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Publié le 5 Mars 2013

EJECT - LA CRITIQUE

Laché aujourd'hui (le 5 mars) dans les bacs, dans la collection "100% Parodie" de Jaguarundi, "Eject" nous raconte l'histoire d'une journaliste télé qui suit une équipe d'ambulanciers (emmenée par Pascal Sellem) bien plus préoccupée par la gente féminine que par la médecine. La fine équipe se retrouvera donc coincée dans une maison close à l'intérieur de laquelle un virus, transformant les gens en zombie, se propage. Une intrigue rappelant quelque peu celle de "REC". Normal, le film en est une parodie assumée. Pourtant, plutôt que de prendre les moments clés de "REC" afin de les détourner à la manière de "Scary Movie", "Eject" invente de nouvelles situations et possède ainsi sa propre identitée. Un peu comme l'avait déja fait Julien Richard Thomson avec "Jurassic Trash", version personnelle de "Jurassic Park".

EJECT - LA CRITIQUE

Alors que l'on pouvait s'attendre à un film dans lequel le gore serait au premier plan et les scènes de comédie auraient été de simples phases de transitions entre deux moments trashouilles, le film va plus loin que ça. Au lieu du jeu approximatif de beaucoup de films d'horreur (et même des films avec bien plus de budget), "Eject" fait la part belle aux bons mots et au jeu d'acteurs. Le scénario, écrit par Julien Richard Thomson, est un délice de répliques absurdes et de situations cocasses. On retrouve vraiment la patte du réalisateur de "Time Demon" et de "Jurassic Trash" à travers les différents personnages. Que ce soit, les premiers ou les seconds rôles, chacun apporte sa touche. Du chef scoot à la prostituée salement incubée en passant par le membre du ministère de la défense, chaque rôle semble avoir eu une attention particulière afin de faire son petit effet auprès du spectacteur. Mentions spéciales à un Pascal Sellem surprenant et à un Rurik Sallé hilarant.

EJECT - LA CRITIQUE

Malgré tout, le film se veut être une comédie horrifique et donc, les éléments gore seront de la partie, ne vous inquiétez pas ! Vous aurez droit aux zombies, à des membres arrachés, à un corps coupé en deux et à moults petits effets bien dégueulasses comme cette morve, symptome des contaminés, qui parsème (voir même, arrose) le film tout du long. Coté réalisation, la mise en scène de Jean-Marc Vincent est efficace et le réal' se permet le luxe de rendre le film lisible malgré les contraintes qu'imposent le style "caméra à l'épaule". Le réalisateur de "Ladyblood" arrive à donner un style au film et à le mixer avec talent avec l'univers de JRT.

EJECT - LA CRITIQUE

Pour finir, malgré un budget qu'on imagine restreint, le film ne souffre pas trop de cette lacune financière. D'une part, car chaque centime semble avoir été judicieusement investit afin qu'il se voit à l'écran et d'autre part car le côté "Z" assumé donne au film un charme particulier. Malgré tous ces points positifs, je vais conclure avec quelques réserves : une fin un peu décevante, quelques longueurs à certains moments et une musique un peu trop présente qui "couvre" certaines vannes. Bref, pas de quoi bouder son plaisir devant un film qui respire beaucoup plus l'amour et la passion du cinéma que certaines grosses productions friquées... Ah, et si vous n'êtes pas encore convaincus, y'a aussi quelques filles dénudées dans le métrage !

Ma note : 7/10

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Rédigé par Gib

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Publié le 25 Février 2013

THE TAINT

Voici l'exemple type du film qui fait un carton auprès des festivaliers ! Bricolé mais généreux, misogyne mais drôle, violent et outrancier mais fun et convivial, "The Taint" est un film qui fait passer le public d'un éclat de rire à un cri de dégout en une seconde.

Mix de "Cabin Fever", de "Maniac", de Bertand Blier et de LLoyd Kauffman, "The Taint" est comme un bon match de foot : A savourer avec ses potes et un pack de bières. Un plaisir coupable qui nous change des films aseptisés du tout Hollywood ou du Paris chicos, une pépite de gore et de conneries jusqu'au-boutistes improbables ! ça fait beaucoup d'adjectifs pour un seul film !

