Publié le 6 Octobre 2014

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, Internet n'est pas seulement un outil pour trouver des partenaires sexuels en moins de temps qu'il en faut pour réchauffer un plat de ravioli au micro-ondes ou encore pour regarder des vidéos de chat ou de mecs qui se versent des seaux de glaçons sur le crâne. Non, Internet sert aussi aux jeunes réalisateurs à faire découvrir leurs œuvres au plus grand nombre. Des œuvres souvent réalisées avec peu de moyens mais avec beaucoup de passion et dont le résultat est parfois bluffant. C'est le cas de "Captain Future", un trailer hommage à notre cher "Capitaine Flam", réalisé par David Guivant, déjà responsable d'un excellent fan-film "Iron Man". Avec quelques centaines d'euros, une salle d'Histoire/Géo et des compagnons courageux, il a réussi à livrer deux minutes d'image à l'esthétique impeccable. Le jeune réalisateur nous explique la genèse de ce projet un peu fou qui se déroule cinq ans après les évènements du dessin animé .

CAPTAIN FUTURE de David Guivant

Fan de dessins animés japonais, David Guivant et son équipe d'acharnés ont voulu réaliser leur film dans la pure tradition du soleil levant. "Nous avons voulu le faire façon Tokusatsu avec un costume et une armure physique, façon X-OR, qui a été bel et bien fabriquée. Mon ami Sculpteur Abel Lasserre qui a autrefois fabriqué une armure de Boba Fett et Dark Vador s’est attelé à la tache. On a étudié soigneusement les épisodes de San Ku Kai, X-or et lors de mes voyages à l’étranger j’ai pu ramener quelques storybooks de Kamen Rider 555 (Achetés dans les Kinokuniya bookstores) pour pouvoir créer notre propre armure du Capitaine Flam." Un vrai costume donc mais, quand les moyens sont limités, il faut savoir faire preuve de malice et user du système D. "Pour le tournage nous avons opté pour une combinaison de plongée recouverte de morceaux de feuilles brillantes. Pour la lampe façon Iron Man sur son torse, j’ai pris un tuperware et collé sur son torse. Le costume de Mala a été fait avec du tissus bordeaux, pour la partie cuir, notre costumière Marie-Thérèse qui a l’habitude de faire des costumes pour ses enfants cosplayers, a tout simplement découpé une petite partie de son canapé. (Façon Tokusatsu fauché)".

Concernant les effets spéciaux, le réalisateur a bien sûr travaillé avec l'informatique "La post-production a été entièrement réalisé en 2D, (Aucune 3D n'a été utilisée) suivant les traces du réalisateur Kazuaki Kirya (Casshern, Goemon) où le monde réel et le manga se fusionnent entre eux. Les logiciels Photoshops et After Effects sont utilisés pour les trucages". Plus original, certains effets spéciaux ont été réalisés de façon beaucoup plus archaïque mais tout aussi efficace ! Lorsqu'on lui demande quelques exemples, David Guivant est intarissable : "Le monde de Captain Future est entièrement composé de textures organiques. Notre savoir faire limité sur les tokusatsus m’a poussé de voir du côté de l’Amérique ! Pourquoi pas combiner le savoir faire de plusieurs cultures? L’équipe de George Lucas a elle même utilisé des pommes de terre pour les astéroïdes de l’Empire Contre Attaque ! Pourquoi pas nous? Une boule de glace vanille sert de planète, les astéroïdes dans un des plans sont en faite des nuggets de poulet. Des crêpes fabriquées maison, servent de texture pour les paysages déserts et lunaires de la base spatiale du Capitaine Flam. L’effet d’hyper espace est obtenu en appliquant un flou radial (en mode Zoom) sur des feuilles de salades. Mon ami Alain Weihsbach photographie de nombreux insectes et m’a refilé quelques unes de ses photos dont les textures composent l’armure de la Princesse Inana. Le look final de nos héros intègre divers éléments comme des morceaux de moulinets de pêche ainsi que des morceaux de caméscopes". Avec ses 750€ de budget, mis de sa poche, et de l'ingéniosité, David Guivant a donc réussi un coup d'éclat qu'il va tenter de reproduire bientôt avec d'autres projets. "Mon projet suivant est déjà entamé : une adaptation de Module ✧ d'Action ✧ Secrète ✧ Kommando (M.A.S.K), dessin animé culte des années 80. Le tournage s'est achevé en février 2012, et la sortie devrait avoir lieu en 2016."

CAPTAIN FUTURE de David Guivant

Pour découvrir toutes les autres vidéos de David Guivant, cliquez sur le lien suivant :

http://vimeo.com/guivant/videos

CAPTAIN FUTURE de David Guivant

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Rédigé par Gib

Publié dans #Interview

Publié le 30 Septembre 2014

INTERVIEW : JULIEN MAURY

Après Evan Katz, c'est maintenant au tour du frenchy Julien Maury de nous parler du segment d'ABC's of Death 2 qu'il a co-réalisé avec Alexandre Bustillo et du challenge que cela a représenté... surtout lorsque l'on se retrouve avec la lettre X ! Moteur, Action !

1/ Comment vous êtes-vous retrouvé sur le projet ?

De la plus simple des manières, on a juste reçu un mail des producteurs, nous proposant de faire partie du casting de réalisateurs. Ça nous a tout de suite excité parce qu'on adore le principe du film à sketchs et puis ça nous tentait vraiment de pouvoir se frotter à la recherche d'efficacité que requiert un format aussi court !

2/ Quelle lettre avez-vous obtenu ? Étais-ce imposé ou étais-ce un choix de votre part?

En fait, les producteurs nous ont demandé de donner nos trois lettres favorites et eux, essaieraient de nous attribuer l'une d'elle en retour. Mais à ce moment là, on était en tournage de notre dernier film au fin fond de la Bulgarie et on n'avait aucune idée d'un mot ni même d'un thème qui pourrait nous servir de point de départ. Donc on a fait les grand seigneurs et on s'est dit que ça faciliterait le casse-tête de l'attribution des lettres en les laissant choisir pour nous ! Et on a hérité du X... sur le coup ça nous a fait marrer et  puis on a ouvert un dictionnaire et on a réalisé qu'il n'y avait qu'une trentaine de mots dont les 3/4 sont des insectes ou des maladies de peaux...

3/ Quel a été le plus gros challenge pour réaliser votre segment ?

En fait, ça a été plutôt simple parce qu'on a tourné juste après Aux Yeux Des Vivants, donc l'équipe technique était ravie de se retrouver, nos producteurs ont assurés la logistique et on a fait appel à des acteurs qui font partie de notre famille artistique, voire même de notre famille tout court... Le tournage n'a duré qu'une journée ! Et puis comme nous étions pendant la post-production de notre long-métrage, on a eu la chance de pouvoir étalonner, bruiter, mixer après nos journées de travail. Ce qui nous a causé le plus de soucis finalement, c'est le lieu de tournage ! On n'avait pas assez de budget pour louer un appartement et dans notre entourage, impossible de trouver un intérieur bourgeois correspondant à ce qu'on avait en tête... sauf chez mes parents (Julien), dont la déco convenait mais qui jusqu'au dernier moment, ont hésité ! Mais finalement c'est bien chez eux que nous avons tourné !

On a hérité du X... sur le coup ça nous a fait marrer et puis on a ouvert un dictionnaire et on a réalisé qu'il n'y avait qu'une trentaine de mots dont les 3/4 sont des insectes ou des maladies de peaux...

Julien Maury

INTERVIEW : JULIEN MAURY

4/ Vous êtes-vous directement entendu sur le sujet du segment entre vous ou y-a-t-il eu beaucoup de discussions sur la façon de réaliser ?

En fait, on a mis beaucoup de temps à trouver notre histoire ! On a passé l'été qui a précédé le tournage à chercher des pitchs et à faire du brainstorming ! On en a écrit peut-être une dizaine pour se fixer sur un qui, plus le jour du tournage approchait, plus il nous paraissait compliqué à mettre en scène dans le temps imparti ! Il y avait beaucoup de contraintes en terme d'effets spéciaux, de cascades et de temps de tournage. On a donc tout changé au dernier moment pour une idée plus simple mais tout aussi efficace !

5/ Avez-vous vu le premier opus ? Et quel était votre segment préféré ?

Oui on l'a vu lors de sa projection au PIFFF et en toute objectivité on aime beaucoup ceux de nos amis Xavier Gens (X is for XXL) et Hélène Cattet et Bruno Forzani (O is for Orgasm) ! Et pour en prendre un autre de quelqu'un que l'on ne connaît pas, on avait été vachement impressionnés par D is for Dog fight !

Le Dernier Blog sur la Gauche rencontre Julien Maury et Alexandre Bustillo.

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Rédigé par Gib

Publié dans #Interview

Publié le 27 Septembre 2014

INTERVIEW : EVAN KATZ

"ABC's of Death 2" sort le 02 octobre, l'occasion de donner la parole à Evan Katz, l'un des 26 réalisateurs du film, afin qu'il nous parle du projet. En quatre questions, le créateur du génial "Cheap Thrills" nous parle de son segment, des difficultés rencontrés et de son arrivée sur le projet.

"ABC's of Death 2" comes out on October 2, the opportunity to talk with Evan Katz, one of the 26 directors of the film, about the project. In four questions, the creator of the brilliant "Cheap Thrills" talks about his segment, difficulties encountered and his arrival on the project.

1/ Comment avez-vous été choisi pour ce projet ?

Eh bien, je doute que ce soit strictement pour mes beaux yeux… Peut-être car les deux producteurs étaient à l’avant-première de Cheap Thrills au Festival SXSW et apparemment ils ne l’ont pas détesté, l’un d’entre eux a fini par l’acheter et aurait fait n’importe quoi pour en faire la promotion.

1/ How have you been chosen for this project?

Well, I doubt it’s strictly because of my looks… could be because both producers of the project were at the first SXSW screening of Cheap Thrills and apparently they didn’t hate it, because one of them ended up buying it and peeing himself on camera in an attempt to promote it.

2/ Est ce que vous avez eu le choix de la lettre ou a t'il été imposé par la production ?

Je voulais que le choix de la lettre soit une surprise, pour pouvoir relever le défi de trouver quelque chose, peu importe la lettre qu’on me donnait.

2/ Is the choice of the letter made by you or given by the production?

I wanted to be surprised by the letter so I could have the challenge of figuring something out based on whatever I was given.

INTERVIEW : EVAN KATZ

3/ Quel a été le challenge le plus important pendant le tournage de votre segment ?

Le tournage à l’intérieur d'une bouche d'aération était un véritable défi, il n’y avait pas beaucoup d’angles sous lesquels tourner… Chaque fois que nous avons eu besoin d’un nouveau point de vue, il a fallu percer un trou à travers une épaisse plaque de métal et ça nous a pris une éternité. L’équipe se blessait en tenant les vis à mains nues pour maintenir l’ensemble.

3/ What was your major challenge during the shooting of this short?

