CITADEL - LA CRITIQUE

Publié le 31 Mars 2013

CITADEL - LA CRITIQUE

Alors qu'il rejoint sa fiancée, enceinte jusqu'au cou, Tommy assiste impuissant (car bloqué dans un ascenseur !) à l'agression de cette dernière qui y laissera sa peau non sans avoir, au préalable, accouchée du marmot. Devenu agoraphobe suite à cet évènement, le jeune veuf et père de famille va devoir affronter, de nouveau, les agresseurs de sa femme, à l'intérieur de son appartement mais surtout dans la citadelle ! Voilà pour le pitch de "Citadel", petit film d'horreur irlando-britannique qui se paye une bonne réputation suite à ses multiples passages dans les divers festivals de films d'horreur / fantastique. Réputation pas usurpée puisque "Citadel", sans être un chef d'oeuvre, est un film marquant qui arrive à angoisser et à atteindre psychologiquement le spectacteur. Une belle réussite !

CITADEL - LA CRITIQUE

La première chose qui rend ce film si angoissant est son scenario (ou tout du moins sa base) ancrée dans la réalité. Quoi de plus normal puisque le réalisateur, Ciaran Foy, a puisé cette histoire dans son propre vécu. En tous cas, la flippe de se retrouver seule dans une ruelle glauque isolée en pleine nuit est très bien retranscrite et le climat oppressant du film ainsi que ses paysages urbains lugubres (voitures brûlées, immeubles délabrés) font leur petit effet. Deuxième point, la frontière entre la folie du personnage et ce qu'il se passe vraiment est toujours floue, on s'approche parfois de ce que l'on ressent à la vision de "Bug" de William Friedkin. Un suspense maintenu pendant un long moment et laissant longtemps plusieurs questions en suspens : L'agoraphobie de Tommy engendre-t-elle un état paranoïaque ? Qui sont ces "délinquants" ? Pourquoi reviennent-ils "hanter" Tommy ? Des interrogations qui trouvent leurs réponses dans la dernière partie du film. Réponses plutôt bien trouvées (malgré des dialogues parfois un peu lourdingues) mais qui plaieront à certains spectacteurs et pas à d'autres comme le sont quasi-toujours les twists et autres révélations de films d'horreurs.

CITADEL - LA CRITIQUE

Le film arrive donc à maintenir une tension palpable pendant quasiment 84 minutes et cela, aussi, grâce à une mise en scène jouant avec les ombres et la suggestion de manière efficace et réussissant à rendre le malaise du personnage principal visible à l'écran. Personnage magistralement interprété par Aneurin Barnard, qui porte le film sur ses épaules voûtées par la peur. Comme quoi, sans grand moyen, on peut réussir à distiller un climat oppressant et qu'il n'y a pas besoin d'avoir de grands monstres en CGI pour impressionner : les "racailles" capuchées, se déplaçant un peu à la manière des infirmières du jeu "Silent Hill", arrivent à vous glaçer le sang à chacune de leur apparition sans pour autant être démonstratifs. Comme vous pouvez vous en rendre compte, "Citadel" est un film que je vous conseille vivement de voir (une nuit, lumières éteintes de préférence) et qui saura vous faire flipper même si on pourrait lui reprocher quelques longueurs, des dialogues pas toujours très fins et un finish beaucoup moins flippant que le reste du film.

Ma note : 7.5/10

Rédigé par Gib

Publié dans #Critiques

Commenter cet article