MANIAC

Publié le 7 Janvier 2013

MANIAC

La claque ! Où plutôt : Le scalp ! S'attaquer au remake de Maniac, déja fallait oser (En même temps, après Psychose et Massacre à la tronçonneuse, tout est possible), mettre Elijah Wood à la place de Joe Spinnell, c'était aussi un pari assez risqué mais tourner tout le film en vue subjective, ça c'est gonflé ! Quand je dis "vue subjective", ne pensez pas que je parle d'une vue façon found footage comme Blair Witch ou Cloverfield ! Non, je parle de film durant lequel on voit à travers les yeux du héros tout du long. Comme si on était lui. On avait le FPS, First Person Shooter, dans le jeu vidéo, voilà que maintenant on a le FPK, First Person Killer, au cinéma et autant vous dire que le résultat est saisissant.

MANIAC

Au départ, on peut être un peu géné par le procédé puis on s'habitue. On y prend goût même. On entre dans la tête de ce psychopathe de Frank, magistralement interprété par Elijah Wood, et on se sent complice de ses meurtres. Lors des agressions, on est tiraillé entre le plaisir coupable de deviner comment "on" va attaquer la victime et le stress de savoir que ces pauvres filles, qui n'ont pourtant rien fait de mal, vont mourir dans d'atroces souffrances. Tout comme Frank, on jongle entre plaisir et culpabilité.

On avait le FPS, First Person Shooter, dans le jeu vidéo, voilà que maintenant on a le FPK, First Person Killer, au cinéma.

MANIAC

Si les meurtres sont aussi jouissifs et répugnants, c'est bien sûr grâce à des effets gores génialement réalisés. Les studios KNB ont fait de l'excellent boulot. Entre coups de couteau et scalp, il faut avoir le coeur bien accroché. Surtout en vue à la première personne et en simili-plans séquence. Elijah Wood et Nora Arnezeder assurent dans leur rôle et l'ambiance du film est parfaitement restranscrite... une atmosphère poisseuse palpable mais tout de même moins glauque que dans le film original. Le tout est magnifié par la musique de Rob, en cohérence avec l'esthétique du film. Niveau scénario, d'un côté des traques et des meutres sauvages, de l'autre, une histoire "d'amour" entre Franck et Anna plutôt intéressante et bien foutue sans être bouleversante.

MANIAC

On pourra reprocher au film quelques longueurs et une fin un peu expédiée (la façon dont Anna découvre le pot aux roses est rapide et pas spécialement bien amenée) et certains pourront reprocher le fait que quelques éléments sont un peu tirés par les cheveux (ouahah, le jeu de mots !) notamment le souffle de boeuf du tueur, situé à un mètre derrière ses victimes, sans qu'elles ne se rendent compte de sa présence! Mis à part cela, on peut féliciter Franck Khalfoun (réalisateur du mésestimé et pourtant pas si mauvais que ça 2ème sous-sol), Alexandre Aja et même Thomas Langmann d'avoir su revisiter avec autant de réussite un mythe comme Maniac. Et franchement, c'était pas gagné d'avance !

Ma note : 8/10

Rédigé par Gib

Publié dans #Critiques

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