Shooting inside of our “airvent” set was a real challenge, there were barely any angles that we could shoot from… and whenever we needed a new angle we needed to cut a hole through the really thick metal, and it took forever. Also people were getting hurt putting their hands onto the real screws holding the thing together.

4/ Avez-vous vu le premier opus d'ABC OF DEATH ? Si oui, quels sont vos segments favoris ?

Bien sûr ! L pour Libido de Timo Tjahjanto m’a complètement retourné ma putain de tête. « Gras » comme l’enfer. Q pour Quack (Charlatan) car c’était drôle de voir Adam et Simon se tirer dessus ! X pour XXL de Xavier Gens… Un film bizarre, changeant, qui m’a beaucoup fait penser à Terry Gilliam, avec son message choquant et une chute mémorable.

4/ Did you see the first opus of ABC OF DEATH? And what are your favorites shorts of the first one?

I sure did. L is For Libido by Timo Tjahjanto made my fucking head explode. Bold as hell. Q is for Quack because it was hilarious seeing Adam and Simon shoot eachother. X is for XXL by Xavier Gens… it was moody, bizzare, felt very Terry Gilliam-esque, with an impactful message and one hell of a punchline.

INTERVIEW : EVAN KATZ

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Rédigé par Gib

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Publié le 23 Juillet 2014

INTERVIEW : SCOTT SCHIRMER

Atypique, Scott Schirmer, l'est certainement. En effet, le réalisateur de l'excellent film "Found" ne faisait plus de cinéma depuis 5 ans avant de mettre en scène ce petit bijou horrifique. De plus, son goût pour les films d'horreur lui est venu sur le tard, lui qui ne trouvait que peu d’intérêt aux slashers de son enfance. Alors, comment en est-il arrivé à réaliser un des films d'horreur les plus marquants de l'année ? Réponse tout de suite et, bien sûr, plein d'infos croustillantes sur la genèse et le tournage de "Found".

Scott Schirmer is an atypical guy. Indeed, the director of the excellent movie "Found" did not movie since 2005 before he shooted this horror jewel. Morever, his taste for horror movies came late because he was'nt interested by slashers movies of his childhood. So, How did he come to do one of the most important horror movie of this year ? Answer right away and, of course, full of spicy information on the genesis and the shooting of "Found".

1/ Nous parlons de vous pour votre film « Found » mais vous aviez d’autres projets et travaux avant cela. Pouvez-vous nous parler de votre background ?

J’ai commencé à dessiner des diapositives de présentation et des films imagés quand j’étais en première année d’étude. C’était des petites histoires style « fantasy » que j’ai montré à ma classe et j’ai gagné quelques prix. A l’école secondaire, j’ai fait mon premier court métrage en live sur une cassette VHS et j’ai continué sur cassette au lycée. J’ai fait une poignée de films pour une classe d’art-vidéo, qui m’a beaucoup inspiré, à l’université de l’Indiana. J’ai aussi pris un cours de cinéma 16mm ou j’ai appris que le film n’était pas le média qui me convenait. Autant j’aime la qualité d’un film, autant je trouve ça très cher et très difficile à travailler. A la fin des années 90, je me suis associé avec Dan Dixon (qui a créé UniverseSandbox.com) et nous avons passé une paire d’années à travailler sur un film d’animation ambitieux appelé Darwest, qui est finalement tombé à l’eau et que nous n’avons jamais terminé mais vous pouvez jeter un œil à ce que nous avons fait sur darwest.com. Ensuite Dan et moi avons décidé de faire un film « live » tous les deux. Nous avons réalisé quelques drames : Un court métrage d’une demi-heure appelé « Three animals », un plus long et un plus court appelé « Boy in the making ». Ils étaient tous les deux d’actualité. Dan a ensuite été plus intéressé dans la programmation et les jeux vidéo et j’en suis arrivé à faire un film d’horreur, par moi-même, en 2002. Cela s’appelait « House of Hope » et c’était mon premier vrai film alors j’en suis vraiment fier. Pourtant, c’est un film de seulement une heure et je n’ai jamais rien fait avec ce film car j’ai toujours été très dur envers mon propre travail – Les gens me disent ça et je suis d’accord avec eux. J’ai fait un beaucoup  de choses après « House of Hope » mais cela commençait à être vraiment compliqué alors j’ai arrêté de faire des films entre 2005 et 2010. Les cameras Canon DSLR m’ont vraiment aidé à revenir dans la réalisation de films car je détestais le look des VHS et des mini-DV. J’ai retrouvé Arthur Cullipher et Damien Wesner, avec qui j’avais travaillé sur « House of Hope », et j’ai aussi rencontré Leya Taylor et Shane Beasley et nous avons travaillé ensemble pour réaliser « Found » en 2011. Maintenant, je suis heureux de dire que je me suis vraiment remis en selle, plus en forme que jamais, et je suis prêt à faire plein d’autres films.

1/ We talk about you for your movie « Found » but you had other projects and work before. Can you tell us your background?

 I started out drawing slide presentations and filmstrips when I was in grade-school – little fantasy stories that I would show my class, and they won some awards. Then in high school, I made my first live-action short on VHS videotape, and I continued on videotape in college. I made a handful of short videos for a ‘video art’ class that really inspired me at Indiana University. I also took a 16mm film course, where I learned film was not the medium for me. As much as I love the quality of film, it’s very expensive and very tricky to work with. In the late 90s I partnered up with Dan Dixon (who has gone on to create UniverseSandbox.com!), and we spent a couple of years working on an ambitious animated film called DarWest, which eventually fell apart and never got finished, but you can see what we were going for at darwest.com. Then Dan and I decided to do live-action together. We made a few dramas – a half-hour short called Three Animals, One Stuffed, and a longer short called Boy in the Making. They were both topical. He then became more interested in video games and programming, and I went on to make a horror film on my own in early 2002. That was called House of Hope, and it was really the first movie I ever made that I was mostly pretty proud of. It’s only an hour long, and I never did anything with it. I’ve always been very hard on my own stuff – people tell me that, and I agree with them. I made a few more things after House of Hope, but it started to become a real challenge, so I quit making movies from 2005 to 2010. Canon’s DSLR cameras really helped to entice me back into filmmaking, because I hated the look of VHS and mini-DV. I reunited with Arthur Cullipher and Damien Wesner, who both worked on House of Hope, and also met Leya Taylor and Shane Beasley, and we all worked together to shoot Found in 2011. And now I’m happy to say I’m very much back in the saddle, doing better than ever, and ready to make a whole bunch more movies.

INTERVIEW : SCOTT SCHIRMER

2/ « Found » est un superbe film d’horreur. Qu’aimez-vous dans les films d’horreur ?

Je n’ai jamais aimé les films d’horreur lorsque j’étais enfant mais c’est principalement car tous les films d’horreur dans les années 80 étaient des slashers movies. Ça ne plaisait pas jusqu’à ce que j’arrive au lycée et que je rencontre de bons amis qui m’on fait découvrir comment l’horreur pouvait être superbe et provocante.  « Massacre à la tronçonneuse » est vraiment le film qui m’a bluffé et c’est encore le cas maintenant. J’aime la façon dont un film d’horreur peut vous emmener dans une montagne russe émotionnelle implacable et vous couper le souffle à la fin. C’est ce que « Massacre » m’a fait comme sensations. L’horreur se prête aussi beaucoup à l’interprétation créative ou poétique. Les cinéastes peuvent vraiment montrer ce qu’ils veulent avec l’horreur et aussi avec le fantastique et la science-fiction. De plus, les scenarii dramatiques m’ennuient un peu. Les comédies romantiques m’ennuient. Dans l’horreur et la science-fiction, vous pouvez explorer les grandes questions de la condition humaine, là d’où nous venons, qu’est ce qu’être humain signifie, est-on juste cet amas d’os et d’organes ou est on plus que ça ? Pourquoi blessons-nous les gens ? Quelle est la relation entre le sexe et la mort, entre les hommes et les femmes ? Ces choses me fascinent et l’horreur vous permet, plus que n’importe quel autre genre, de plonger dans le vif du sujet. Beaucoup de gens ont un réel mépris pour l’horreur mais je pense que si cela vous met mal à l’aise, c’est qu’il y a surement quelque chose à explorer ou une leçon à en tirer.

2/ “Found” is an incredible horror movie. What do you like in horror movies?

I never liked horror movies as a kid, but that’s really because all the horror movies in the 80s were slasher movies. It wasn’t until I got to college and met the right friends that I discovered how wonderful and provocative horror can be. The Texas Chain Saw Massacre is really the one blew me away, and still does! I like the way a horror movie can take you on a relentless emotional rollercoaster and leave you breathless at the end – that’s what Chain Saw does for me. Horror also lends itself so much to creative or poetic interpretation. Filmmakers can really show their stuff in horror – fantasy and sci-fi, too. Plus, everyday dramatic scenarios kinda bore me. Romantic comedies bore me. In horror and sci-fi, you can explore the greater questions of the human condition – where did we come from, what does it mean to be human, are we just this vessel of bones and organs or are we more? Why do we hurt people? What is the relationship between sex and death, men and women? These things fascinate me, and horror really allows you – more than any other genre – to dive right into the meat of the matter. A lot of people have such disdain for horror, but I think if it makes you feel uncomfortable, it’s probably something worth exploring and learning from.

3/ « Found » est basé sur un roman. Comment l’avez-vous découvert et quelles ont été vos motivations pour en faire un film ?

J’ai découvert “Found » lorsque je travaillais à la maison d’édition dans laquelle l’auteur, Todd Rigney, publiait ce livre.  Quand j’ai commencé à lire ce livre, je ne pouvais plus le lâcher. J’ai apprécié l’angle de l’intimidation, l’homophobie, le truc un peu bidon de la religion et plus que tout ça, j’ai vraiment ressenti une empathie envers le personnage principal, Marty. Todd a vraiment créer une étude de caractère terrifiante avec ce livre et Marty est si isolé, seul et condamné que ça m’a touché personnellement. Je me suis senti aussi mal pour son grand frère, Steve. Même si Steve tue des gens, je pense qu’il est juste très malade et peut être qu’il a lui aussi été isolé et seul pendant trop longtemps, et c’est pourquoi il a dévié de la voix qu’il aurait du emprunté. Ces tentatives d’avoir une relation fraternelle avec Marty sont navrantes et m’ont brisé le cœur.  C’est un monstre qui essaie d’être humain. Et c’est ce que ressentent beaucoup de jeunes hommes pendant l’adolescence.  Ils deviennent si intimidés, si fatigués, si surveillés, si émotionnellement indisponibles, si terribles et si honteux qu’ils se changent en monstre. C’est le message du livre, pour moi. Et c’est ce que je voulais essayer de transmettre à travers le film.

3/ “Found” is based on a novel. How did you discover it and what are your motivations to make it on movie?

