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Publié le 30 Août 2010

PIRANHA 3D

Tout le long du processus de réalisation, Alexandre Aja a martelé que “Piranha” serait un mix réjouissant des 80’s (pour l’ambiance) et de notre époque (pour la technique), un génial “pop corn Movie” sauce horreur qui serait fun, gore et sexy, bref que ce serait un putain de film ! Un menu alléchant qui laisse rêveur et remplit d’espoirs, mais aussi de craintes, tout fan de film d’horreur qui se respecte. Alors, Promesses tenues ou bluff de promo ?

Pas la peine de maintenir le suspense plus longtemps, “Piranha 3D” est bel et bien le film dont nous a parlé Alexandre Aja ! Mieux, le film n’est pas loin d’être le divertissement ultime pour les fans d’horreur (et même pour les autres).

PIRANHA 3D

Du soleil, Spring break, des filles (et des mecs) légèrement vétues, des bestioles sanguinaires, des acteurs talentueux, des secondes rôles savoureux : tous les ingrédients sont donc réunis pour que le film soit une réussite… Mais comme chacun sait, de bons ingrédients ne sont rien sans un excellent chef pour “cuisiner” tout ça. Qui mieux que le réalisateur de “La colline a des yeux” et de “Haute tension” pouvait doser tous ces éléments avec talent et intelligence (oui, oui, il faut de l’intelligence pour faire un film complètement ouf réussi)? Vu le résultat, on est tenté de dire : Personne tant, dans son genre, le film frôle la perfection.

PIRANHA 3D

A commencer par le casting, de Elisabeth Shue à Ving Rhames, tous sont très bons. Mention spéciale à Jerry O’Connell qui dans le rôle du réalisateur “amateur” fait des merveilles. Au niveau “Guest stars”, Richard Dreyfuss et Christopher Lloyd assurent dans des scènes “clin d’oeil” pendant qu’Eli Roh s’amuse et amuse dans le rôle d’arroseur de t-shirts. Niveau action, on est servis. Les effets et maquillages sont réussis et la scène de massacre est un pur délire qui contentera tous les amateurs de gore. L’humour aidant, même les non adeptes de morts sanglantes, sauront peut être appréciés ce carnage marin. Pour ne pas gâcher la surprise, je ne rentrerai pas dans le détail des attaques de piranha mais attendez-vous à des surprises et à des effets répugnants vraiment bien foutus.

PIRANHA 3D

Le spectateur râleur pourra reprocher au film un scénario parfois un peu “light”, des personnages à la psychologie faiblarde ou encore un suspense trop peu présent mais ce serait se gâcher le plaisir et ne pas profiter d’un divertissement de haute qualité mixant humour et horreur à la perfection.

Ma note : 9/10

Vidéo que j'ai filmé lors de l'avant première de Piranha 3D.

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Rédigé par Gib

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Publié le 30 Août 2010

THE KILLER INSIDE ME

Pas foncièrement un film “Mad”, The Killer inside me possède quand même une certaine folie, tout comme son héros, Lou Ford (Casey Affleck), représentant de la loi de son état, qui sous ses apparences de gendre idéal cache un dangereux psychopathe.

THE KILLER INSIDE ME

En effet, Lou est un flic poli, voir trop, qui s’occupe de faire respecter la loi dans une région ou peu de gens ne la respecte pas. En gros, il n’est pas surchargé de boulot et s’occupe de faits mineurs comme remettre les rares délinquants dans le droit chemin ou tenter d’expulser une prostituée (Jessica Alba). Prostituée avec laquelle il entretiendra une relation torride (et un peu étrange) jusqu’au jour (ou plutôt une nuit) où il décidera de la méler à une vengeance personnelle. C’est là que tout va déraper…

THE KILLER INSIDE ME

Même si on ne connait pas le speech du film avant d’entrer dans la salle, on devine très vite que quelque chose cloche chez Lou. Sous ses airs de gentil garçon se cache une violence et un sadisme hérités de plusieurs traumatismes d’enfance. Si, sur le papier, le récit semble prometteur, la mise en forme est moins réjouissante. La psychologie (ou plutôt la psychopathie) de Lou, ultra détaillée, ne fait pas frissonné autant qu’elle le devrait, pire à de nombreux moments elle ennuie.