Le film de Drew Bolduc fait la part belle aux liquides corporelles de tous genres, du sang jusqu'à la gerboulade, et aux mises à morts cradingues ! Les cadavres s'entassent et s'enchaînent, les crânes explosent comme des ballons de baudruches et le spectacteur en redemande à la fin de cette heure et quart de folie. Un métrage téléchargeable pour 5 petits dollars sur le site officiel du film ! A ce prix là, pas de raison de se priver de faire marrer les copains en leur montrant ce joli film indépendant.

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Rédigé par Gib

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Publié le 20 Janvier 2013

Quand je tombe sur un titre de film à rallonge dans lequel il y a les mots House ou Street, je ne peux m'empêcher d'avoir envie de le regarder. J'y peux rien, ça occasionne un déclic dans mon petit cervelet qui me pousse à regarder le film. Alors, quand j'entends House at the end of the street, obligatoirement je pense à une fusion entre The last house on the left et Nightmare on Elm Street et je ne peux donc que lancer la bande avec un enthousiasme sans bornes et une stupidité au même niveau puisque le film n'a pas grand chose à voir avec les 2 métrages précités, que ce soit au niveau du récit que de la qualité. Voilà, c'est dit, je peux reprendre ma respiration.

HOUSE AT THE END OF THE STREET
HOUSE AT THE END OF THE STREET

Ici, pas question de bougeyman qui s'infiltre dans les rêves ni de bande de psychopathes ultra-violents mais seulement d'une mère et d'une fille qui viennent emménager près d'une maison dans laquelle habîte Ryan, seul survivant d'une famille dont la cadette a décimé tout le monde.

Le rôle de la mère est joué par Elisabeth Shue (l'actrice d'Hollowman et de Piranha 3D qu'on avait presque oublié) et sa fille est interprétée par Jennifer Lawrence (l'actrice de Hunger games qu'on aimerait presque oublier). Pour ceux qui ne savent pas qui est qui, Shue c'est celle avec la coiffure de cocker et Lawrence c'est celle avec la queue de cheval. Ce comparatif animalier étant terminé, retournons à nos moutons.

HOUSE AT THE END OF THE STREET

Ne nous voilons pas la face, House at the end of the street est loin d'être un grand film, Honnêtement, au bout de 45 minutes, j'ai failli arrêter tellement le suspense avait du mal à prendre et que l'ennui commençait à arriver trop violemment. J'ai pourtant resisté et je dois remercier cette torpeur qui m'a permis d'être un peu surpris dans la dernière partie du métrage. Ne croyant plus en rien, je me suis laissé surprendre par des twists qui, à défaut d'être bouleversants, ont eu le mérite de me remettre dans le film au lieu de me laisser sombrer dans le sommeil.

HOUSE AT THE END OF THE STREET

Malgré cela et malgré une réalisation correcte et des comédiens impliqués, difficile de se sentir vraiment captiver par ce thriller d'un trop grand classicisme. Il aurait fallu un peu plus d'ambition et ne pas seulement vouloir satisfaire le public de TF1 pour esperer sortir du lot et rejoindre le panthéon des thrillers horrifiques. Au final, le film se laisse donc regarder et sera oublié aussitôt le générique terminé. On pourra, tout de même, accorder au réalisateur, Mark Tonderai, une capacité à mieux filmer ses actrices que certains grand réalisateurs (hein, Mr Nolan !). C'est léger mais c'est déja ça de pris...

Ma note : 5/10

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Rédigé par Gib

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Publié le 15 Janvier 2013

C'est marrant de voir que des films tels que Twilight ou Hunger Games sortent en salles en grandes pompes et reçoivent un accueil incroyable alors que d'autres comme Demain, quand la guerre a commencé n'a le droit qu'à une petite sortie vidéo sans quasi-aucune promo. Pourtant, malgré de nombreux défauts, Demain... dépasse largement les films précités. Un scénario et un rythme largement meilleur que Twilight et une réalisation bien au dessus du brouillon Hunger games. Pour un film ciblé ado tiré d'une série de livres, on vise même le haut du panier.