I discovered Found working at the publishing company where the author, Todd Rigney, published it. When I started reading it, I couldn’t put it down. I related with the bullying angle, the homophobia, the phoney-baloney religious stuff, and more than anything, I just really felt for the main character, Marty. Todd really created a terrific character study with that book, and Marty is so isolated, alone, and doomed, my heart just went out to him. I also felt bad for his older brother, Steve. Even though Steve kills people, I think he’s really just very sick inside, and that perhaps he, too, was isolated and alone for too long – and that’s why he turned out the way he did. His attempts to have a relationship with Marty are heartbreaking to me. He’s a monster who is still trying to be human. And that’s how I feel a lot of young men become during adolescence. They become so bullied, so jaded, so guarded, so emotionally unavailable, so fearful and so ashamed, that they turn into monsters.  That’s the message of the book, for me. And that’s what I wanted to try and convey with the movie.

 

INTERVIEW : SCOTT SCHIRMER

4/ Vous aviez un petit budget mais le film a une belle esthétique. Comment avez-vous obtenu cette très bonne qualité technique avec ce petit budget ?

La chose principale qui m’a aide à augmenter la qualité de notre film est la technologie Canon DSLR. Nous n’avions pas les moyens de louer un matériel couteux mais la gamme EOS de canon sont abordables et incroyables. Mais avoir seulement des gadgets ne fait pas un bon film pour autant. Vous devez également bien éclairer votre film et avoir une bonne qualité de son. Ce sont les signes révélateurs du cinéma amateur : une qualité audio médiocre et un éclairage plat. Alors nous avons travaillé sur ces deux points et nous étions déterminés à améliorer notre façon de faire à chaque projet. Aussi, Arthur et Shane sont des artistes exceptionnels niveau effets spéciaux. Je suis chanceux de les avoir comme amis car je connais beaucoup de réalisateurs qui n’ont pas cette chance.


4/ You had a small budget but the movie has a good appearance. How did you do to have this great technical quality with this little budget?

The main thing that helped elevate the quality of our film is Canon’s DSLR technology. We couldn’t afford to rent an expensive camera, but Canon’s EOS line are affordable and incredible. But just having gadgets doesn’t make a good movie. You also have to light your movie well, and you have to record good sound. Those are the tell-tale signs of amateur filmmaking – poor audio quality and flat lighting. So we worked on both those quite a bit and we’re determined to step up our game with each successive project. Also, Arthur and Shane are great special effects artists. I am lucky to have them as friends, because I know a lot of filmmakers do not have that great fortune.


5/ Le film fait référence aux années 80. Qu’aimez-vous dans cette période ?

J’ai grandi dans les années 80 alors je suis très nostalgique de cette époque. Les films, émissions télé, musique et culture ont tous influencés les enfants des 80’s et j’ai tout assimilé. C’était aussi la décennie pour la science-fiction, l’horreur, la fantasy. Rien que l’année 82, regardez juste cette année là !  C’était aussi une époque avant l’arrivée des ordinateurs et des effets numériques. Tout était fait à la main, avec une qualité tangible. Les plateaux et les créatures étaient vrais, vous pouviez les toucher. Ce n’était pas des pixels dans un ordinateur. Je ne veux pas minimiser l’importance artistes qui travaillent sur ordinateur mais je n’ai pas la même relation avec les pixels qu’avec la mousse, le latex ou n’importe quoi d’autre. Les années 80 étaient aussi le temps de la découverte. La VHS était relativement nouvelle et les fans d’horreur découvraient des classiques et des films cultes en masse puis parlaient à leurs amis de ce qu’ils avaient vus. Il n’y avait pas internet alors devenir un fan d’horreur ce faisait petit à petit, c’était une approche plus personnelle. En fin de compte, les années 80 et le début des années 90 semblaient une bonne période,  pour diverses raisons, pour le film. A chaque fois que c’était possible, nous avons essayé de rester dans le laps de temps de cette époque.
 

5/ the film refer to the 80's. What do you like in this period?

I grew up in the 80s so I’m very nostalgic for it. The movies, TV shows, music, and culture were all geared toward kids in the 80s, and I just lapped it all up. It was also the decade for sci-fi/horror/fantasy. 1982 alone – just look at that year! It was also a time before computer-generated effects. Everything still had a hand-made, tangible quality to it. Sets and creatures were real – you could touch them. They weren’t pixels in a computer. I don’t mean to downplay the significance of computer artists, but I don’t relate with pixels the same way I do foam, latex, or whatever. The 80s were also a time of discovery. VHS was relatively new and horror fans were unearthing classic films and cult films en masse, and telling all their friends about what they saw. There was no internet, so being a horror fan was more one-on-one, more personal. Ultimately, the 80s and early 90s just felt right for the movie for a few different reasons, so wherever possible, we tried to stick to that time frame.
 

6/ C’est un film très psychologique avec une importance essentielle pour les personnages, et finalement, les seules scènes gores sont pendant un film dans le film (« Headless »). Quelles étaient vos intentions en faisant cela ?

J’ai juste essayé d’être le plus fidèle possible au livre parce que lorsque j’ai fini de le lire, je l’ai immédiatement aimé. Je ne voulais pas modifié ou salir la façon dont Todd avait écrit cette histoire. Mais, au-delà de ça, je pense que cela aide que le gore soit placé dans une vidéo crade ou un slasher. C’est plus agréable de voir ce genre de choses si vous savez que c’est faux, et « Headless » est, sans aucun doute, faux. Cela permet aussi, aux spectateurs, d’utiliser leur imagination, plus tard dans le film, lorsque des choses horribles arrivent aux personnages de « Found ». C’est une chose de voir ces choses horribles faites aux personnages de « Headless » mais c’est autre chose de les voir sur des personnages bien développés que vous avez vraiment appris à connaître, comme la famille de « Found ». Et après avoir vu ce qu’il se passait dans « Headless », il est assez facile d’imaginer ce qu’il se passe vers la fin du film, en hors champs.


6/ this is a very psychological movie with an importance for the characters, and, finally, the only gore scenes are during a movie in the movie (Headless). What were your intentions to doing this?

 I was really just trying to be as faithful to the book as possible, because when I finished reading the book, I immediately loved it. I didn’t want to mess with the way Todd constructed this story. But beyond that, I think it helps that the gore is relegated to a ‘video nasty’ or a ‘slasher film’. It’s more palatable to see that kind of thing if you know it’s fake – and “Headless” is certainly fake. It also allows people to use their imaginations later one, when such horrible things are happening to our characters in Found. It is one thing to see horrible things done to generic characters in a movie like “Headless,” but it’s something else to see them done to well-developed characters that you have really gotten to know, like the family in Found – so we didn’t want to hurt the viewer too badly. And after seeing the things you see in “Headless,” it’s pretty easy to imagine what is happening toward the end of the movie, off-screen.

INTERVIEW : SCOTT SCHIRMER

7/ Même si nous comprenons les causes racines des problèmes du grand frère de Marty, il y a tout de même une connexion entre ses actions et le film « Headless ». Pensez-vous que les films d’horreur puissent pousser des personnes à commettre des crimes ?

Je pense que tout le monde est capable de faire énormément de mal et nous n’avons pas besoin de blâmer les films, la musique ou les médias pour se dédouaner de notre propre partie sombre. Je pense que c’est la voix la plus facile d’attribuer les mauvais comportements à la culture populaire. Aucun film, livre ou œuvre de pop culture n’est vraiment capable de faire faire de mauvaises choses à quelqu’un. Il y aura toujours des gens impressionnables et simples d’esprits ici-bas, mais nous ne devrions pas castrer notre créativité juste pour parer aux caprices de quelques malades. La vérité est que ces personnes vont faire de mauvaises choses, quoiqu’il arrive. C’est ridicule de blâmer la culture pop ou l’art pour ces phénomènes. Il y a une classification par âge pour de bonnes raisons et les parents ou les tuteurs doivent se sentir obligé de faire attention à cela et de savoir si leur enfant est capable ou non de voir certains divertissements.


7/ While we understand the root causes of the problem of Marty’s big brother, there is still a connection between his actions and the film “Headless”. Do you think horror movies can push people to do crimes?

I think all people are capable of tremendous evil, and we don’t need to blame movies, music, or the media for our own dark undercurrents. I think it’s way too easy to attribute bad behavior to popular culture. No film, book, or piece of pop culture is truly capable of making people do bad things. There will always be simple-minded or impressionable people out there, but we shouldn’t castrate ourselves creatively just to ward against the whims of a few sick people. The truth is, those people are going to do bad things anyway. It’s ridiculous to blame popular culture or art for this phenomenon. There’s a ratings board for a good reason, and parents and guardians should feel obligated to pay attention to it and recognize whether or not their child is capable of handling certain entertainment.

 

8/ “Found” est un film d’horreur mais c’est aussi un film à propos de l’adolescence et des relations familiales comme dans les films de Larry Clark. Etais-ce une influence pour vous ?

J’ai vu “Kids” et “Bully” mais je ne suis pas très familier avec les films de Larry Clark. Je pense que “Ordinary people” était plus influent, subtilement au moins. Les parents, dans les deux films, sont un peu obtus et inconscients, ils ont même peur de reconnaitre qu’il y a des problèmes dans leur famille. C’est ainsi que des monstres comme Steve sont nés, lorsque les gens refusent de voir ce qu’il y a sous la surface. Autrement, j’ai toujours trouvé que les histories ou les films sur le passage à l’âge adulte qui ont lieu dans les lycées ou les collèges sont les plus intéressantes. C’est une période ou nous formons notre identité. Nous sommes impressionnables, plus capable d’être blessés. Nous sentons plus les choses quand nous sommes jeunes, peut être. Des décisions, qui affectent le reste de notre vie, sont prises. Les premiers amours, les premières trahisons. C’est un enfer et une période dramatique de nos vies.

8/ “Found” is an horror movie but it’s also a movie about teenagers and family relationships as in the Larry Clark’s movies. Is it an influence for you or not?

I’ve seen “Kids” and “Bully,” but am not really too familiar with Larry Clark’s movies. I think “Ordinary People” was more influential, subtly at least. The parents in both movies are kinda obtuse or oblivious, afraid to even acknowledge that there’s a problem in their families. That’s how monsters like Steve are born, though – when people refuse to look beneath the surface. Other than that, I have always found coming-of-age stories and movies that take place in high school or college to be among the most interesting to me. It’s when we are all forming our identities. We’re impressionable, more capable of being hurt. We feel things more when we’re young, maybe. Decisions are made that affect the rest of our lives. First loves. First betrayals. It’s a hell of a dramatic time in life.

9/ La scène d’ouverture nous montre directement la découverte de Marty. Pourquoi avoir décidé de révéler cela directement et de ne pas installer les personnages avant ?

Premièrement car c’est ce qu’il y a dans le livre. Le première ligne du livre est la même que celle du film : “Mon frère garde une tête humaine dans son placard ». Vous êtes instantanément aspiré dans le livre et je voulais que le film ait la même qualité. Aussi, je pense que la narration du film est vraiment évolutive. C’est peut être pour le meilleur ou peut être pour le pire mais la boucle narrative est présenté de plus en plus tôt dans l’acte un, peut-être car nous sommes de plus en plus une société qui souffre de déficit de l’attention. Mais quand vous pouvez jeter cet élément, là, tout de suite, pourquoi ne pas le faire ? Vous pouvez apprendre à connaître les personnages dans le cadre de cette révélation et éviter la timidité de l’exposition. Cela fonctionne certainement pour « Found », sans aucun doute.