Au contraire, ses actes, eux font froid de le dos. Le réalisateur ne nous épargnant rien de la violence dont fait preuve Lou envers ses victimes (principalement féminines). Un choix de violence graphique qui met mal à l’aise… quelques instants… puis on se laisse endormir à nouveau par une histoire qui a du mal à avancer .

The killer inside me est donc un film honnête, à l’ambiance 50’s bien retranscrite, auquel il manque un peu de rythme et d’audace pour en faire un film vraiment captivant

MA NOTE : 6/10

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Rédigé par Gib

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Publié le 19 Août 2010

LE BAL DE L'HORREUR

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé cette semaine mais j’ai enchainé les films tristement célèbres pour leur médiocrité ! Enfin pas tous, il y en a un dont je n’avais même pas entendu parler (ni en bien ni en mal, ce qui est souvent mauvais signe !), c’est “Souviens toi l’été dernier 3″. Comme tout le monde, j’ai croisé la jaquette dans quelques rayons DVD mais jamais je ne m’étais approché de l’objet.

Et puis, il y a un jour ou il faut prendre son courage à deux mains. J’ai donc décidé de le regarder et tant qu’ à souffrir, j’ai aussi séléctionné “Le bal de l’horreur” (ou “Prom Night” en VO) et “Terreur sur la ligne” (je ne sais plus le nom en VO mais franchement, on s’en tape).

J’aurai pu écrire un article sur “Terreur sur la ligne” mais je n’ai tellement rien retenu du film que ça aurait été compliqué. Il faut dire que dans le genre “film dans lequel il ne se passe rien”, je pense que “Terreur sur la ligne” remporte la palme ! J’aurai pu écrire un article sur “I always know what you did last summer” mais finalement, il n’est pas si mauvais que ça… Et pas non plus très bon… Donc, pas de quoi écrire un truc coolos !

J’ai donc décidé d’écrire sur “Prom Night” aka “Le bal de l’horreur”. Pourquoi ? Car ce film est une décéption. Pas parcequ’il est mauvais mais justement car il aurait pu être bon. C’est vrai, l’histoire n’est pas originale mais tout de même séduisante (un massacre dans un bal de fin d’année, ça fait toujours plaisir non ?), les acteurs ne sont pas foncièrement mauvais, la technique tient la route, bref, une base intérressante.

LE BAL DE L'HORREUR

En fait, ce qui énerve dans “Prom Night”, c’est l’obsession du réalisateur, Nelson McCormick, a foutre en l’air les bonnes idées de base et à vouloir calibrer son film pour les ados (voir les enfants). En effet, quelle est la chose que l’on attend d’un slasher ?? Des meurtres bien mis en scènes, originaux et un peu gore quand même ! Et bien non, McCormick nous livre des meurtres avec quasiment pas de sang (même pas le minimum syndical), mal mis en scène et tous similaires. Le tueur traine avec son canif et plante sans conviction toutes les personnes qui arrivent. Pathétique.

LE BAL DE L'HORREUR

Il faut aussi reconnaitre une grosse lacune au niveau scénario… En gros, les jeunes louent une suite pour la nuit (bah oui, c’est le bal de fin d’année, ils veulent copuler nos jeunes ! Mais non, ne vous enflammez pas, y’aura pas de sexe non plus, c’est tout public vous dis-je !) et le psychopate attend la haut que tour à tour les victimes montent… Tous les prétextes sont bons (”j’ai mes règles, il me faut un cachet, je monte”, “je fais la gueule, je monte”, “on va faire un calin, on monte”, “tiens, mes potes sont partis depuis 3heures, je monte”) pour que nos jeunes foncent à l’abattoir.

LE BAL DE L'HORREUR

Alors, quand même, y’a des flics dans le film et eux sont au courant qu’il y a un tueur qui s’est échappé ! Il savent même à qui il va s’en prendre… Même la famille est au courant mais personne ne fait rien car “il ne faut pas gâcher le plus beau jour de la vie d’un étudiant en lui disant qu’il y a un tueur”. Complètement con.

Bref, le film se termine et je suis dépité. Dépité et déçu devant un tel gachis. Allez, je vais filer le dvd aux gamins de 5 ans du quartier, peut être que ça les fera frissoner… Et dire qu’à leur age, on regardait “La dernière maison sur la gauche”, “L’exorciste” et autres “Halloween”… Quelle triste époque quand même…

Ma note : 2/10

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Rédigé par Gib

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Publié le 19 Août 2010

HIT AND RUN

A l'époque ou j'avais vu ce film, j’étais allé voir “Inception” au cinéma ! Ce fut un grand moment. J’aurai donc pu écrire un article sur ce film et vous dire tout le bien que j’en pensais mais bon, ça aurait été trop facile et surtout trop classique ! J’ai donc décidé de vous parler d’un petit DTV sympatoche intitulé “Hit and run”.