Demain, quand la guerre a commencé
Demain, quand la guerre a commencé

Après un petit weekend dans une campagne perdue, sept camarades de classes retournent à la civilisation et se rendent comptent que...bah...il n'y a plus de civilisations... Quelques pérégrinations plus tard, ils comprennent qu'une guerre a éclaté et que le pays entier a été fait prisonnier. Notre "club des 7" va donc devoir essayer de bouter l'envahisseur hors de l'Australie. Car oui, Demain est un film australien. Réalisé par Stuart Beattie à qui l'on ne doit rien niveau réalisations mais beaucoup de choses niveau scénarii, notamment 30 jours de nuit et G.I. Joe...Bref, si vous voulez le détail de sa filmo, allez sur allociné ! (ouais, je suis sympa, je fais de la publicité aux petits sites). En tous cas, caméra en main (ou derrière le combo), Beattie se débrouille bien, troussant quelques scènes d'actions et de suspenses efficaces et bien foutues.

Demain, quand la guerre a commencé

La scène de l'hélico à la recherche de nos héros, les fusillades et autres courses-poursuites réalisés de bien belle manière sauront faire plaisir aux fans d'action et la violence physique et psychologique plaira à un public plus mature tandis que le côté teen ravira la cible de base de ce genre de film. Le compromis est-il donc parfait ?

Malheureusement non. Les débuts de romance ont tendance à réduire l'impact émotionnel du film mais surtout à créer des incohérences un peu génantes. Par exemple, l'héroïne pète un cable et menace de tuer un des autres protagonistes car il a eu le malheur de s'endormir pendant son tour de garde alors que, quelques minutes plus tard, elle excuse sans problème une amie à elle qui a coupé son talkie walkie (pendant une mission ultra-importante) pour lui parler d'une histoire de coeur... Etrange et un peu malheureux pour la crédibilité du scénario.

Demain, quand la guerre a commencé

Malgré cela, Demain est donc plus que recommandable mais est surtout une excellente introduction d'une série de films que l'on ne verra jamais, faute de succès de ce premier volet. Et ça, forcément, c'est très dommage quand on voit certaines bouses s'étaler sur nos écrans pendant de longues années...

Ma note : 6.5/10

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Rédigé par Gib

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Publié le 7 Janvier 2013

MANIAC

La claque ! Où plutôt : Le scalp ! S'attaquer au remake de Maniac, déja fallait oser (En même temps, après Psychose et Massacre à la tronçonneuse, tout est possible), mettre Elijah Wood à la place de Joe Spinnell, c'était aussi un pari assez risqué mais tourner tout le film en vue subjective, ça c'est gonflé ! Quand je dis "vue subjective", ne pensez pas que je parle d'une vue façon found footage comme Blair Witch ou Cloverfield ! Non, je parle de film durant lequel on voit à travers les yeux du héros tout du long. Comme si on était lui. On avait le FPS, First Person Shooter, dans le jeu vidéo, voilà que maintenant on a le FPK, First Person Killer, au cinéma et autant vous dire que le résultat est saisissant.

MANIAC

Au départ, on peut être un peu géné par le procédé puis on s'habitue. On y prend goût même. On entre dans la tête de ce psychopathe de Frank, magistralement interprété par Elijah Wood, et on se sent complice de ses meurtres. Lors des agressions, on est tiraillé entre le plaisir coupable de deviner comment "on" va attaquer la victime et le stress de savoir que ces pauvres filles, qui n'ont pourtant rien fait de mal, vont mourir dans d'atroces souffrances. Tout comme Frank, on jongle entre plaisir et culpabilité.

On avait le FPS, First Person Shooter, dans le jeu vidéo, voilà que maintenant on a le FPK, First Person Killer, au cinéma.

MANIAC

Si les meurtres sont aussi jouissifs et répugnants, c'est bien sûr grâce à des effets gores génialement réalisés. Les studios KNB ont fait de l'excellent boulot. Entre coups de couteau et scalp, il faut avoir le coeur bien accroché. Surtout en vue à la première personne et en simili-plans séquence. Elijah Wood et Nora Arnezeder assurent dans leur rôle et l'ambiance du film est parfaitement restranscrite... une atmosphère poisseuse palpable mais tout de même moins glauque que dans le film original. Le tout est magnifié par la musique de Rob, en cohérence avec l'esthétique du film. Niveau scénario, d'un côté des traques et des meutres sauvages, de l'autre, une histoire "d'amour" entre Franck et Anna plutôt intéressante et bien foutue sans être bouleversante.