9/ The opening scene shows us directly the discovery of Marty. Why did you decide to reveal it right away and have not installed the characters before?

Primarily because that’s how it is in the book. The first line in the book is the same as in the movie – “My brother keeps a human head in his closet.” You are instantly sucked in, and I wanted the movie to have that same quality. Also, I think narrative feature film storytelling is really evolving. It might be for better or it might be for worse, but the narrative ‘hook’ is presenting itself earlier and earlier in Act One, perhaps because we are becoming more and more an ‘attention deficit’ society. But when you can throw the hook out there right away, hell, why not do it? You can get to know the characters within context of that narrative hook and avoid the coyness of exposition. It certainly works for Found, anyway.

INTERVIEW : SCOTT SCHIRMER

10/ Quelles ont été les scènes les plus difficiles à tourner ?

Honnêtement, la scène la plus difficile à réaliser est celle entre Marty et son ami David, lorsqu’ils regardent “Headless” et, immédiatement, après cela, lorsque Marty montre à David la tête de son camarade de classe.  Je sais que ça ne paraît pas spécialement horrible, Je veux dire, ce n’était pas « Abyss » ou quelque chose comme ça, mais tourner avec deux personnes de 12 ans dans une chaude et étouffante chambre pour… 3 jours ? était absolument horrible. C’est notre scène du « conseil d’Elrond », vous voyez ? (NDLR : Référence au “Seigneur des Anneaux”). C’est une surenchère. C’était très difficile pour les garcons et ils avaient des problemes pour baisser leur garde et se laisser aller, l’un en face de l’autre, je pense. Nous avons fini par les séparer et un des adultes de l’équipe lisait le texte, hors de l’écran, pour un des garçons. Chaque garçon a donné une performance infiniment meilleure avec un adulte.  Je pense que les garçons, à cet âge là, sont programmés pour ne montrer aucune faiblesse. Nous n’étions qu’à la moitié du tournage et tout le monde était si fatigué. C’était le pire moment pour moi. Essayer de survivre à la chaleur et au manque d’air de cette pièce, l’agitation de deux personnes de douze ans, et l’épuisement d’à peu près toute l’équipe.


10/ What were the most difficult scenes to shoot?

 Honestly, the hardest scenes to shoot were between Marty and his friend David, while they watched “Headless” and then immediately after that, when Marty shows David the severed head of a classmate. I know it doesn’t sound particularly awful – I mean, it wasn’t “The Abyss” or anything like that – but shooting with two 12-year-olds in a really hot, stuffy bedroom for like... 3 days?  was absolutely dreadful. It’s our ‘Council of Elrond’ scene, you know? The one that goes on and on and on and on. It was challenging material for the boys, and they were having problems letting their guard down in front of each other, I think. So we ended up separating them and one of the adult crew members would read the lines for whichever boy was off-screen. Each boy gave an infinitely better performance with an adult. I think it just has something to do with boys at that age, and being programmed not show any weakness. And it was half-way through the shoot and everyone was just so tired at that point. So that was the worst part for me. Trying to survive the heat and stuffiness of that room, the restlessness of two twelve-year-olds, and exhaustion from pretty much the entire crew.
 

11/ Le casting est très bon. Je pense qu’il a dû être difficile, par moment, d’expliquer les passages difficile du film aux jeunes acteurs, était-ce le cas ?

Pas vraiment.  Les enfants sont beaucoup plus sages que ce que l’on peut dire la plupart du temps. Gavin Brown, qui joue Marty, était, et est toujours, un enfant très précoce. Il a eu des expériences que d’autres enfants n’ont pas eu à traiter et il a la tête sur les épaules pour différencier la réalité de la fiction. Quand il est bâillonné et attaché au lit, dans le film, il a vécu le plus beau moment de sa vie. Sérieusement.  Nous avons eu un grand sens de l’humour sur la globalité du film, ce qui est la meilleure approche à avoir, en coulisses, je pense. Si la vie imitait l’art sur le plateau, je ne pense pas que je voudrais faire d’autres films d’horreur, vous voyez ?


11/ the casting is very good. I think, it was difficult sometimes to explain the hard things of the movie to young actors, isn’t it? 

Not really. Kids are a lot wiser than we give them credit a lot of times. Gavin Brown, who plays Marty, was and still is, a very precocious kid. He’s had experiences other kids haven’t had to deal with and had a really good head on his shoulders where the whole reality vs. fiction thing is concerned. When he’s ball-gagged and tied to the bed in the movie, he was having the time of his life. Seriously. We all had a great sense of humor about the whole thing, which is the best way to approach it behind the scenes, I think. If life imitated art on the set, I don’t think I would want to make horror movies anymore, you know?

12/ Une campagne de crowd funding est en cours pour financer le film “Headless”. Pourquoi avez-vous décidé de faire ce film ? (L'interview a été faite avant la fin de la campagne).

Quand nous avons projeté “Found” dans les festivals et discutés avec les spectateurs, il est devenu clair pour nous que beaucoup de gens voulaient voir une version long métrage de “Headless”. J’ai eu beaucoup de plaisir à faire « Headless », la petite parti que vous voyez dans “Found” mais je ne sentais pas que c’était la bonne voie pour moi de faire ce film après « Found ». J’ai donc demandé à mon ami Arthur Cullipher s’il serait intéressé pour le réaliser car il y aura beaucoup d’effets intenses et c’est un artiste spécialiste en effets spéciaux. Et aussi car c’était un fan d’horreur depuis plus longtemps que moi et il a vu plus de films d’horreur, underground et occultes que moi et il se plait dans les sujets subversifs. Il est parfait pour « Headless ». Donc, Kara Erdel et moi produisons « Headless » et Nathan Erdel est à l’écriture, Leya Taylor à la photographie and Shane Beasley revient pour jouer le tueur. Je suis impatient de voir la folie se dérouler.

12/ A crowd funding campaign is in progress to finance the movie “Headless”. Why did you decide to do this movie? (The interview was done before the end of the campaign)

As we took “Found” around to festivals and talked with audiences, it became clear to us that a lot of people really wanted to see a feature-length version of “Headless”. I had a lot of fun making “Headless” – the short bit of it that you see in “Found,” but it didn’t feel like the right way for me to follow-up “Found.” So I asked my good friend Arthur Cullipher if he’d be interested in directing it because it’s going to be effects-intensive, and he’s a special effects artist. And also because he’s been a horror fan much longer than I have been, and he’s seen more horror, underground, and occult films than I have, and he revels in subversive subject matter. He’s perfect for “Headless.” So I and Kara Erdel are producing “Headless” while Nathan Erdel writes, Leya Taylor photographs, and Shane Beasley returns to play the Killer. I’m looking forward to watching the madness unfold.

13/ Quels sont vos prochains projets ?

Je travaille avec Jennifer Blanc-Biehn, Michael Biehn et Lony Ruhmann, qui sont producteurs executives d’une anthologie appelé « Hellevator Man ». J’ai co-écrit et je dirige un segment de ce film cet été. Beaucoup de sang sera versé. Damien et Amy Wesner produisent ce sur quoi j’ai mon attention pour le moment : « Headless ». Je suis aussi à mi-chemin de l’écriture d’un projet que j’espère réaliser en 2015, un film plus léger, une sorte de film plus fun. Je voudrais aussi réaliser ma prochaine collaboration avec Todd Rigney en 2015. Nous avons beaucoup parlé à ce propos et l’un de nous, ou les deux, va craquer pour ce script car c’est parti pour être formidable. C’est hardcore et nous n’avons jamais vu quelque chose comme ça. Alors, si tout va bien, j’espère faire quelque chose de lumineux, fantasmagorique, doux et amusant et plonger une nouvelle fois dans la piscine de folie de Todd Rigney. Mon ami de longue date, Heidi Henderson, travaille aussi sur un scénario, quelque chose de sombre et de romantique mais avec un sens de l’humour. Et Damien est actuellement entrain de travailler sur un script d’un bon film de monstre à l’ancienne que nous espérons réaliser l’année prochaine ou la suivante. Et il y a plus. J’ai envie de faire des films toute ma vie et je veux faire tellement de films. J’ai passé l’année précédente a essayé de planter des graines sur plusieurs différents projets juste au cas où « Found » obtienne une certaine attention. Avec un peu de chance, tous ces films verront le jour. Croisez les doigts pour moi !

13/ What are your next projects?

I am working with Jennifer Blanc-Biehn, Michael Biehn, and Lony Ruhmann, who are executive producing an anthology flick called “Hellevator Man.” I’ve co-written and am directing a segment of that movie this summer. Much blood will be shed. Damien and Amy Wesner are producing that while I focus on “Headless” right now. I’m also half-way through writing a script I hope to direct in 2015 – a lighter, more fun kind of movie. I would also love to shoot my next collaboration with Todd Rigney in 2015. We’ve talked a lot about it, and before long one or both of us is going to crack into that script, because it’s going to be amazing. Todd has captured another lightning bolt in a bottle as far as I’m concerned, and I just have to direct that movie. It’s hard core, and we’ve never seen anything like it. So if all goes well, I hope to direct something light, spooky, sweet, and fun, and then dive back into that glorious Todd Rigney pool of sick again. My long-time friend Heidi Henderson is working on a screenplay, too – something dark and romantic, but with a wicked sense of humor. And Damien is actually working on a good old-fashioned monster movie script that we hope to shoot in the next year or two. And there’s more. I’ve wanted to do this all my life, and I want to make so many movies. I’ve spent the last year trying to plant the seeds of many different projects just in case “Found” got some attention. With luck, all these movies will see the light of day. Cross your fingers for me!

 

Merci Scott.

Thank you Scott.

INTERVIEW : SCOTT SCHIRMER

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Rédigé par Gib

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Publié le 1 Juillet 2014

INTERVIEW : JULIEN RICHARD-THOMSON pour KORRUPTION

Il y a environ un mois, je vous parlais de la mise en chantier du film "Korruption", le nouveau long-métrage du réalisateur Julien Richard-Thomson (voir lien ci-dessous). A ce moment là, une bande annonce venait d'être mise en ligne mais ne faisait pas grand bruit et était juste partagé entre les fans et les connaisseurs du genre. Qui aurait pu croire que quelques semaines plus tard, on parlerait de "Korruption" dans toute la presse ? Malheureusement, pas pour les bonnes raisons ! En effet, le teaser du film a été diffusé lors du conseil municipal de la ville d'Asnières par le maire Manuel Aeschlimann afin de dénoncer le tournage d'un soi-disant "porno soft" dans sa propre mairie, juste avant son élection. Ni une, ni deux, toute la presse s'est emparé du sujet pour dire tout et n'importe quoi ! Afin de rétablir sa vérité et en savoir un peu plus sur cette affaire, laissons la parole au principal intéressé, le réalisateur de "Korruption" : Julien Richard-Thomson.