HIT AND RUN

“Hit and Run” ça raconte quoi ? Une jeune fille qui vient de festoyer avec ses copines à base de shots de téquila décide de prendre le volant pour rentrer chez elle. La demoiselle est un peu cuitée, roule à vive allure, manque de percuter un pneu sur la route et part donc dans le décor avant de réussir à rentrer chez elle. Plus de peur que de mal…

Enfin, ça c’est ce qu’elle croit mais comme chacun sait, avec 4 grammes dans chaque oeil, on est pas très au fait de la réalité. Réalité qui lui saute au visage (au propre comme au figuré) plus tard lorsqu’elle découvre qu’il y a un type sous son chassis de voiture. Ce qui devait arriver arriva, les choses dérapent, la fille tue le pauvre type et cache le corps. Bien sûr, ce n’est que le début d’un long weekend pour Mary (oui, c’est le nom de la jeune fille !).

HIT AND RUN

Sinon, c’est bien “Hit and Run” ? Ouais, c’est pas mal. Honnêtement, le début m’a un peu saoulé. En effet, la partie ou Mary découvre le corps, tente de le détacher, pleure, cache le corps etc… est un peu longuette. C’est peut être pour que l’on entre bien dans le drame et dans le désarroi de la jeune fille mais personnellement, j’ai plus eu l’impression que c’était pour gagner du temps. Déja que le film n’est pas bien long (1h20) mais on a vraiment l’impression que le réalisateur essai d’allonger son film de quelques minutes.

La deuxième partie est plus enthousiasmante ! L’accidenté s’en prendra à son tour à Mary et là, ça va charcler ! Des scènes originales et bien foutues, de jolies maquillages, une psychologie des personnages pas mauvaise et un final sympa font que l’on passe un bon moment.

Globalement, il faut reconnaitre que Laura Breckenridge (qui joue Mary) est convaincante dans le rôle, que le réalisateur arrive à imposer une athmosphère inquiétante grâce une bonne photographie et surtout des angles de caméras originaux. Le personnage de Emser (l’accidenté) est lui aussi inquiétant et bien interprété par Kevin Corrigan (même si je crois que ce mec joue dans une série qui passe le matin sur la 2 !!) .

Ma note : 6/10

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Rédigé par Gib

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Publié le 2 Mars 2010

THE FACULTY

Sorti il y a plus de 10 ans maintenant, The Faculty n’en reste pas moins une valeur sûre aujourd’hui. Le film sort en 1999 après la déferlante de teen movies d’horreur engendrée par Scream. Au premier abord, on peut s’attendre à un film classique du genre (surtout pendant la scène d’introduction du film) avec son tueur qui vient massacrer les étudiants mais en fait, ce n’est pas du tout le cas.

THE FACULTY

The Faculty lorgne ouvertement du côté des films fantastiques et de science-fiction du milieu de 20ème siècle et aborde donc les sujets de la paranoïa et des extra-terrestres dans un environnement “teenager” et scolaire. Car dans le film, les extra-terrestres prennent forme humaine dans le corps des professeurs de cette fameuse faculté. Le film prône alors la désobéissance puisque chaque jeune convoqué chez le directeur et qui s’y rendra sera à son tour “contaminé” par cette entité extraterrestre venu pour dominer la terre. Ainsi la majeure partie des élèves subira ce triste sort, ces derniers n’osant pas aller à l’encontre de l’autorité (de l’établissement ou parentale). Seule une minorité s’enfuiera pour résister à l’invasion. Parmis eux : le cancre beau-gosse, la nouvelle arrivée, la rebelle, le joueur de foot américain, la cheerleader hautaine et l’intello souffre-douleur. Malgré ce monticule de stéréotypes, cela fonctionne à merveille notamment grâce à une excellente interprétation des acteurs (Josh Hartnett et Elijah Wood en tête). Les seconds rôles ne sont pas en reste non plus avec notamment : Robert Patrick, Salma Hayek et Famke Janssen en professeurs malfaisants.