MANIAC

On pourra reprocher au film quelques longueurs et une fin un peu expédiée (la façon dont Anna découvre le pot aux roses est rapide et pas spécialement bien amenée) et certains pourront reprocher le fait que quelques éléments sont un peu tirés par les cheveux (ouahah, le jeu de mots !) notamment le souffle de boeuf du tueur, situé à un mètre derrière ses victimes, sans qu'elles ne se rendent compte de sa présence! Mis à part cela, on peut féliciter Franck Khalfoun (réalisateur du mésestimé et pourtant pas si mauvais que ça 2ème sous-sol), Alexandre Aja et même Thomas Langmann d'avoir su revisiter avec autant de réussite un mythe comme Maniac. Et franchement, c'était pas gagné d'avance !

Ma note : 8/10

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Rédigé par Gib

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Publié le 7 Janvier 2013

POSSEDEE

Bon, la maison de prod' de Sam Raimi ("Ghost House pictures"), je n'en attends jamais grand chose (même si j'ai pu être satisfait de films tels que Jusqu'en enfer ou 30 jours de nuit) mais là, avec Possédée, ça bat quand même pas mal de records de médiocrité.

On accepterait facilement une histoire de possession classique (une petite fille achète une boite étrange et se fait posséder par le démon qui l'habite) si tout le scénario n'était pas cousu de fil blanc. Chaque seconde est prévisible, du coup, le film ne fait ressentir aucune angoisse au spectateur. Même l'acteur principal, Jeffrey Dean Morgan, ne semble pas trop s'inquiéter de ce qu'il se passe. Sa fille lui plante une fourchette dans la main, il l'envoie dans sa chambre. Elle crache des papillons, Oh, ça lui passera... Il faut attendre une heure de film que la gamine se soit auto-frappée, ait agressé la moitié de son école et ressemble à un zombie pour qu'il se décide enfin à agir !

POSSEDEE

Bon, faut avouer qu'il n'a pas trop de raison de s'inquiéter notre héros vu que c'est un mec qu'a vachement de chance (si on met de côté le fait que sa fille cadette est possédée par un démon, que sa fille ainée est possédée par Hannah Montana, qu'il est en plein divorce et que son ex-femme s'est remise en couple avec un ancien de Melrose Place) puisqu'il ne rencontre finalement pas de grands problèmes pour trouver comment se débarrasser du démon. Une petite visite à un ancien prof de fac et il a toutes les infos sur le démon. Une petite visite au rabbin du coin et il a la méthode pour faire retourner la bestiole dans sa boite. Elle est pas belle la vie ?

Alors qu'on pense que le film ne peut pas aller plus loin dans la connerie, voilà que le fou rire nous reprend lorsque le rabbin/exorciste découvre le nom du démon : "Abizou" !

POSSEDEE

Vous pensez qu'on a touché le fond niveau ridicule ? Et bien non, alors qu'on pense que le film ne peut pas aller plus loin dans la connerie, voilà que le fou rire nous reprend lorsque le rabbin/exorciste découvre le nom du démon : "Abizou" ! Et de prononcer des dizaines de fois "Abizou" à la suite durant l'exorcisme le moins crédible jamais vu au cinéma. Le ponpon est décroché alors que, entre deux "Abizou", le rabbin lâche un "put your hands up" du plus bel effet. A ce moment là, l'exorcisme ressemble à un mix entre Carlos et Dr Dre. Pendant ce temps, le père tient sa fille tranquillement, toujours pas plus stressé que ça. Le film se termine sur un retournement final qu'on voit venir aussi.

Après le visionnage de ce film, on se demande clairement comment des scripts comme cela peuvent encore trouver preneurs à notre époque... Clichés sur clichés, intrigue vue mille fois... Dommage, on aurait pu esperer mieux de Ole Bornedal, l'homme à qui l'on doit le(s) pas dégueulasse(s) film(s) : Le veilleur de nuit. Et pourvu que l'ami Sam Raimi se resaississe !

Ma note : 3/10

PS : Merci à Alex Brutal Legend qui m'a aidé à écrire cet article grâce à notre débriefing de ce midi.