1/ Pouvez-vous nous dire comment à éclaté la polémique sur votre prochain film "Korruption" ?

Ce film est une comédie sur le thème de la corruption et la mafia, que nous cherchons à faire financer. Nous n'avons tourné, pour le moment, qu'un court "teaser", donc le film n'existe pas encore sinon au stade du scénario. En avril, nous avons tourné deux jours en mairie d'Asnières, ayant obtenu toutes les autorisations pour cela, selon des conditions légales et normales, aux dates indiquées par les services municipaux. Stupeur, vendredi dernier j'apprends que le nouveau maire de la ville (de tendance droite dure) projette un remontage falsifié de notre bande-annonce à ses élus et au public lors du conseil municipal retransmis en direct sur internet! Ensuite, le maire et ses adjoints ont passé 40 minutes à injurier le film, le traitant de "porno abject"! Et ils ont annoncé que la mairie porterait plainte contre moi pour avoir dégradé l'image de la ville! Du jamais vu!

2/ Quelles sont les intentions du maire d'Asnières pour avoir lancé cette polémique ? Est-ce une attaque personnelle ?

D'une part, ce maire est réputé pour être lié à la Manif pour Tous, d'autre part il a aussi été condamné lourdement pour des affaires financières de marchés publics et il a peut-être cru que Korruption portait sur son cas, ce qui n'est pas vrai: il s'agit d'une fiction sans lien avec des faits réels. Enfin, à travers cette campagne dégoutante, il cherche à nuire à son prédécesseur qui nous avait accordé l'autorisation de tournage et que je soutenais aux dernière élections municipales.

INTERVIEW : JULIEN RICHARD-THOMSON pour KORRUPTION

3/ Qu'avez-vous pensé de la réaction de la presse qui a relayé une fausse info sans vérifier ?

On sait tous que quand une rumeur démarre il est difficile de la stopper et que les médias sont "suivistes" et se copient les uns les autres. Surtout, ils sont à l'affut du scoop et du titre choc, alors un "porno dans une mairie" ils ne pouvaient laisser échapper ça, même si c'est totalement faux... La mairie a largement diffusé la fausse bande-annonce pour nous discréditer, en supprimant les dialogues pour que personne ne comprenne le sujet du film. Le premier journal a dégainer a été Le Point avec un article ignoble, qui a donné le "la" à cette campagne de diffamation de grande envergure.

4/ Toute cette histoire, ça vous amuse ou ça vous agace ?

Certains membres de l'équipe s'en amusent, tellement elle est stupide, mais d'autres en ont été profondément blessés. Quand mes comédiennes ont lu dans la presse qu'elles étaient des actrices X, elles sont tombées de leur chaise! C'est pour défendre l'honneur de mes comédiens et techniciens que je me bats pour faire cesser la calomnie. Nous sommes encore plus motivés pour finir le film! Nous n'allons pas nous laisser intimider, loin de là.

INTERVIEW : JULIEN RICHARD-THOMSON pour KORRUPTION

5/ Avez-vous reçu des soutiens concernant cette histoire?

Bien sur, des centaines, y compris certains artistes de renom. Je croule sous les messages, qui sont à 90% positifs et à 10% injurieux.

6/ Le tournage de "Korruption" va t'il continuer ?

Nous devons encore réunir le budget pour achever le film, je viens d'apprendre que l'un des financiers se désengageait mais je suis convaincu que d'autres vont venir nous soutenir. C'est un super film, original et mordant, je ne peux pas imaginer une seconde que des politiciens manipulateurs puissent empêcher en France une oeuvre de se réaliser!

Pour nous soutenir sur facebook: page SoutienAuFilmKorruption (voir lien ci-dessous)

Le site du film : http://rjt429.wix.com/korruption-le-film

 

On souhaite bon courage à Julien Richard-Thomson et à son équipe ! Qu'il continue à nous sortir des films originaux !

INTERVIEW : JULIEN RICHARD-THOMSON pour KORRUPTION

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Rédigé par Gib

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Publié le 12 Juin 2014

INTERVIEW : JOHN JARRATT

Parce que les personnages de méchants sont souvent les plus intéressants, il était primordial de s'entretenir avec l'interprète d'un des plus actuels et surtout l'un des plus charismatiques: John Jarratt. "L'acteur Australien favori" de Quentin Tarantino revient donc, pour nous, sur le tournage des films "Wolf Creek" de Greg McClean. ça va trancher !

Because the bad boys characters are often the most interesting, it was important to talk with the actor of the more current and also one of the most charismatic pyschopath on the cinema : John Jarratt. "The favourite Australian actor" of Quentin Tarantino returns, for us, on the set of the "Wolf Creek" movies of Greg McClean. It will be violent !

1/ Comment avez-vous obtenu le rôle de Mick Taylor dans "Wolf Creek 1" ?

Greg Mclean m’a vu dans un film, plusieurs années auparavant, dans lequel je jouais un flic méchant et véreux dans l’arrière pays Australien et il a décidé que je ferais un super tueur en série de l’arrière pays.

1/ How did you obtain the Mick Taylor’s role in "Wolf Creek 1"?

Greg Mclean saw me in a play a few years earlier where I played a tough bent outback cop and he decided then that I’d be a great outback serial killer.

2/ Depuis cela, vous êtes devenu un de ces acteurs favoris ?

Je ne sais pas vraiment, Greg admire beaucoup d’acteurs.

2/ Since that, you became a Greg Mclean’s favorite actor, right?

I don’t know about that, Greg admires many actors.

3/ Quelles ont été vos motivations pour jouer dans le second volet de Wolf Creek ?

Nous avions eu un bon résultat avec le premier film et c’est probablement ma meilleure prestation. Je savourais d’avance de rejouer à nouveau Mick Taylor sachant que, cette fois, je savais que le personnage fonctionnait.

3/ What were your motivations to play in the second Wolf Creek?

Because we got it right in the first Wolf Creek and it’s probably my best portrayal and I relished doing it again, knowing this time, that the character works.

INTERVIEW : JOHN JARRATT

4/ "Wolf Creek 2" n’est pas encore sorti en France (juste dans quelques festivals), que pouvez-vous nous dire à propos du film ?

Vous allez voir ce que fait Mick depuis le début et ce qu'il a toujours fait. C’est plus un road movie, il y a beaucoup plus d’actions jusqu’à ce que, vers la fin, Mick retourne à ses affaires.

4/ Wolf Creek 2 is not yet released in France (just in few festivals), what can you tell about this movie?

You get to see Mick doing what he does from the start. It’s more of a road movie, there’s a lot more action until towards the end when Mick gets down to business.

5/ Quel est votre point de vue à propos de l’évolution de votre personnage dans le second film ?

Le personnage n’évolue pas, vous voyez juste plus de lui et vous apprenez à mieux le connaître. Dans le premier film, le monstre sort doucement en dehors de sa cage. Dans le second film, il est déjà hors de la cage !

5/ What is your point of view about the evolution of your character in the second movie of Wolf Creek?

The character doesn’t grow, you just see more of him and get to know him better. In the first one, the monster slowly gets out of the cage. In the second, he’s already out of the cage.

 

INTERVIEW : JOHN JARRATT

6/ Le premier film était un pur survival, le second part dans différentes directions. Quelles étaient les influences de Greg McClean sur ce film ?

C’est encore une question de survie pure sauf que les personnages essaient de survivre pendant le film entier. Nous ne voulions pas répéter "Wolf Creek 1". Greg était influencé par « Duel », les westerns classiques et les évènements actuels qui ont lieu dans l’arrière pays australien.

6/ The first movie was a pure survival, the second movie go in others ways. What were the influences of Greg McClean for this movie?

It’s still about pure survival, except people are trying to survive for the entire film. We didn’t want to repeat "Wolf Creek 1". Greg was influenced by Dual, classic Westerns and actual events that happened in the outback.

7/ Mick Taylor, votre personnage, devient le héros du second film plus que ses victimes. Voulez-vous que « Wolf Creek » devienne une longue saga comme « Massacre à la tronçonneuse » ou « Détour Mortel » ?

J’adorerai faire « Wolf Creek 3 » mais cela va dépendre du succès du film. Si vous continuez à pirater tous nos films en les téléchargeant illégalement pour rien, nous n’aurons pas assez de profit pour faire « Wolf Creek 3 ». Alors la prochaine fois que vous faîtes cela, vous serez effectivement entrain d’arrêter la fabrication de films indépendants partout dans le monde.

7/ Mick Taylor, your character, become the hero of the second movie, more than these victims. Do you think and do you want that Wolf Creek become a long saga as “Texas Chainsaw Massacre” or “Wrong Turn”?

I would love to do Wolf Creek 3, but that’s up to our audiences. If you all continue to pirate our film by downloading it for free, then we won’t get enough profit to make WC3. So next time you do that, you are effectively shutting down independent film making across the planet.

INTERVIEW : JOHN JARRATT

8/ Quelle a été la scène la plus difficile à jouer dans “Wolf Creek 2” et pourquoi?

Le repaire de Mick. C’était un tournage de 4 jours très intense. C’était comme faire un mini-film dans le film.

8/ What was the most difficult scene to play in Wolf Creek 2 and why?

Mick’s Lair. It was a very intense four day shoot. It was like doing a mini play within a film.

9/ Mick Taylor est très (trop) attaché à son pays. Est-ce aussi votre cas ? Qu’auriez vous envie de dire aux personnes comme moi (qui ne connaissent pas l’Australie) qui aimeraient venir et visiter votre pays?

J’ai passé mon adolescence dans l’arrière Pays Australien et tourné beaucoup de films pendant plus de 40 ans là-bas. C’est vaste, merveilleux, ancien, spirituel et dangereux. C’est comme le milieu d’un vaste océan. C’est magnifique et majestueux, mais quand vous y êtes, vous pouvez mourir. Comme pour le reste de l’Australie, c’est le meilleur pays et le plus sanglant dans le monde.

9/ Mick Taylor is very (too much) attached to his country. Is it your case too? What could you tell to a people like me (who don’t know Australia) who would like to come and visit Australia?

I spent most of my teenage years in the outback and a lot of films over 40 years out there. It’s vast, beautiful, ancient, spiritual and dangerous. Like being in the middle of a vast ocean. It’s beautiful and majestic, but if you get in it, you might die. As for the rest of Autralia, best bloody country in the world mate.

INTERVIEW : JOHN JARRATT

10/ Nous savons beaucoup de chose à propos de Mick Taylor mais il reste aussi beaucoup de points obscurs de son passé. Comment avez-vous travaillé le personnage ? Avez-vous essayé d’imaginer son enfance et le passé de Mick Taylor ?

Je lui ai donné une histoire passée comme s’il était né exactement à la page zéro, qui est juste avant la première page du script. Alors, dès que j’entre dans le film en tant que Mick Taylor, je sais EXACTEMENT qui je suis.

10/ We know many things about Mick Taylor but there are also many obscures points in his past. How did you work the character? Have you tried to imagine the childhood and the background of Mick Taylor?  

I gave him a back story from when he was born right through to page zero, which is just before page one. So that when I step into the film as Mick Taylor, I kbnow EXACTLY who I am. 