THE FACULTY

En plus de cet excellent casting, il ne faut pas oublier la réalisation alerte de Robert Rodriguez qui, après Desperado et Une nuit en enfer; montre qu’il peut facilement transcender un genre. En effet, malgré une histoire finalement assez banale, Rodriguez réalise un excellent film dôté d’un suspense constant, de plusieurs morceaux de bravoures et de dialogues percutants.

Le film est ponctuée de moments tous plus jubilatoires les uns que les autres : l’analyse de l’organisme par le prof et ses élèves, le face à face Josh Hartnett / Famke Janssen, l’attaque du professeur Furlong dans la salle de classe, la prise de drogue afin de dépister la contamination, la scène sur le parking avec le bus et la voiture de Zeke, la scène de la piscine, celle des vestiaires…Bref, le film est une accumulation de moments intenses et prenants.

Pour conclure, on pourrait résumer le film par une phrase d’un des personnages principaux : “Défonce garantie, cocktail qui bastonne” !

Note : 9/10

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Rédigé par Gib

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Publié le 2 Mars 2010

MANHUNT

Après l’article sur “Cold Prey”, encore un film norvégien ! C’est pas spécialement fait exprès mais ça montre la vivacité du cinéma d’horreur qui vient du froid !

“Manhunt” donc, je vais vous en faire une petite critique ! Toutefois, avant de démarrer, il me faut vous expliquer le contexte dans lequel j’ai vu ce film…

Tout a commencé, un samedi soir ou il faisait froid, très froid (c’était samedi dernier en fait), j’avais invité mon pote Grégo (le même que dans l’article précédent) ainsi que mon autre pote Fat, à venir passer la soirée à la maison. Grégo arriva avec à la main le fameux DVD de “Manhunt”. Toutefois, avant de lancer le film, il se passa quelques heures durant lesquelles nous avons bu quelques bières et mangé quelques pizzas en nous esclaffant des nombreuses boutades que nous lancions.

Autant vous dire qu’au moment de lancer le DVD, nous étions plus dans une optique à regarder “la 7eme compagnie” ou “le gendarme de St Tropez” plutôt qu’un film d’horreur.

J’ai préféré préciser ce contexte car cet état d’esprit peut avoir, peut être, une influence sur mon avis à propos de “Manhunt”.

MANHUNT

Le film démarre et tout de suite, on pense à “Massacre à la tronçonneuse”. Une petite introduction qui montre que ça va mal se passer puis une bande de jeunes en route pour une randonnée qu’ils ne feront jamais.

Du côté de mon salon, c’est l’hilarité. Grégo se moque du type bizarre qui dessine des trucs sur les vitres avec la buée et Fat…Bah, il est déja reparti se chercher une bière.

Jusque là, il n’y a pas encore eu de dialogues. Juste une musique qui accompagne notre bande de jeunes gens. Quand les dialogues apparaissent, on remarque que le doublage français n’est pas super concluant pour tous les acteurs… On ne sent pas tous les doubleurs super inspirés ni les dialogues d’ailleurs qui ne sont pas spécialement ridicules mais pas non plus très convaincants.

MANHUNT

Voilà nos héros (au nombre de 4, 2 filles et 2 garçons) arrétés à une station essence pour faire le plein de la voiture, vider les vessies et se nourrir.

Là, les problèmes commencent. Aux toilettes, une des filles se fait griffer par un poivrot bizarre et dans le restaurant, un des mecs du groupe s’embrouille avec la moitié du rade. La scène est interessante mais bizarrement, il manque quelque chose. Quelque chose qui créerait une angoisse du spectateur comme on a pu la resentir dans des films comme “Massacre à la tronçonneuse” (avec la femme de la boutique qui dit d’aller au vieux moulin Crawford aux héros du film) ou “Cabin fever” (et les marchands “racistes”). Ici, on sait que ça va partir en vrille et pourtant, on ne s’inquiète pas.

Pareil pour la suite quand nos héros prennent dans leur voiture une jeune fille paniquée. Autant dans “Massacre à la tronçonneuse”, l’arrivée de l’auto-stoppeuse installe un malaise, autant dans “Manhunt”, ça ne nous fait ni chaud ni froid.

Le premier tiers du film se termine et on va enfin entrer dans le feu de l’action avec l’arrivée de nos tueurs.