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Rédigé par Gib

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Publié le 4 Janvier 2013

D'aucuns diront qu'il faut mieux oublier la première adaptation du célèbre Juge au cinéma avant de se lancer dans cette nouvelle version afin de ne pas avoir d'a priori négatif sur le film. Personnellement, j'ai vu le Judge Dredd avec Stallone à sa sortie en 1995 et je n'avais pas trouvé ça si mal. Il faut dire qu'à l'époque, j'avais 13 ans et comme dirait mon père : " à cet âge là, un chien et un chapeau, ça l'amusait". Pas faux, je regardais Beethoven aussi. Bref, pour être honnête, je n'ai plus grand souvenir du film de Danny Canon donc c'est avec une certaine liberté d'esprit que je me lance dans le visionnage de Dredd made in Pete Travis.

DREDD - La Critique
DREDD - La Critique

Dans un futur proche et désolé, Dredd et sa nouvelle partenaire vont se retrouver piégés dans une cité remplie de malfrats. A la tête de ces gangs, une certaine Ma-ma, ex-pute devenue plus grande fabricante de "slo-mo", une nouvelle drogue qui permet d'avoir l'impression que le temps est ralenti 100 fois. Voilà pour l'histoire.

Bien sûr, l'idée de la drogue "slo-mo" va permettre à Pete Travis de nous claquer quelques "slow motion" et autres sortes de "bullet time" pendant le film. D'ailleurs, au début, j'ai eu peur que toutes les scènes d'actions soient tournées comme cela et puis après 20 minutes de film, on rentre dans des gunfights plus virils. Tiens, d'ailleurs, "viril" est un mot qui va bien à Dredd. La loi c'est lui et il n'hésite pas à l'appliquer. Tel un Bronson ou un Inspecteur Harry des temps modernes, Dredd désoude, sans pitié, tous ceux qui enfreignent la loi. Certains (vous savez, ceux qui s'offusquent facilement genre "Familles de France") lui reprocheront une approche un peu fascisante, d'autres jubileront devant ce spectacle de violence et d'humour à froid.

DREDD - La Critique

Bon, soyons clair, Dredd n'est qu'un gros "shoot them up" : un super héros, un boss final, des sbires à massacrer, des étages à monter... Le film a tout d'un jeu vidéo. En dehors de cet aspect simpliste, on peut tout de même apprécier la fidélité au matériau d'origine avec son ultra-violence, ses décors bien crasseux et un Karl Urban, dans le rôle de Dredd, au diapason avec l'esprit de la BD. Car oui, si le film marche aussi bien, c'est grâce à son interprète principal. Karl Urban, toujours casqué, en impose. Des phrases chocs, une gestuelle et une démarche impressionante ainsi qu'une voix (en V.O) grave à faire trembler le bandit le plus endurci, Karl Urban a capté l'essence du célèbre juge. Le reste du casting n'est pas mauvais non plus, si on retire la majorité des personnages qui crèvent en moins de 30 secondes, il reste donc Olivia Thirlby (dans le rôle de la rookie Anderson), Lena Headey (Ma-ma) et Wood Harris ("otage" de Dredd) qui assurent leur rôle sans soucis.

DREDD - La Critique

Dredd est donc une bonne surprise. Après un premier métrage, basé sur le même matériau, très critiqué et une post-production difficile, le film sort enfin et ne déçoit pas. Au contraire, il vient se placer dans les meilleures adaptation de comic book aux côtés de Spiderman et des X-men.

Un film qui plaira donc aux fans de la BD ainsi qu'à tous ceux qui ont envie de voir un bon gros film d'action bien bourrin. Bref, ça devrait déja contenter une bonne partie de la population ! Dommage que Dredd ne soit pas diffusé sur les écrans de cinéma français (bon, c'est pas grave, on a Boule et Bill) et qu'il n'a le droit qu'à une sortie vidéo le 11 février.

Ma note : 7/10

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Rédigé par Gib

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Publié le 13 Novembre 2012

SINISTER

Alors, "Sinister", voyons ça… Réalisé par Scott Derrickson. Inconnu au bataillon. Après une enquête d’environ 30 secondes, je vois qu’il s’agit du réalisateur de "L’exorcisme d’Emily Rose" et de "Hellraiser Inferno". Ok, bon, rien de mémorable mais je ne suis pas du genre à me laisser abattre par une filmographie moyenne. Ce qui est plus inquiétant, c’est ce slogan : « Par le producteur de Paranormal Activity » ! Allez, ne soyons pas trop médisant, après tout "Insidious" et "Le dernier exorcisme" avaient aussi cette mention et c’était plutôt bien. Mais bon, le fait que "Paranormal Activity" soit toujours utilisé comme un argument vendeur m'inquiète sur la santé mentale du public. Bref, passons sur ces doutes de pré-projection et voyons ce que vaut « Sinister ».

