EJECT - LA CRITIQUE

Publié le 5 Mars 2013

EJECT - LA CRITIQUE

Laché aujourd'hui (le 5 mars) dans les bacs, dans la collection "100% Parodie" de Jaguarundi, "Eject" nous raconte l'histoire d'une journaliste télé qui suit une équipe d'ambulanciers (emmenée par Pascal Sellem) bien plus préoccupée par la gente féminine que par la médecine. La fine équipe se retrouvera donc coincée dans une maison close à l'intérieur de laquelle un virus, transformant les gens en zombie, se propage. Une intrigue rappelant quelque peu celle de "REC". Normal, le film en est une parodie assumée. Pourtant, plutôt que de prendre les moments clés de "REC" afin de les détourner à la manière de "Scary Movie", "Eject" invente de nouvelles situations et possède ainsi sa propre identitée. Un peu comme l'avait déja fait Julien Richard Thomson avec "Jurassic Trash", version personnelle de "Jurassic Park".

EJECT - LA CRITIQUE

Alors que l'on pouvait s'attendre à un film dans lequel le gore serait au premier plan et les scènes de comédie auraient été de simples phases de transitions entre deux moments trashouilles, le film va plus loin que ça. Au lieu du jeu approximatif de beaucoup de films d'horreur (et même des films avec bien plus de budget), "Eject" fait la part belle aux bons mots et au jeu d'acteurs. Le scénario, écrit par Julien Richard Thomson, est un délice de répliques absurdes et de situations cocasses. On retrouve vraiment la patte du réalisateur de "Time Demon" et de "Jurassic Trash" à travers les différents personnages. Que ce soit, les premiers ou les seconds rôles, chacun apporte sa touche. Du chef scoot à la prostituée salement incubée en passant par le membre du ministère de la défense, chaque rôle semble avoir eu une attention particulière afin de faire son petit effet auprès du spectacteur. Mentions spéciales à un Pascal Sellem surprenant et à un Rurik Sallé hilarant.

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Malgré tout, le film se veut être une comédie horrifique et donc, les éléments gore seront de la partie, ne vous inquiétez pas ! Vous aurez droit aux zombies, à des membres arrachés, à un corps coupé en deux et à moults petits effets bien dégueulasses comme cette morve, symptome des contaminés, qui parsème (voir même, arrose) le film tout du long. Coté réalisation, la mise en scène de Jean-Marc Vincent est efficace et le réal' se permet le luxe de rendre le film lisible malgré les contraintes qu'imposent le style "caméra à l'épaule". Le réalisateur de "Ladyblood" arrive à donner un style au film et à le mixer avec talent avec l'univers de JRT.

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Pour finir, malgré un budget qu'on imagine restreint, le film ne souffre pas trop de cette lacune financière. D'une part, car chaque centime semble avoir été judicieusement investit afin qu'il se voit à l'écran et d'autre part car le côté "Z" assumé donne au film un charme particulier. Malgré tous ces points positifs, je vais conclure avec quelques réserves : une fin un peu décevante, quelques longueurs à certains moments et une musique un peu trop présente qui "couvre" certaines vannes. Bref, pas de quoi bouder son plaisir devant un film qui respire beaucoup plus l'amour et la passion du cinéma que certaines grosses productions friquées... Ah, et si vous n'êtes pas encore convaincus, y'a aussi quelques filles dénudées dans le métrage !

Ma note : 7/10

Rédigé par Gib

Publié dans #Critiques

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