A partir de ce moment et jusqu’à la fin du film s’en suivra la fameuse chasse à l’homme promise dans le titre. Alors, que vaut-elle cette chasse à l’homme ? Et bien, elle donne en effets gore ce qu’elle enlève en suspense car le défaut principal de film, à savoir son manque d’ambiance et de tension, durera jusqu’à la fin du long métrage.

Que peut-on en conclure ? Personnellement, malgré mon peu d’implication dans le film (à cause du contexte expliqué au début et surtout car il manque vraiment l’ambiance pesante que réclame ce genre de film) et un scénario classique, pas spécialement passionant, j’ai trouvé ce film sympathique et il m’a contenté dans ma recherche d’amusement pour la soirée grâce à ces bons effets sanglants, notamment une cheville cassée et quelques coups de fusils bien sentis.

Sentiment pas tout à fait partagé par mes compagnons de soirée. Grégo, pourtant grand fan de films de genre, a été déçu et Fat a trouvé ça “nase” surtout au niveau des dialogues. Par contre il a apprécié les filles du film tant qu’elles ne parlaient pas.

Voilà, le film se termine (au bout d’1h15 seulement) et le DVD est retiré pour être remplacé par le Blu-ray de FIFA ! Alors, je termine cet article avec une dédicace pour Grégory Thil qui a marqué les 2 buts de ma victoire contre Grégo et ses nantais ! Fat lui, n’a pas vu le jour avec les monegasques . Hihihi.

Ma note pour le film : 6/10

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Rédigé par Gib

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Publié le 24 Février 2010

CABIN FEVER 2 : SPRING FEVER

S’il y a bien un film d’horreur que j’adore dans la génération de films du XXIeme siècle, c’est bien “CABIN FEVER”, l’original, le film d’Eli Roth. Rempli d’humour noir, de scènes trashy et doté d’un scénario diaboliquement fun, “CABIN FEVER” est un petit bijou du cinéma de genre… Alors quand une suite, non réalisée par Eli Roth, fut annoncée, un mélange d’angoisse et d’excitation a envahit mon petit corps tout frêle… J’ai pris mon mal en patience et attendu, attendu de nouvelles infos.

CABIN FEVER 2 : SPRING FEVER

Bon, le film est réalisé par Ti West… Euh, ouais, pourquoi pas ?? On sait le bonhomme fan du genre même si pour le moment, il n’a pas vraiment fait ses preuves. Bon, selon Mad Movies, Ti West ne reconnait plus la paternité du film… Tout de suite, ça craint un peu… Allez, malgré tout, j’ai pas peur, je lance le film, de toutes façons je ne m’attends pas à grand chose ! Advienne que pourra ! Que l’esprit d’Eli Roth soit en lui !

CABIN FEVER 2 : SPRING FEVER

Bon, ça commence pas mal, le film reprend juste là ou se finissait le premier. On retrouve donc, avec plaisir, le personnage interprété par Rider Strong pour un court mais sympathique moment et aussi le sheriff Winston, personnage culte du premier film qui maintient la même folie que dans le film original. Jusqu’ici, on est content. Malheureusement, le reste du casting est beaucoup moins attachant que le sont ces 2 personnages et que ne l’étaient les personnages du premier. La psychologie des protagonistes est beaucoup moins bien travaillé que dans le premier film et manquent aussi beaucoup de charisme. Heureusement que les nombreuses apparitions de Giussepe Andrew (le sheriff Winston) et ses répliques décalés viennent redorer ce casting un peu terne.

CABIN FEVER 2 : SPRING FEVER

Niveau scénario, comme dit précédemment, le film reprend là ou s’arrétait le premier et le virus commence à s’étendre à toute une ville située dans les environs du bois ou se déroulait l’action du premier film. De ce côté là, le film assure juste ce qu’il faut pour permettre de nombreuses scènes trash. Rien de grandiose dans cette histoire d’ados qui se rendent au bal de fin d’année, sauf, bien sûr la propagation du virus qui ne se fait pas sans scènes bien crados ! Comme dans le premier film, “CABIN FEVER 2″ est ponctuée de scène ou dégoulinent diverses semences corporels et ou apparaissent nombreuses pustules et autres purulences ! Le film assure la dose d’effets répulsifs majoritairement concentrés en dessous de la ceinture !