11/ Nous vous avons aussi vu dans “Django Unchained”. Comment avez-vous obtenu le rôle dans ce film ? Que pouvez-vous dire sur Quentin Tarantino ?

Tarantino est venu, en Australie, en 2003 (avant « Wolf Creek ») et a dit : « Je veux rencontrer John Jarratt, c’est mon acteur Australien favori ». Alors, je l’ai rencontré. Il est ailleurs, très intelligent, c'est une encyclopédie vivante à propos de tous les films, un scénariste brillant, il sait exactement ce qu’il veut sur un tournage, il a une vue globale fantastique et, en même temps, il est conscient de la complexité. Ma partenaire l’a décrit comme magnifiquement fou et je pense qu’elle a raison. Comment était-il sur Django? Brillant.

11/ We also saw you in Django Unchained. How did you obtain a role in this movie? What can you say about Tarantino?

Tarantino got off a plane in Australia in 2003 (before Wolf Creek) and said”I wanna meet John Jarratt, he‘s my favourite Australian actor” So I meet him. He’s out there, very intelligent, walking encyclopedia on all things film, brilliant writer, knows exactly what he wants on set, fantastic overview , at the same time, aware of the intricacies. My partner described him as Beautifully mad and I think she’s right. How was it to do Django? Brilliant.

Merci M. Jarratt.

Thank you M. Jarratt.

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Rédigé par Gib

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Publié le 13 Avril 2014

INTERVIEW : BENJAMIN ROCHER

Dans le cadre de ma collaboration avec Horreur.com, j'ai eu la chance d'assister à la première projection de "GOAL OF THE DEAD" et de pouvoir, ainsi, décrocher un entretien avec le réalisateur de la première mi-temps du film : Benjamin Rocher (co-réalisateur de "La Horde"). Dans cette interview, il nous parle de l'élaboration de ce diptyque ainsi que du concept et de la méthode d'exploitation en salle peu conventionnelle de ce qui est une des meilleures surprises et un des films les plus funs de ce début d'année 2014. Aussi, n'hésitez pas à faire diffuser le film près de chez vous, afin de le faire partager un maximum, à l'aide du site Ilikecinema.com et en vous rendant sur la page facebook du film.

1/ Le mode d’exploitation de « Goal of the dead » est un peu hors norme. Pourquoi l’avoir choisi ?

Ce qui est bien avec un mode d’exploitation comme ça, en double programme avec deux films pour le prix d’un, c’est que tu mets le spectateur dans les meilleures conditions de visionnage pour voir le film. Il n’y a pas de malentendu sur la nature du film qu’il va voir et sur le fait qu’il va prendre du plaisir, que c’est un truc très festif. Du coup, ça évite les malentendus car parfois les films sont incompris parce que les gens ne les visionnent pas forcément dans les conditions requises. Ce mode d’exploitation permet l’absence de malentendu donc c’est plutôt sympa.

2/ Et pourquoi deux films de 70 minutes et pas un long de deux heures ?

Le film a eu une genèse très longue et très tortueuse. A la base, cela devait être une série avec plein de personnages et il y a eu beaucoup de versions différentes. La matière scénaristique, les personnages, tout a été modelé et remodelé à plusieurs reprises jusqu’à avoir suffisamment de matière pour faire une série ou un film voir deux films, ou quatre films ou dix films, etc… Fort de notre expérience, on savait que l’exploitation en salle est quelque chose de très compliqué donc nous n’avions pas envie de nous inscrire dans une distribution traditionnelle parce que, ces films là, quand ils sortent dans des situations traditionnelles, ils se font défoncer. Ils ne se font pas comprendre et ils se font dégager des salles assez vite. C’est donc cette sorte d’incompréhension dans la manière d’exploiter le film qui créer des échecs en salle et qui imprime au fer rouge sur le front du film et sur le fond du genre, ce qui est encore plus grave, « ECHEC EN SALLE ». Donc, ça condamne les personnes qui veulent faire ce genre de films à les faire pour des clopinettes, parce qu’il n’y a pas de système de financement qui soit réellement viable et alternatif pour les sorties en salle. Donc, comme on est aussi producteur en plus d’être réalisateur, on s’est dit qu’il fallait qu’on trouve une formule qui soit autre. Alors, on s’est placé en tant que spectateur et on s’est dit que ce qui serait mortel ce serait un double programme avec deux réalisateurs, etc… Au fur et à mesure qu’on discutait, on s’est dit que ce serait cool de créer quelque chose de différent… L’expérience que j’ai eu avec « La Horde » est que lorsqu’on le montrait avec Yannick (Dahan) en festival, c’était mortel, ça réagissait dans la salle, c’était génial et quand le film est sorti dans le circuit traditionnel, mercredi à 14 heures, tu te fais défoncer, non seulement par la critique mais aussi par le public qui ne comprend pas ce qu’il va voir.

INTERVIEW : BENJAMIN ROCHER

3/ Donc, le côté un peu festival à chaque séance, c’est aussi quelque chose que vous aviez réfléchi avant de tourner le film ?

C’est même pendant l’écriture du scénario qu’on y a pensé, ça fait parti de l’ADN du film. Ce double-programme, ce côté festival et même le fait d’avoir deux réalisateurs différents, on l’a fait parce que c’est plus cool ! Je me pose vraiment en tant que spectateur avant tout. Les films que je fais sont ceux que j’ai envie de voir. Et même, si pour ma carrière, ça aurait peut être été mieux que je fasse les deux films, et bien non, car l’objet est vraiment plus cool avec deux réalisateurs, deux visions, deux particularités. C’est comme quand tu vois des films comme « The Signal » ou des films à sketchs, ce qui est cool c’est que tu n’as pas le même ton, pas la même « touch ». Un cinéma d’exploitation comme ça, qui ne se veut pas être hyper sérieux, hyper premier degré, se prête à fond au côté choral. Avant d’avoir envie de bosser avec Thierry Poiraud, j’avais déjà envie de revoir un film de Thierry Poiraud. Je pensais que c’était une très bonne idée de collaborer avec lui, de faire un diptyque. En tant que spectateur, un film avec en première partie, le mec qui a fait « La Horde » et en deuxième partie, le mec qui a fait « Atomik Circus », moi, j’ai envie de le voir. Le pitch est improbable, la forme est improbable, les réalisateurs ont leur univers, c’est une proposition de cinéma que je n’aurai pas refusé en tant que spectateur.

4/ Est-ce vous qui avez contacté Thierry Poiraud pour faire la deuxième partie ?

Il était déjà en contact avec nous et avec mon frère plus particulièrement, qui est le producteur de « La Horde », de « Goal of the Dead », car on a notre propre société de production « Capture The Flag ». Thierry avait rencontré mon frère pour produire un film intitulé« Don’t grow up » qu’il avait écrit et développé, en co-production avec une autre boîte qui s’appelle « Noodles production ». C’était un film en anglais, un peu fantastique avec des ados anglais et il avait rencontré mon frère Raphael pour trouver des financements pour ce film là mais il a mis un peu de temps à trouver les fonds, comme c’est souvent le cas, surtout quand ce sont des films un peu atypiques. Entre temps, nous on développait GOTD, Raphael a donc rencontré Thierry et l’a trouvé super. Moi pareil et, de fil en aiguille, quand GOTD a avancé et qu’on a finalement su qu’il se ferait avant « Don’t grow up », on l’a proposé à Thierry et ça l’a branché à fond. Là, pour le coup, il n’est pas là pour la promotion du film car il est entrain de tourner « Don’t Grow up ».

INTERVIEW : BENJAMIN ROCHER

5/ Comment avez-vous décidé de qui ferait quel mi-temps du film ?

C’était assez simple, au fil des différentes écritures du scénario, très vite j’ai su que je rêvais de faire la première partie. Thierry, lui, voulait vraiment faire la deuxième. Ce fut tout de suite assez évident et assez facile pour décider de ça.

6/ Pourquoi la première partie vous intéressait plus ?

Pour différentes raisons. Déjà, le côté « survival », zombie, même si ce n’est pas le même ton, s’apparentait plus à ce que j’ai pu faire et imaginé avec « La Horde ». Sur GOTD, ce qui m’intéressait, c’est tout ce qui n’était pas « La Horde ». Je ne sais pas combien je vais faire de films dans ma vie mais je n’en ferais pas suffisamment pour me dire que j’ai couvert tout le spectre du cinéma que j’aime donc autant faire un truc un peu différent. A la base, le projet, je ne devais pas le réaliser, je le suivais juste en tant qu’associé à la production et il est devenu tellement cool, tellement différent et tellement attachant qu’à un moment, il était hors de question que je ne réalise pas une partie du film. Bref, le challenge de faire le premier film était énorme. Faire un film de mise en place, c’est extrêmement difficile. Sur un film, c’est toujours le début qui est le plus difficile : créer l’univers, poser le ton et donc je m’étais dit que si je m’attachais à ce genre d’exercice de style avec la montée en pression et l’arrivée du fantastique, il n’y avait pas meilleur apprentissage. Ça n’a pas été de tout repos mais c’est ce qui m’intéressait énormément. Contrairement à la deuxième partie, ce qui m’intéressait dans le premier, c’est le côté film catastrophe. Tu poses l’ambiance, les personnages et tu fais monter la pression petit à petit. J’avais envie de travailler ce truc là et aussi de travailler fortement le jeu des acteurs et la comédie. C’était autant de challenges que je n’avais jamais relevés et sur lesquels j’avais envie de travailler qui m’ont poussé à vouloir faire le premier.

INTERVIEW : BENJAMIN ROCHER

7/ Les vannes et les effets comiques sont vraiment millimétrés, étais-ce compliqué de réussir ce côté comédie au niveau de la direction d’acteurs ?

Ça c’est très bien passé, j’ai appris beaucoup. J’avais aussi beaucoup appris de « La Horde » car il y a des erreurs qu’on a faite dont j’ai tiré des leçons et fort de cette expérience là, au moment de tourner GOTD, je me suis dit « ok, ça je le fais pas, ça je le fais pas ». J’étais très attentif, au moment de l’écriture, sur les dialogues, sur la façon d’amener les personnages, sur la façon de les présenter. Au moment du casting, j’étais très vigilant aussi car je sais ce qu’on peut demander à un acteur et ce qu’on ne peut pas, là ou tu peux l’emmener et là ou tu ne peux pas. Mais pour ça, faut t’être pris suffisamment de portes dans la gueule pour avoir cette expertise. Aussi, avec le scénariste, on est humble avec le matériau de base. Sur le papier, on essai déjà que ça sonne naturel puis on choisit un acteur qui correspond à notre personnage et qui l’amène dans une direction qui nous intéresse par rapport au personnage. Et puis, cet acteur là n’est pas exactement le personnage non plus donc on a réadapté le personnage pour qu’il colle à l’acteur et à ce qu’il peut donner. Avant de faire les lectures avec l’acteur, cette partie est déjà faite. Ensuite, ça a été un travail de lecture avec l’acteur et de voir ce qui marchait et ce qui ne marchait pas. Il fallait être attentif sur le texte et considérer ça comme une matière vivante et qui est tout sauf sacrée. Les comédiens nous ont aidés à rebondir et à enrichir le truc. C’est tout ce cheminement de collaboration avec les interprètes qui fait que ça marche et je suis très content que tout le monde salut leur prestation.