SINISTER

Ecrivain en mal d’inspiration, Ellison, décide d’emménager dans une maison où une famille s’est donnée la mort (exceptée une fillette disparue) afin de retrouver un second souffle littéraire et surtout sortir un nouveau best-seller. Il décide donc d’y emmener sa petite famille en omettant de leur parler du drame qui s’était passé ici (En même temps, sa femme est un peu relou !). Alors qu’il pose ses cartons, il découvre une série de bandes Super 8 sur lesquelles se trouvent des vidéos « souvenirs » des anciens propriétaires…

SINISTER

Précédé d’une plutôt bonne réputation, « Sinister » est-il à la hauteur des attentes d’un public de plus en plus en mal de frayeurs cinématographiques ? Film à budget réduit, « Sinister » part malgré tout sur de bonnes bases. Un casting convaincant mené par un Ethan Hawke en forme (et qui commence à être habitué aux films d’horreur après "Daybreakers"), une ambiance teinté de Stephen King (Il n’aurait manqué qu’un petit tour dans la ville, à la manière de "The Secret", pour s’y croire complétement) ainsi qu'une jolie photographie aident à s’impliquer dans le film assez rapidement.

Aussi, la pression monte encore d’un cran lors du visionnage des vidéos super 8 trouvées par notre héros. Tournées façon « films de familles », portées par des images chocs amenées lentement afin de faire monter la tension et par une bande sonore du plus bel effet, ces moments sont un des points forts du film. La preuve que le « found footage » n’est jamais aussi efficace que lorsqu’il est intégré dans un film à la structure classique.

SINISTER

Coté scénario, l'interprétation du spectateur a une place importante. Sa vision du film et surtout des personnages peut varier selon sa propre sensibilité et son vécu. Certains trouveront que le personnage d'Ethan Hawke est un voyeur égoiste à la recherche d'argent et de succès alors que d'autres verront en lui un homme aimant, voulant protéger sa famille mais emporté par une trop grande passion. Pareil pour sa femme, qui passera pour certains comme la voix de la raison et pour d'autres pour une "casse-burnes". Intéressant donc.

Mais attention, tout n’est pas parfait non plus dans "Sinister". En effet, malgré tous les points positifs, il est a noté une certaine redondance dans l’action (le héros va se coucher, il entend le bruit du projecteur dans son bureau, il va voir, il a peur. Le lendemain : pareil, le surlendemain : pareil…) ainsi que quelques légères pertes de rythme à certains moments (syndrome classique des films de couloirs).

On pourrait relever aussi l’utilisation de « jump scares » un peu faciles mais malgré tout efficaces et bien amenés, un peu à la manière du « Jusqu’en enfer » de Sam Raimi.

Au final, un film d’horreur de très bon standing à la réalisation plutôt solide, au scénario (mêlant quête de la gloire à tous prix, curiosité morbide, légendes anciennes et drame familiale) bien ficelé et surtout efficace niveau angoisse.

Ma note : 8/10

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Rédigé par Gib

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Publié le 18 Janvier 2011

CHATROOM

Je suis allé au cinéma ce weekend voir “Love & autres drogues”. Mais bon, je ne me vois pas trop faire un post sur ce film… Pas que le film m’ait déplu, c’était même plutôt sympathique mais bon, sur un blog de cinéma d'horreur, c’est pas le top quoi… Du coup, je vais vous parler du film que j’ai regardé en DVD : “Chatroom”.

Primo, j’aime bien Hidéo Nakata. C’est vrai, son “Ring” est un des seuls films qui m’ait vraiment fait flipper ces 15 dernières années. Rien que pour ça, je respecte ce type. “Dark Water” aussi était bien angoissant. Le remake de “Dark Water” est bien pourri, par contre ! Dans le genre remake claqué, il se pose là ! Bref, c’est pas le sujet. Bah oui les gars, faut pas me laisser digresser comme ça sinon je vais boucler mon post et j’aurai même pas parler de “Chatroom” !