On peut donc relever, sans tout citer, de la morve “ejectée” sur un stylo et ensuite léchée par son propriétaire, une strip teaseuse aux seins plein de boutons, un type qui urine (et pas que ça…) dans la boisson prévue pour le bal, un lycéen dont le pénis a été “contaminé” et qui rejette divers liquides..euh..suspects !

Le film propose aussi quelques scènes de gore plus conventionnelles, comme un découpage de poignet à la scie circulaire ou bien un ongle arraché recollé à la glue et la diffusion de la quasi intégralité de la chanson “Born to be alive” (quoi ? c’était pas une torture du film ça ? Pourtant, c’est l’une des pires !).

Bref, malgré quelques discussions longuettes entre les protagonistes principaux, le film assure le spectacle sans jamais atteindre le niveau du premier film. Niveau réalisation, même constat, c’est correct mais cela fait quand même un peu trop téléfilm. Bon, en même temps, c’était prévisible pour un DTV.

Au final, sans jamais arriver à la cheville de son illustre ainé, “CABIN FEVER 2″ remplit son contrat et permet de passer un bon moment, le film respectant l’univers créé par Eli Roth. Bon, par contre, autant j’ai plaisir à regarder le premier régulièrement, autant je ne sais pas si je resortirais celui là de sitôt…

A voir pour les fans du premier film qui ne s’attendent pas à un chef d’oeuvre, pour les fans de films style “Gutterballs” ainsi que pour ceux qui adoooorent Patrick Hernandez !!

Note : 6,5/10

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Rédigé par Gib

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Publié le 2 Février 2010

COLD PREY

Comme dirait un bon ami : “Cold Prey, c’est pas mal car on dirait pas un film américain vu que c’est un film norvégien”… Grégo, si tu me lis, big up à toi…

Passé cette intro personnel, rentrons dans le vif du sujet tel la pioche du tueur dans le crane d’une de ses victimes : Cold Prey, c’est vrai que c’est pas mal ! C’est pas non plus phénoménal mais c’est quand même vachement bien. D’ailleurs, derrière la jaquette du DVD (ou du Blu-ray pour ceux qui se la raconte), on peut lire : “On n’a encore jamais vu un slasher aussi parfait !”… Bon, je pense qu’il manque la fin de la phrase qui devait sûrement être “aussi parfait en Norvège”. Parceque non, “Cold Prey” n’est pas parfait et n’est pas non plus le slasher le plus parfait du monde !

COLD PREY

Faisons le tour d’horizon de ses qualités et de ses défauts : Au rang des qualités, on peut noter que techniquement c’est impeccable ! Que ce soit la réal’, les cadrages, le montage, le rythme et tout, c’est assez classe et ça n’a d’ailleurs rien à envier à un film américain (hein Grégo !).

Ensuite, on peut aussi dire que l’interprétation est nickel et permet une bonne immersion dans le film dès les premières minutes. Au niveau du scénario, rien de neuf sous le soleil (ou plutôt sous la neige), ça reste du classique mais de l’efficace. La psychologie et les réactions des personnages sont bien travaillés et les comportements sont beaucoup moins absurdes que dans beaucoup d’autres slasher. Nous n’éviterons tout de même pas les poncifs obligatoires du genre, à savoir le groupe qui se divise sans avoir toujours une bonne raison (surtout dans la deuxième moitié du film). Bon, on ne peut pas trop leur en vouloir non plus, faut bien qu’ils se séparent sinon ce serait pas super flippant et puis, comment il ferait notre pauvre tueur si tout le monde reste ensemble ???

COLD PREY

Le tueur, justement parlons-en ! Bah, il est pas au top ! Enfin, il est efficace (comme le film), c’est vrai ! Il est bourrin comme on aime, c’est vrai ! Mais il manque tout de même de présence, de carrure et de style !! On est quand même loin de la classe d’un Michael Myers ou d’un Jason (pour ne citer qu’eux). Mais bon, il fait bien son boulot, car pour charcler, il charcle !