8/ Y’a-t’il eu beaucoup de préparation avant de tourner ?

Trop peu mais elle a été mise à profit à 1000%. Avec l’expérience, on savait que le film allait se jouer pendant les préparations car sur le plateau, tu n’as plus le temps de t’occuper des répétitions des comédiens. Il reste des ajustements à faire mais il faut que tous les problèmes aient été réglés avant d’arriver sur le plateau. Beaucoup de préparation avec les acteurs, beaucoup de lectures afin que tout le monde soit serein. Avec tous les jolis morceaux de jeu qu’ils nous ont donné, on avait plus qu’à ajuster un peu le potard mais tout était déjà réglé. Vu les conditions dans lesquelles ce genre de film est tourné, ça se joue à la préparation.

9/ Le film est dans les salles maintenant et marche bien, mais avant sa sortie, on n’en avait pas beaucoup entendu parler…

Je pense que le film n’avait pas été pris au sérieux par les réseaux sociaux, par les sites spécialisés et tous ceux qui auraient pu relayer un peu l’information. Ils ont rigolé quand ils ont entendu que c’était un mélange de foot et de zombies. Les seuls papiers qu’on a eu, c’était des touts petits articles qui disait des trucs comme « ça va être un film de foot/zombie avec lui au scénario, lui à la réal, ok, ça va être de la merde ». Point. Trois mots.

10/ Dans un sens, ça a permis de surprendre les gens…

Oui, du coup, il y a un effet de surprise plutôt positif. Tout le monde se dit que c’est plutôt bien, en fait. Ça c’était plutôt agréable, mais bon, au départ, pour avancer, t’es pas aidé. T’as un peu un boulet à chaque pied déjà avec toutes les conditions de production qui sont très compliqués. Donc, si ça peut aider le prochain film avec un pitch improbable et une équipe improbable à se faire et à aiguiser la curiosité, ce serait pas mal. D’ailleurs, là, c’est la dernière parisienne, la semaine prochaine (NDLR : L’interview a eu lieu le 14 mars) et il y a des grands médias du cinéma fantastique et d’horreur qui ne sont pas venus. Même avec ce bouche à oreille, il y en a qui ne se bougent pas. Et même certains médias traditionnels qui s’intéressent au cinéma ne sont pas venus. Pourquoi ? Parce que c’est différent ? Parce que c’est exploité différemment ? Parce que c’est un double-programme ? Les seuls qui font un truc dessus et qu’on un peu un rayonnement, c’est la radio. Mais, avec notre système d’exploitation, c’est hyper compliqué à vendre et notre attachée de presse a bien du mérite. Les gens ne comprennent pas ce que c’est. On n’est pas aidé non plus car on a fini les films au dernier moment et donc, on n’a pas eu de temps pour faire de la vraie communication, pour faire un accompagnement pédagogique auprès de la presse. On est dans une vraie logique d’exploitation car l’objectif c’est que ça sorte en DVD au mois de juin, pour la coupe du monde de football. C’est la logique commerciale. C’est la nature de ces films là mais comme n’importe quel blockbuster ou n’importe quel film tourné vers son public. Donc, comme on a finit les films assez tard, il y en a qui ne comprennent pas, d’autres qui s’en foutent et d’autres qui le découvriront sur canal + ou en bluray et DVD et se diront que c’est pas mal, en fait, mais ce sera trop tard.

INTERVIEW : BENJAMIN ROCHER

12/ Qu’est ce qui a été le plus dur à tourner ?

Physiquement, c’était les scènes de foot. Il y a un an, il neigeait, il faisait -10°C. On était dehors, dans le stade de la Courneuve, on était parfois obligé d’arrêter le tournage car il y avait des tempêtes de neige ou du gel. On ne pouvait même pas courir sur la pelouse tellement c’était dangereux. Dans les gradins, avec les marches en béton, c’était suicidaire. Après, chaque jour est une victoire car les journées sont extrêmement chargées, les timings sont très durs à respecter. Chaque jour est difficile mais chaque jour est une récompense.

13/ Vous n’aviez pas peur d’avoir une trop grande disparité, au niveau technique ou du jeu des acteurs, entre les deux films ?

On s’était un peu prémuni de ça. C’est quelque chose qu’on avait anticipé. On avait la même équipe technique et les mêmes comédiens. On les a fait répéter ensemble. Après, comme pour une série, les comédiens sont les garants de leur rôle et de la continuité de leur personnage, à quelques nuances près. Le chef op’ était le garant de la continuité visuelle des films après avoir passé beaucoup de temps avec Thierry et moi. C’était pareil à tous les stades. Après, les disparités entre les films existent, quoiqu’il arrive, car les structures de films sont différentes. Il y a un film plutôt de mise en place, catastrophe, qui se passe une bonne moitié de jour, en extérieur et un film qui est un survival comédie entièrement de nuit et en intérieur. Quand bien même, ça aurait été le même mec qui aurait tout tourné dans l’ordre, ça aurait déjà été différent. Les différences qui sont assumés et la continuité établie avec le chef op’ et les acteurs étaient déjà assez solides pour qu’on puisse se permettre des petites coquetteries de mise en scène chacun de notre côté et que le tout n’en pâtisse pas, bien au contraire, que ça donne du relief à l’ensemble.

14/ En parlant du chef op’, c’est vrai que l’ambiance du film est vraiment réussie…

Thierry et moi sommes des gens d’ « univers ». On vient des arts appliquées, on aime créer des univers, on aime la patine, la texture, les couleurs. On est très attaché à créer un univers cohérent et graphique dans lequel tu as envie de filmer, t’as envie de balader. Comme Mathias Boucard, notre chef op’, était aussi dans cette démarche là et c’est ce qui l’intéressait aussi dans le projet, on n’a pas eu de mal à fédérer tout le monde dans cette direction artistique et ça a été nourrit continuellement par nos envies et par les besoins du scénario.

INTERVIEW : BENJAMIN ROCHER

15/ Au niveau du casting, aviez-vous déjà des comédiens en tête en lisant le scénario ?

On n’avait personne en tête au moment du scénario. C’est notre directeur de casting qui nous a proposé plein de gens. Ce qui est agréable quand tu bosses avec un deuxième réalisateur, ça permet de rendre les évidences encore plus évidentes. Par exemple, après avoir vu les premiers essais de Ahmed Sylla, après avoir cherché longtemps pour ce rôle, on était juste éclaté de rire en le voyant, on a halluciné et on est juste tombé amoureux du mec. Donc, on l’a rencontré, on s’est assuré qu’il pouvait jouer au football. Il fallait qu’il soit crédible car on n’a pas six mois de training. Pour lui, comme pour les autres, c’était des évidences en les voyants. Aussi, avec Alban Lenoir, je l’avais vu dans la « Lazy Company » et j’avais un bon feeling, je me disais qu’il ferait un bon Sam Lorit mais je ne voulais pas préjuger donc on a fait des essais et effectivement, sa prestation était un mélange d’abruti magnifique, de mec sûr de lui et de gamin donc, ça aussi, ça a été assez évident. Quand Thierry et moi, ça nous semblait évident, c’est qu’on ne se trompait pas.

16/ Les personnages, même avec leurs défauts, on se prend d’affection pour eux…

C’est même pour leurs défauts qu’on les aime! Nos modèles, c’était les comédies anglo-saxonnes comme celles d’Edgar Wright avec des imbéciles complets que t’as envie de suivre. Mon modèle, en termes de comédie, c’est « Eastbound & Down » avec Danny McBride dans laquelle il joue un énorme connard, le pire de la terre mais tu l’adores. En autres influences, c’est bien sûr les frères Coen aussi. L’avantage d’avoir eu une écriture un peu compliqué au niveau du format c’est qu’on avait du coup, déjà assez de matière pour rendre les personnages riches et intéressants. On a été très attentif là-dessus et en comédie, c’est hyper important de bien créer tes personnages. J’avais la tâche de camper les choses, de les caractériser pour qu’ensuite dans le deuxième, ça roule et qu’on puisse jouer avec les situations, avec le gore.

17/ D’autres influences ?

C’est essentiellement ça mais après il y en a 1000. Je fais parti d’une génération de bouffeurs de films, de l’époque du vidéoclub. J’ai été biberonné à « Evil Dead 2 », « Creepshow », « Zombies », « Robocop », les Verhoeven, les Mc Tiernan, tout ça et de façons conscientes ou inconscientes, ce sont des influences. Il y a aussi les jeux vidéo, les bandes dessinées, les mangas... ça fait partit de moi et ça m’influence. Aussi, là ou « La Horde » était plutôt un cinéma amoureux des 70’s, avec GOTD, j’ai passé dix ans et on est passé aux années 80 dans la mesure ou j’avais envie de retrouver le côté absurde des comédies françaises des années 80. Que ce soit les films de Leconte, Lautner, Zidi avec un humour incisif et politiquement incorrect et aussi le cinéma d’horreur des années 80 tel que je l’aime profondément que ce soit « Creepshow », « Evil Dead 2 », des films avec des DA très fortes et avec un langage très fort. Dans GOTD, y’a des séquences que j’ai tourné comme dans les 80’s avec des successions de zooms et je voulais qu’il y ait ce genre d’effets car c’est dans l’ADN du film, c’est un film qui vient de là, des 80’s. Dans « La Horde », il n’y a pas de séries de zooms comme ça, dans mon prochain film, il n’y en aura pas mais dans GOTD, il en fallait. J’aurai aimé faire un film de genre dans les années 80 mais je n’étais encore qu’un nourrisson alors j’ai décidé de faire ce film maintenant.

18/ Maintenant que vous avez rendu hommage aux 70’s et aux 80’s, votre prochain film sera t’il plus influencé par les 90’s ?

(Rires). Je ne sais pas encore quel film je vais faire après mais, effectivement, il y a un projet qui me tient très à cœur et qui a un truc vraiment des 90’s mais c’est un hasard. Avec le scénariste de GOTD, Tristan Schulmann, on travaille sur une comédie d’action qui se passe dans les années 90. Ce qui est génial avec cette époque, c’est le rapport à la technologie. Il n’y a pas internet déjà, on avait des tam tam ! Le stylisme et les coupes de cheveux sont géniales aussi et le top, c’est la musique pop. J’ai qu’une envie, c’est de faire un film dans cet univers là qui est très près de nous mais qui paraît tellement loin. Ce n’est pas forcément influencé par les films des années 90 mais c’est plutôt l’époque qui nous inspire.

19/ L’avenir de Goal of the dead , c’est quoi ?