CHATROOM

Donc, pour les trois du fond qui suivent pas : “Chatroom” est un film de Hidéo Nakata. Ce film raconte l’histoire d’un jeune dont j’ai complètement zappé le nom… Ah, si, William ! Je m’en rappelle car il a le même prénom qu’un pote et puis ça ressemble à Will I am et du coup, c’est cool quoi. Donc, William crée une chatroom (un salon de discussion) sur internet afin de jacter avec ses amis. Bon, au début, il est un peu tout seul mais il est vite rejoint par 4 autres jeunes du tier-quar de Chelsea. Bon, je vous rassure, le film ne montre pas cinq jeunes devant leur ordinateur pendant 1h30. Non, les chatrooms sont representées par de vraies salles qui se modifient selon les pensées des personnages etc… Bref, visuellement, c’est pas trop austère même si ce n’est pas la grande folie qu’on aurait pu espérer par rapport aux possibilités qu’offrent un tel sujet.

CHATROOM

Niveau scénario, on comprend assez vite que William n’est pas un ami qui veut du bien à ses compagnons de discussion et va profiter de leurs faiblesses et de leur jeunesse pour les pousser à commettre des actions…euh… malveillantes. Ce qui commence par des bêtises d’ado (jeter de la peinture sur les fenêtres…) va vite les mener à des actes beaucoup plus graves. L’histoire est donc sympathique mais prévisible et les idées originales ne sont pas assez exploités. Dans un monde virtuel, on aurait aimé d’autres moments dans le même style que celui ou un pédophile entre dans la chatroom en se faisant passer pour une ado mais non. Le film ne va pas au bout de ses idées et finalement ne raconte qu’une “simple” histoire de manipulation psychologique avec comme contexte internet au lieu de vraiment entrer dans ce vaste univers virtuel.

Globalement, “Chatroom” est donc un film agréable à regarder, bien interprété, intriguant de par son univers mais qui possède malheureusement quelques longueurs et un manque d’originalité niveau scénario. A part ça, j’ai acheté l’anthologie “Alien” en Blu-ray et ça, ça fait plaisir !!!

Ma note : 6,5/10

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Rédigé par Gib

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Publié le 16 Janvier 2011

"Bienvenue au cottage" commence comme un polar à tendance humoristique. Deux frères ainsi qu’un autre acolyte kidnappent une jeune fille afin d’obtenir une rançon. Jusqu’ici tout va bien…Le problème est que l’un des deux frères est un peureux pas bien doué et que l’acolyte est un abruti fini. Le deuxième frère, malgré ses capacités plus prononcés pour le kidnapping et le crime en général, n’arrivera pas à canaliser ces deux énergies maladroites et le rapt va vite tourner au grand n’importe quoi avec plusieurs scènes cocasses (le coup de boule !) et surtout l’évasion de notre chère captive.

Ensuite, le métrage va radicalement changer de style et entrer dans le slasher trash lorsque l’évadée et ses poursuivants vont se retrouver dans une ferme dans laquelle l’habitant des lieux, proche cousin de Leatherface, va s’amuser à faire de nos héros de la chair à saucisses.

BIENVENUE AU COTTAGE

Le film se regarde avec plaisir et les fans de gore auront droit à quelques scènes plutôt sympathiques mais malheureusement même si le film essait de faire souffler un brin de folie à travers ses gags et ses meurtres, tout ceci semble manquer d’un peu d’originalité et de caractère. Autre soucis purement subjectif : j’ai eu du mal à m’impliquer dans l’histoire. Ceci est sûrement causé par des personnages trop stéréotypés malgré une tentative de consistance psychologique. J’ai aussi trouvé qu’à trop vouloir jouer sur plusieurs genres (horreur, polar, comédie) le film ne trouve pas vraiment sa voie. Malgré tout, les fans de films british de ce genre (style “Severance”) devraient y trouver leur compte

Pour conclure, je dirais que "Bienvenue au cottage" est un film bancal, sans grande originalité, mais malgré tout divertissant et plein de petites bonnes idées principalement visuelles (notamment dans sa seconde partie).

Ma note : 5/10

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Rédigé par Gib

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