En parlant de charclage, ce que vous avez tous envie de savoir c’est : “Alors, ça saigne ou quoi ???” ! Et bien oui…Et non ! Oui, car dès le début du film, on a le droit à un tibia bien pété recollé à la superglu et à une jeune fille qui se fait bien matraquer sa race et qui perd une majeure partie de son sang ! Jusque là, on est content ! Puis, on l’est moins… ça se calme, on ne sait pas pourquoi mais les coups de pioches deviennent plus rare et surtout beaucoup moins “démonstratif”, on a même droit à un brisage de nuque pas spécialement convaincant sur le plan visuel. Je pense que le réalisateur a voulu accentuer le suspens mais bon, on est quand même venu pour voir de la viande et du boyaux et ça en manque un peu…

Par contre, comme je le disais plus haut, le scenario et le bon rythme aidant, on ne s’ennuit pas et on s’inquiète tout de même du devenir de nos héros (même si on connait déja la fin si on a eu le malheur de lire le résumé sur la pochette du coffret regroupant les 2 films de la saga).

Pour finir, les banalités d’usage : ça raconte quoi “Cold Prey” ??? Bah, l’histoire d’une bande de jeunes qui viennent faire du snowboard et qui après un accident (la fameuse cheville pétée) trouve refuge dans un ancien hôtel qui malheureusement est habité par notre ami en anorak et armé d’une pioche !

Le film a été réalisé par : Roar Huthaug (son prénom me rappelle “Bloody Roar, un jeu de combat vachement cool sur playstation 1!) et c’est avec : Ingrid Bolso Berdal, Rolf Kristian Larsen, Thomas Alf Larsen, Endre Martin Midstigen (ouh, ils adorent les longs noms ces norvégiens !!) et Viktoria Winge.

Ma note pour ce film : 7/10

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Rédigé par Gib

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Publié le 2 Février 2010

Dans les années 90, le slasher n’est plus qu’un vague souvenir des eighties, un genre moribond qui n’attire plus que quelques adeptes de séries B, un genre dont personne ne pense plus pouvoir en tirer quoique ce soit de qualité… Personne sauf Kevin Williamson qui avec l’aide du créateur de Freddy, Wes Craven, va réussir à ressusciter le slasher alors que tout semblait perdu.

SCREAM

Williamson et Craven vont réussir un coup de maître avec Scream : Scénario machiavélique faisant références aux films d’horreur, interprétation de qualité, ambiance impéccable, meurtres violents, une bonne touche d’humour, un twist final inattendu.

Scream sera le précurseur d’une longue série de slashers (Souviens-toi l’été dernier, Urban legend etc…) et aussi de plusieurs parodies (Scary movie). Ajoutons aussi qu’après Scream, beaucoup de films vont reprendre les idées de ce dernier ainsi que son second degré, ce qui provoquera une “overdose” auprès du public et des critiques. Quelques années et plusieurs dizaines de slasher movies plus tard, beaucoup de monde reprochera alors à Scream d’avoir lui même parodié le genre et d’avoir engendré cette série de films médiocres. Cette critique est bien évidemment fondée mais pourquoi lui reprocher tant d’années après?

SCREAM

Il est aussi courant d’entendre que Scream est un film comique et pas un film “qui fait peur”. Il est d’ailleurs étonnant de voir que cette critique sort souvent de la bouche de personnes qui ont vu Scream seulement quelques années après sa sortie. Il est certain que si l’on a vu plusieurs slashers sorties entre 1996 et 2008 avant d’avoir vu Scream, les effets de surprise de celui-ci paraissent nettement moins efficaces, tout comme son twist final moults fois copiés. Il est aussi certain que si l’on a vu Scary movie avant Scream, cela décrédibilise énormément le film de Wes Craven.

Peut-être fallait-il donc alors voir Scream à sa sortie pour vraiment l’apprécier à sa juste valeur ? Je ne sais pas, en tous cas, même si Scream n’a rien inventé (tous les codes du slasher éxistaient déja depuis bien longtemps), il est clair qu’il a su montrer au public que le film d’horreur n’était pas un genre fini et reservé seulement à quelques adeptes. C’est aussi peut être cela qui lui a fait du tort : Ouvrir le genre horrifique à un large public.

SCREAM

En tous cas, même vivement critiqué par une partie des fanatiques d’horreur qui ne voient en lui qu’un film commercial, même s’il a été décrédibilisé par toute une série de mauvais films s’inspirant de lui ainsi que de parodies et même si le public le trouve maintenant peut être trop “soft” par rapport à ce qui sort actuellement, Scream restera une valeur sûre, un grand film et le film, qui à l’époque, a ressuscité le genre du slasher et du film d’horreur en général alors qu’il ne se cantonait presque plus qu’à des productions sans idées et sans budget.

Note : 9,5/10

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Rédigé par Gib

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