Les dates en province et les festivals. Il y a plein de dates qui arrivent, il faut regarder sur la page facebook du film. Il y aura aussi des prolongations à Paris vu qu’on fait complet à chaque séance (note : Des séances sont prévus au Nouveau Latina à Paris). On va l’accompagner partout jusqu’à ce que tout le monde puisse l’avoir dans son salon. Je suis ravi que les gens viennent car c’est une démarche plus volontaire que sur un film classique, les gens n’habitent pas forcément à côté du cinéma où est diffusé le film vu qu’il ne passe pas dans les multiplex. Ça donne une pression supplémentaire pour l’équipe du film mais tout le monde s’y retrouve car les gens passent un bon moment et ils voient deux films pour le prix d’un. C’est un film qui attire les fans de film de genre mais aussi des personnes qui viennent d’univers différents. C’est hyper réjouissant.

Merci M. Rocher.

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Rédigé par Gib

Publié dans #Interview

Publié le 28 Mars 2014

INTERVIEW : STEVE WOLSH

Une bande annonce classieuse et la promesse d'un slasher glauque et violent, il n'en fallait pas plus pour me donner envie d'aller poser quelques questions à Steve Wolsh, réalisateur du futur "Muck". L'occasion d'en apprendre beaucoup et de se rendre compte que les ambitions de Steve Wolsh vont beaucoup plus loin que le simple fait de réaliser un slasher stylisé. Entretien avec un passionné qui compte bien utiliser ses inspirations pour transcender le genre et de faire de "Muck" (et de ses "suites") de nouvelles références du film d'horreur.

A beautiful trailer and the promise of a murky and violent slasher, it was enough to give me the envy to ask some questions to Steve Wolsh, director of the movie : "Muck". Opportunity to learn a lot and realize that the Steve Wolsh's ambitions go much further than just making a stylized slasher. Interview with an enthusiast guy who intends to use his inspiration to transcend the genre and make "Muck" (and the others films of the trilogy) new horror movie reference.

1/ "Muck" est votre premier film, pourquoi avez-vous decidé de réaliser un slasher ?

Oui, vous avez raison, Muck est mon premier film. J’ai vraiment voulu réaliser un retour, à l’ancienne, vers les films d’horreur des années 70 et 80 dans le sens ou je voulais que Muck soit vraiment terrifiant. Muck est ce genre de film brutal, qui vous attaque et joue sans relâche sur vos émotions tout au long du film comme pouvait l’être un Halloween ou Massacre à la tronçonneuse mais, en même temps, Muck développe une plus grande histoire que celle que vous pouvez voir dans les slashers habituels. Par conséquent, il y a besoin de raconter l’histoire en trois chapitres et faire une trilogie.

1/ Muck is your first movie, why did you decide to do a slasher?

Yes, you’re correct, Muck is my first film. I really set out to make an old school throwback to the 70s and 80s horror films in the sense that I wanted Muck to be truly terrifying, and Muck is that kind of raw, relentless attack on your emotions throughout the film like a Halloween or Texas Chainsaw Massacre films were, but, at the same time, Muck becomes a bigger story than that of your typical slasher. Hence, there's the need to tell the story in three chapters of a trilogy.

2/ Que pensez vous que "Muck" va apporter au genre ?

Un tout nouveau monde. Mais cela ne viendra à vous qu’après que vous ayez vu le troisième film. Le troisième film sera le premier film d’horreur « épique ». Le champ d’application des films, en particulier le troisième, est extrêmement grand.

2/ what do you think that "Muck" will bring to the slasher genre?

A whole new world. But that will only come after to you see the third film. The third film will be horror's first "epic" movie. The scope of the films, especially the third chapter, is extremely large.

INTERVIEW : STEVE WOLSH

3/ Pouvez-vous nous parler du script du film ?

Oh mon Dieu, non. Je demande à toute l’équipe de ne rien dire et de garder le silence, en particulier sur les détails de ce qui est dans le marais et ce qui est en dehors. Ce que je peux vous dire, c’est que les personnages sont piègés entre deux ennemis diaboliques très différents.

3/ Can you talk about the script of the movie?

Oh my god, no. I put everyone under lock and key so they keep quiet on the plot and especially details about what’s in the marsh and what’s outside the marsh. The characters in Muck become trapped between two very different evils in the film, I can tell you that.

4/ Pourquoi avez-vous decider d’engager Kane Hodder pour être le tueur ? Le moment de la bande annonce ou l’on peut voir Kane Hodder dans l’eau, est-ce une référence à Jason Voorhees ?

Kane Hodder est une véritable légende de l’horreur, c’est tout ce que vous pouvez dire. Tous les fans d’horreur, ou que ce soit, l’adorent et moi aussi. J’ai grandi en regardant ses films et j’étais réellement excité de travailler avec lui sur mon propre film d’horreur. Je ne dirais pas que le personnage de Kane Hodder, Grawesome Crutal, est similaire à Jason Vohrees. Mais je dirais que Kane Hodder était et est le meilleur Jason Vohrees, et ça, vous pouvez l’imprimer.

4/ Why have you decide to engage Kane Hodder to be the killer? The part in the trailer when we can see Kane Hodder in the water, is it a reference to Jason Voorhees?

Kane Hodder is a true horror legend. That's all you can say; horror fans everywhere love him and so do I. I grew up watching his movies and really was excited about working with him on my own horror film. I wouldn't say Kane Hodder's character in Muck, Grawesome Crutal, is anything like Jason Voorhees. But I would say that Kane Hodder was and is the best Jason Voorhees, and you can print that.

INTERVIEW : STEVE WOLSH

5/ Dans la bande annonce, il semble que vous ayez prêté attention à la lumière. L’atmosphère est quelque chose d’important pour vous ?

Certainement, c’est une folie magnifique. Mon étonnant directeur de la photographie, Michael Solidum, et moi sommes allé très loin pour créer le look et la sensation du monde de Muck. L’ambiance et l’obscurité ont été tournées complètement différemment par rapport à n’importe quel film d’horreur que vous ayez pu voir dans votre vie. Cela commence par le fait que nous avons tourné Muck entièrement avec la Red Epic en 4K Ultra HD et se termine par le fait que Michael soit un génie de l’image. Muck pousse simultanément les limites de ce qui peut être fait à la fois dans le genre de l’horreur et aussi du cinéma indépendant. Muck sera le premier film d’horreur jamais sorti en 4K/Ultra HD.

5/ In the trailer, it seems that care has been taken to lightning, atmosphere is important for you?

Definitely, it's beautiful madness. My amazing cinematographer, Michael Solidum, and I went to great lengths to create the look and feel of the world of Muck. The mood and darkness were shot completely different than other horror films you'll see. That starts with the fact we shot Muck entirely on Red Epic in 4K for Ultra HD and ends with Michael's genius with cinematography. Muck simultaneously pushes the limits of what can be done both within the horror genre and independent filmmaking. Muck will be the first horror film ever released in 4K / Ultra HD.

6/ Est-ce que “Muck” est un pur film d’horreur ? Ou y’aura-t’il de l’humour aussi ?

Je dirais que « Muck » est un pur film d’horreur ET il y aura des choses drôles dedans. Le film n’est pas un « campy » et ne cherche pas à être drôle par tous les moyens mais même dans leurs moments les plus sombres, les gens peuvent choisir de traiter avec les ténèbres de façon humoristique. Certains personnages du film font certainement cela.

6/ Is “Muck” a pure horror movie? Or will there be funny things?

I would say Muck is a pure horror movie and there will be funny things. The film isn't "campy" or comedic by any means, but, even in their darkest moments, people can choose to deal with the darkness with a humor. Some of the characters in the film definitely do that.

INTERVIEW : STEVE WOLSH

7/ Dans le trailer, on peut voir plusieurs filles nues. Est-ce un facteur important, pour vous, dans un film d’horreur ?

Beaucoup de fans d’horreur, y compris moi-même, aime qu’un film d’horreur possède le combo « effrayant et sexy » et avec Muck, j’étais très heureux de trouver des actrices très fortes, intelligentes, confiantes et attrayantes pour jouer les personnages forts, intelligents, confiants et attrayants de Muck.

7/ In the trailer, we can see many nude girls. Is it an important factor, for you, for an horror movie?

Many horror fans, including myself, love a horror movie with scary and sexy one-two punch, and with Muck, I was super fortunate to find very strong, smart, confident, and attractive actresses to play the strong, smart, confident, and attractive characters in Muck.

8/ Y’a-t’il des choses qui vous ont influencés pour faire ce film ?

Ecoutez, le monde est un endroit effrayant et je regarde beaucoup de films d’horreur. Alors, tout peut influer une personne quand il ou elle se lance dans un projet de ce genre. Cela étant dit, je m’éloigne toujours des influences quand j’écris parce que c’est très important pour moi d’être original.

8/ Do you have any influences to make this movie?

Listen, the world is a scary place, and I watch a lot of scary movies. So, everything influences an individual somewhat when he or she embarks on a project like this. That being said, I always to steer away from influences when I write because it's very important to me to be original.

INTERVIEW : STEVE WOLSH

9/ Vous disiez que Muck sera une trilogie. Voulez-vous en faire une saga comme Vendredi 13 ou Halloween ?

Muck est le chapître du milieu d’une véritable trilogie d’horreur et, avec une préquelle et une suite, cela va arriver comme une lettre d’amour pour tous les fanatiques d’horreur d’où qu’ils soient. Il ne sera comme rien de ce qui a été fait avant et c’est ce qui est formidable à propos de Muck. C’est une histoire très originale avec une nouvelle puissance diabolique que personne n’a jamais vu dans d’autres films ou dans d’autres histoires.

9/ You told that “Muck” will be a trilogy. Do you want to do a saga like “Friday the 13th” or “Halloween” ?

Muck is the middle chapter of a true horror trilogy, and, with a prequel and sequel to follow, it will unfold like a love letter to horror fanatics everywhere. It won't be like anything done before, that's what is great about Muck; it is its own thing. It is a very original story with a new horror “evil” thing that nobody has seen in other films or stories.

10/ Est-ce que le tournage du film a été difficile ?

Extrêmement, mais l’équipe de production, créative et ingénieuse, a réussi à gérer le tournage en Red Epics dans les marais de la Nouvelle Angleterre ainsi que dans les zones humides protégées et à survivre à 19 épuisantes nuits complètes de tournage. Et, pour vous lecteurs, qui pourraient ne pas savoir ce qu’est un marais, il s’agit d’un marécage, un noir, collant, profond, boueux, un marécage dangereux. Avec des requins. Sérieusement, il y a des requins de marais. Muck semble si réel car nous étions réellement dans les marais et le produit final vaut vraiment la peine d’être vu.

10/ Is the shooting of the movie was difficult?

Extremely, but the creative and resourceful production team managed to shoot on Red Epics in New England's marshes and protected wetlands, surviving 19 grueling all-night shoots. And, for your readers that might not know what a marsh is, it's basically a swamp, a dark, sticky, deep, muddy dangerous swamp. With sharks. Seriously, there are marshsharks. It’s cool to be so method. Muck looks so real because we were really out in the marshes, and the final product makes it totally worth it.

Merci M. Wolsh

Thank you M. Wolsh

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Rédigé par Gib

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