POSSEDEE

Publié le 7 Janvier 2013

POSSEDEE

Bon, la maison de prod' de Sam Raimi ("Ghost House pictures"), je n'en attends jamais grand chose (même si j'ai pu être satisfait de films tels que Jusqu'en enfer ou 30 jours de nuit) mais là, avec Possédée, ça bat quand même pas mal de records de médiocrité.

On accepterait facilement une histoire de possession classique (une petite fille achète une boite étrange et se fait posséder par le démon qui l'habite) si tout le scénario n'était pas cousu de fil blanc. Chaque seconde est prévisible, du coup, le film ne fait ressentir aucune angoisse au spectateur. Même l'acteur principal, Jeffrey Dean Morgan, ne semble pas trop s'inquiéter de ce qu'il se passe. Sa fille lui plante une fourchette dans la main, il l'envoie dans sa chambre. Elle crache des papillons, Oh, ça lui passera... Il faut attendre une heure de film que la gamine se soit auto-frappée, ait agressé la moitié de son école et ressemble à un zombie pour qu'il se décide enfin à agir !

POSSEDEE

Bon, faut avouer qu'il n'a pas trop de raison de s'inquiéter notre héros vu que c'est un mec qu'a vachement de chance (si on met de côté le fait que sa fille cadette est possédée par un démon, que sa fille ainée est possédée par Hannah Montana, qu'il est en plein divorce et que son ex-femme s'est remise en couple avec un ancien de Melrose Place) puisqu'il ne rencontre finalement pas de grands problèmes pour trouver comment se débarrasser du démon. Une petite visite à un ancien prof de fac et il a toutes les infos sur le démon. Une petite visite au rabbin du coin et il a la méthode pour faire retourner la bestiole dans sa boite. Elle est pas belle la vie ?

Alors qu'on pense que le film ne peut pas aller plus loin dans la connerie, voilà que le fou rire nous reprend lorsque le rabbin/exorciste découvre le nom du démon : "Abizou" !

POSSEDEE

Vous pensez qu'on a touché le fond niveau ridicule ? Et bien non, alors qu'on pense que le film ne peut pas aller plus loin dans la connerie, voilà que le fou rire nous reprend lorsque le rabbin/exorciste découvre le nom du démon : "Abizou" ! Et de prononcer des dizaines de fois "Abizou" à la suite durant l'exorcisme le moins crédible jamais vu au cinéma. Le ponpon est décroché alors que, entre deux "Abizou", le rabbin lâche un "put your hands up" du plus bel effet. A ce moment là, l'exorcisme ressemble à un mix entre Carlos et Dr Dre. Pendant ce temps, le père tient sa fille tranquillement, toujours pas plus stressé que ça. Le film se termine sur un retournement final qu'on voit venir aussi.

Après le visionnage de ce film, on se demande clairement comment des scripts comme cela peuvent encore trouver preneurs à notre époque... Clichés sur clichés, intrigue vue mille fois... Dommage, on aurait pu esperer mieux de Ole Bornedal, l'homme à qui l'on doit le(s) pas dégueulasse(s) film(s) : Le veilleur de nuit. Et pourvu que l'ami Sam Raimi se resaississe !

Ma note : 3/10

PS : Merci à Alex Brutal Legend qui m'a aidé à écrire cet article grâce à notre débriefing de ce midi.

Rédigé par Gib

Publié dans #Critiques

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